I. — Plaies par déchirure de Canus
3 cas
1 hommes : 1 guéri.
2 femmes : 2 —
Dans ces 3 cas, les blessés m'ont caché la cause véritable de la déchirure. Une des 2 femmes prétendit que la plaie avait été produite par l'expulsion d'un bol fécal dur et volumineux. Mais il était évident que des matières fécales, aussi dures qu'on puisse le supposer^ n'auraient pas fait éclater l'anus dans une étendue aussi considérable.
Chez mes 3 blessés, la plaie principale siégeait en avant, sur la ligne médiane. Elle se compliquait, dans 1 cas, d'un plaie se(;ondaire se dirigeant en arrière vers le sillon interfessier; et, dans 1 autre cas, de deux plaies transversales selon la direction des ischions. Les déchirures étaient presque aussi nettes que des plaies faites par des instruments tranchants, mais leurs bords étaient contusionnés, ecchymosés. La muqueuse anale était boursouflée et saillante. La douleur était assez vive et, chez 1 des blessés, il y avait incontinence des matières stercorales par effondrement du sphincter.
Des irrigations antiseptiques fréquentes sur l'anus et dans le rectum, des pansements avec des mèches de gaze iodoformée, des bains d'eau boriquée, prévinrent les accidents inflammatoires et sepliques. Vers le quinzième jour
(1) Cette partie de la statistique embrasse une période de dix-iiuit années, du 1" janvier 1879 jusqu'au 1" janvier 1897.
RÉGION ANO-RECTALK
les blessés purent quitter le service guéris ou presque guéris. Chez la malade qui avait eu de l'incontinence fécale, le sphincter avait repris ses fonctions.