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ff L'ex-constable William Cavanagh jure : “ J'ai sou-
| ‘“ vent dit à mes camarades qu'on ne devrait pas laisser ce garçon en liberté. Ma conviction est qu’il ne savait “ pas ce qu'il faisait.”
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| “ Au lieu de l'envoyer en Amérique, dit le sergent ‘“ Collins, on aurait dû le mettre dans une institution “ où on aurait pris soin de lui.”
| “Il agissait comme un garçon qui n’a pas son esprit en | | “à lui,” dit John Harrisson,le sergent d'armes de HAE LES LD | Waterford.
4 “ Je savais depuis longtemps qu'il était fou, dit “ George Moore.”
“ Je crois qu'il était privé de son intelligence, dit “ Patrick Lennan, j'en suis même certain.”
| # D'après moi, dit Wm. George Todd, ce garçon “ était un lunatique et son état d'insanité paraissait: ‘“ s'aggraver avec l’âge.
“Q. Prétendez-vous dire que Shortis était aliéné ? “R. Oui.”
| ll “ Ces actes reliés ensemble prouveraient que ce Fa “ jeune homme n’est pas responsable de ce qu'il “Fait, À dit l'avocat Allingham. ;
‘“Jé ne l'ai jamais considéré comme ayant son esprit “ à lui, dit Maunsel Dobbin Bowers. Ce jeune homme “avait des accès étranges et dans ces moments là, il ‘“ faisait les choses les plus extraordinaires. Je ne l'ai ‘“ jamais pris pour autre chose que pour un fou.”
“ Lorsqu'il avait ses attaques de folie, dit Thomas “ Phelan, il était capable de tout.”
‘Je suis convaincu que ce garçon n'était pas res- “ ponsable de ses actes,” dit Edward Donelly.
“« Ce garçon était très excentrique, dit James Long- “ mire; ma convict'on est qu'il n'avait pas son juge- “ ment.”
“ Plus d’une fois, dit Andrew Farrell, j'ai fait ob- ‘“ server à mes commis que ce garçon n'avait pas son
‘jugement ; j'ai souvent fait la même observation à “ ma femme.”
“ Je suis convaincu que dans cette circonstance, dit “ Thomas Henry Brett, (le témoin fait allusion à l'in- “ cident de la salle des rafraîchissements à la jonction “ de Waterford), ce jeune homme n’était pas respon- “ sable de ce qu'il faisait.”
On demande à Lawrence Augustin Ryan, juge de paix de Waterford :
“ Q::Pensez-vous que dans certains moments il était “ irresponsable de ses actes ?
“R. Oui, il me paraissait irresponsable autant que “ je pouvais en juger”
“ On disait de lui, affirme Anthony P. O’Brien, qu'il ‘“ était très écervelé, très excentrique et très dange; ‘“ reux.”
On demande à Edward Thomas Murphy :
“ Q. À quelles causes avez-vous attribué toutes les “ choses étranges que faisait ce garçon ?
“ R. Je n'ai jamais pu les’attribuer à d’autres causes “ qu’à un dérangement de l'esprit.”
“ J'avais à l’observer continuellement, dit James ‘“ Mulcahey, je ne lui aurais rien confié qui fût de la “ moir dre importance, pas même le soin de fermer la “ porte à clef le soir.”
* Il agissait comme un enfant où comme un fou dit Madame Mulcahey.
“ Tout le monde le prenait pour un imbécile ou un “ fou,” dit le capitaine Matthews.
“Il parlait comme l'aurait fait un enfant,” dit le jeune Bury.
Madame Lewis s'exprime comme suit : ‘“ Je dis à la “ dame qu'il avait saisie par la taille : ‘“ Veuillez ne pas “tenir compte de ce que vient de faire ce jeune “ homme : c’est un fou.” |
“ Tout le monde le prenait pour un lunatique,” dit George Roe. |
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“IL n'avait certainement pas son esprit à lui,” jure Wim. Cunningham.
“ Il faisait toutes sortes d’insanités, dit Henri Ma- “ labar. Tout le monde dans l'hôtel l’appelait “le “ fou.”
Joseph Robert Mackay dit la même chose.
Et pour couronner tout cela, à Waterford tout le monde l’appelait ‘ Shortis la tête craquée ” et à Valleyfeld “ Shertis le grand fou.”
Voilà, Messieurs, ce que le sens commun, c’est-à-dire l’opinion de tout le monde, nous a révélé sur le compte de l'accusé. Ce sera la vôtre aussi, Messieurs les jurés, car j'ai maintenant l’intime conviction que vous vous êtes dépouillés de tous ces préjugés injustes qui ont poursuivi ce malheureux jeune homme jusque dans le temple même de la justice.
J'ai entendu des gens dominés par je ne sais quel sentiment de haîne s’écrier autour de moi: “ Oui, “ Shortis est ".n fou, un lunatiqu:, mais ces fous-là, ‘on les tue ”
. Ah! Messieurs, suis-je au milieu d’une peuplade de barbares ou parmi des hommes civilisés et parmi des chrétiens ? ‘“ On les tue,” dites-vous, mais où prendriezvous votre justification pour commettrees qui ne serait rien moins qu'un meurtre judiciaire ? Youdriez-vous charger vos consciences d’un pareil fcrfait ? Tuériezvous un enfant qui se serait srvi en aveugle d'une arme mortelle ? Est-ce la loi des hommes, la nôtre, celle qu'on a voulu invoquer couire nous, qui pourrait
Lomme 02e
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