Louis), charretier, âgé de 52 ans, entré le 12 dé
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cembre 1889 pour une fracture de plusieurs côtes par cause directe, prend une pleuro- pneumonie et succombe le 18 décembre.
2° C... (Jean-Baptiste), journalier, âgé de 56 ans, reçoit des coups de pied de cheval. Plusieurs côtes gauches sont fracturées, L'os iliaque présente aussi une fracture. Entré à la Pitié le 18 septembre 1882, je constate les fractures et la présence d'un emphysème sous-cutané à la poitrine. Le blessé est installé dans une gouttière de Bonnet. Pleuro-pneumonie consécutive. Mort le 6 octobre.
3° H... (Nicolas), journalier, âgé de 44 ans, tombe d'une hauteur d'un deuxième étage. II est apporté dans le service, le 27 septembre 1882, avec une fracture de plusieurs côtes gauches et une fracture du col du fémur. Bandage de diachylon autour de la poitrine. Une pleuro-pneumonie se déclare à gauche. Elle se complique bientôt d'une pneumonie du sommet droit. Adynamie. Mort le 8 octobre.
4° G... (Henry), charretier, âgé de 54 ans, a eu la poitrine comprimée entre deux voitures. Il entre, le 3 janvier 1883, pour des fractures de plusieurs côtes à gauche. Immédiatement après l'accident, il a eu une hémoptysie. Pleuro-pneumonie consécutive. Mort le neuvième jour.
5" D... (François), scieur de long, âgé de 47 ans, fait une chute et a une fracture de la clavicule gauche et plusieurs fractures de côtes du même côté. Entré dans le service le 10 janvier 1887, il succomba le 22 janvier suivant à la pleuropneumonie traumatique.
6° P... (Eugénie) s'est précipitée d'un troisième étage pour mettre fin à ses jours. On l'apporte à l'Hôtel-Dieu le 7 septembre 1893. Je constate une fracture des deux os de la jambe gauche et plusieurs fractures des côtes droites. En auscultant la poitrine, on trouve les signes d'une congestion pulmonaire des deux côtés. Le 9 septembre. Grande dyspnée. La congestion a augmenté. T. 38°.
Le 10, mort.
7° Un vieillard de 70 ans, sourd-muet, est renversé par une voiture le 2 décembre 1893. Dans sa chute, le côté druit de la poitrine porte contre le sol ou contre un corps dur,et quatre côtes
LÉSIONS TRATJMATIQDES.
sont brisées. Dès le lendemain, dyspnée intense par congestion pulmonaire, sans emphysème sous-cutané, sans pneumothorax. Ventouses sèches. Injections hypodermiques décaféiné. Bandage de corps. Le 4 décembre, le blessé succombe à la congestion pulmonaire et à la défaillance cardiaque.
8° La nommée W..., brocheuse, âgée de 68 ans, est renversée par une voiture et se fait plusieurs fractures de côtes à droite. Apportée le 14 février 1895, elle a de l'emphysème sous-cutané. Le lendemain, je constate une broncho-pneumonie traumatique. Le 16 février, mort à onze heures du soir.
9° M... (Augustin), commissionnaire, âgé de 61 ans, a une fracture des septième et huitième côtes gauches à la suite d'une chute. Entré à l'Hôtel-Dieu le 11 mai 1895, une pleuro-pueumonie se produit et il meurt le huitième jour.
10° Même histoire pour T... (Jean), peintre en bâtiments, âgé de 47 ans. 11 est tombé d'une échelle et a eu trois côtes cassées à droites. N'ayant pas été admis dans d'autres hôpitaux, il a erré deux ou trois jours. Il est arrivé dans mon service, le 27 avril 1895, avec une broncho-pneumonie grave, et il y succombait le 29 avril à huit heures du soir.
Obs. 80.— Leux faits de fractures multiples de côtes. Asphyxie •par lésions pulmonaires. Mort rapide.
1° P... (Gabriel), charpentier, âgé de 46 ans, entre à la Pitié, le 30 janvier 1880, dans un état d'asphyxie grave. On constate un emphysème généralisé au tronc, emphysème dont la cause est une fracture de plusieurs côtes à droite. La clavicule du même côté est aussi brisée. Le lendemain, il succombe à l'asphyxie.
2° Le 21 mai de la même année, on amène dans le service le nommé H... (Jean-Baptiste), cordonnier, âgé de 55 ans, qui a eu la poitrine comprimée d'avant en arrière entre une poutre et un mur. Fractures de côtes à droite et à gauche. Développement rapide d'un emphysème, qui se généralise en quelques heures. Hémoptysies. Orthopnée. Mort au bout de quinze heures, le 22 mai 1880.
Obs. 81. — Fractures multiples de côtes. Contusion du plexus brachial. Mort de méningite rachidienne (?).
G... (Antoine), couvreur, âgé de 48 ans, est tombé du haut d'un toit élevé de neuf à dix métrés. Transporté à la Pitié le 14 juillet 1890, il présente plusieurs fractures décotes à droite et une ecchymose sur la partie droite du cou. Mais je ne constate aucune autre fracture, ni au rachis, ni au crâne. Le bras droit est paralysé probablement par contusion du plexus brachial. On applique un bandage de corps en diachylon.
Jusqu'au 22 juillet, le blessé va bien. Mais ce jour-là, la température monte à SS^S le soir. Cependant, il n'y a aucune complication pleuro-pulmonaire.
Le 23. T. 37' ,6. Délire. Inégalité des pupilles.
Le 25. T. 38", 5. Aucune affection inflammatoire du côté des poumons. Mais le délire continue, avec agitation. Grande accélération du pouls.
Le 26 juillet, la température monte à 40". Le malade est dans un demi-coma . Mort.
La cause de la mort est probablemeat une méningite rachidienne traumatique, gagnant l'encéphale. L'autopsie n'a pu être faite.
Obs. 82. — Deux faits de fractures multiples graves. Incision de la plèore. Réseclion de côtes dans l'un de ces faits.
1° Le nommé F... (Antoine), charretier, âgé de 43 ans, a eu la poitrine traversée par la roue d'une charrette. Apporté à la Pitié le 2 septembre 1889, on constate une fracture multiple des côtes gauches.
Le 3 septembre, le blessé avait un énorme emphysème souscutané, généralisé au ironc et aux membres. Matité et absence de respiration dans toute la hauteur du poumon gauche. La plèvre est envahie par un épanchement de sang très considérable, et les parois du thorax sont ecchymosées. Asystolie.
Le 4. En présence de l'asphyxie imminente, je pratique une incision dans le sixième espace intercostal sur la ligne axillaire. J'évacue une grande quantité de sang noirâtre avec quelques caillots. Injections intra-thoraciques avec une-solution boriquée.
Le malade resta pendant plusieurs mois dans un état très grave, avec une suppuration de la plèvre. L'amélioration se produisit très lentement. Ce n'est qu'après plus de six mois qu'il fut guéri.
Le 8 mars 1890, il sortait de l'hôpital.
2° G... (René), homme d'équipe au chemin de fer d'Orléans, âgé de 35 ans, a reçu sur le côté droit de la poitrine un coup de tampon de vagon. Il est apporté à la Pitié le 11 mars 1891,
Fractures multiples des côtes droites. Emphysème souscutané. Epanchement sanguin dans la cavité pleurale et dans la paroi thoracique. Dyspnée.
Le 16 mars. Frissons. La température s'élève à 39°, et se maintient entre 38°,5 et 39° jusqu'à la fin de mars. A ce moment une délervescence se produit. Cette poussée fébrile a pour cause la formation d'un phlegmon dans la paroi thoracique et la suppuration de l'hémothorax.
Le 6 avril. Incision du phlegmon sous-cutané et incision de la plèvre dans le septième espace intercostal. Lavages de la cavité pleurale. Drain. Pansements iodoformés.
La plèvre continue à suppurer pendant cinq mois et demi, sans que les lavages et les pansements antiseptiques puissent tarir la source du pus. Les côtes et leurs cals participent à la suppuration. Il s'est formé au-dessous d'elles un pyo-thorax, qui ne peut se guérir tant que les côtes formeront arc-boutants au-dessus du foyer.
Le 26 septembre. Chloroformisation, résection des cinquième, sixième et septième côtes, dans la moitié de leur étendue.
Depuis cette opération, la cicatrisation du foyer se fait graduellement.
Le 15 février 1892, la guérison est complète.
in. Fracturées du sternum, 3 cas. 3 hommes : 2 guéri; 1 mort,
^ Une chute, la pression du fer d'un cheval, un coup de tête sur le sternum, telles ont été les causes des fractures de cet os.
L'une siégeait à la rôuaioa du corps'avec la poignée du sternum ; les deux autres sur le corps.
Le diagnostic de la fracture n'a pu être fait d'une manière certaine que chez l'un des 3 blessés. J'ai seulement soupçonné la fracture chez un homme qui était tombé d'une haule'ur de quatre mètres, et je l'ai complètement méconnue chez un autre homme qui entra dans mon service pour un phlegmon suppuré à la partie antérieure de la poitrine. J'incisai ce phlegmon, au fond duquel le sternum était ànu.En explorant cet os avec le doigt, je sentis une fissure transversale du corps, et en examinant plus attentivement, je vis que cette fissure n'était' autre chose qu'une fracture dont le foyer avait suppuré. C'est le blessé qui avait reçu, quelques jours auparavant, un coup de tête sur le devant de la
poitrine. ^
Le bandage des fractures de côtes peut être de quelque utilité. Mais comme les fragments n'étaient pas déplacés chez mes malades, je les ai seulement soumis au repos.
I de mes fracturés est mort par pneumonie accidentelle dans le cours d'ime albuminurie ^obs. 83).
Obs 83. - C... (Jean), âgé de 53 ans, maçon, affecté d'al- ù buminurie, tombe d'une hauteur de quatre mètres sur la partie :, antérieure de la poitrine. Au bout de trois jours, se sentant , trop malade pour travailler, il entra à la Pitié, le 5 mai 1884. j Je constate une douleur fixe à la partie inférieure du sternum ; mais il n'existe ni mobilité, ni crépitation, ni déformation. Je ne peux donc que formuler le diagnostic probable d une fracture du sternum .
Le blessé est dans un état grave. Indépendammeut de I alburainerie, il a une pneumonie du sommet droit. Adynamie..
Délire. Mort le 8 mai. ,
II aurait été intéressant d'examiner l'état du sternum ai l'autopsie. Mais la famille a mis opposition.
IV. Rupture incomplète du gra?id pectoral. d cas. — 1 homme traité et guéri.
Obs. 84. - Un homme de 43 ans, D... (Emile), exerçant W
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profession de chauffeur, fit un violent effort pour retenir un fardeau aA^ec la main droite, pendant que le membre était dans l'abduction. A ce moment, il ressentit une vive douleur et un craquement à la face antérieure de la poitrine. Examiné à l'hôpital, le 13 mars 1885, je ne trouvai point de fracture de côtes, mais je constatai une douleur très vive au niveau des insertions costales du grand pectoral droit. Le blessé ne pouvait mouvoir son bras sans ressentir la même douleur, dans le même lieu. Il y avait certainement une déchirure incomplète des fibres musculaires, déchirure analogue à celle qui constitue le lumbago traumatique. Les frictions, le repos, les bains guérirent le blessé en cinq jours.