‹ Affections chirurgicales du tronc [electronic resource] (volume 2)Chapitre 87 sur 92 · XXIV. — Testicules syphilitiques · texte numérisé non relu

XXIV. — Testicules syphilitiques

25 cas. — 25 traités (2 ponctions; 4 incisions).

L'altération syphilitique s'est manifestée 19 fois sur le testicule seul, 3 fois sur le testicule et l'épididyme et 3 fois sur l'épididyme seul.

Le testicule droit m'a paru plus souvent affecté que le testicule gauche (dans la proportion de 10 à 6). 4 fois les deux testicules étaient atteints.

Le testicule syphilitique appartient aux accidents tardifs. Plusieurs malades avaient perdu le souvenir du

chancre et des accidents primitifs. Cliez un vieillard l'inoculation de la syphilis remontait à cinquante-cinq ans. L'âge moyen de mes malades était de quarante et un ans. Chez un enfant de seize mois, nourri par la mère que j'ai observée et qui paraissait indemne de la syphilis, le testicule syphilitique avait une origine congénitale.

Indépendamment des antécédents qui mettent sur la voie du diagnostic, les caractères de la syphilis testiculaire sont constitués par une tumeur indolore, sans bosselures, de consistance assez dure, égalant ordinairement le volume d'un œuf de poule, pouvant englober Tépididyme, envahissant quelquefois les deux côtés, coïncidant avec d'autres accidents tertiaires (gomme du tibia chez un malade). Enfin' le traitement spécifique enlève tous les doutes en amenant la régression de la tumeur.

Assez souvent (4 fois) la tumeur s'est compliquée d'un épanchement dans la tunique vaginale, épanchement qui a nécessité une ponction, lorsqu'il est devenu trop abondant.

J'ai observé 2 fois le ramollissement et la suppuration de la gomme testiculaire. Dans l'un de ces cas, l'abcès fut incisé. Dans l'autre, l'ouverture se fit spontanément et, à travers la perforation del'albuginée, les canaux séminifères s'éUminèrent sous la forme d'un fongus bénin.

Tous mes malades furent soumis à l'iodure de potassium porté progressivement, et selon leur tolérance, depuis un gramme jusqu'à huitgrammes. En même temps je leur faisais faire des frictions mercurielles. Sous l'influence de ce traitement, la tumeur testiculaire diminuait progressivement, comme si elle avait fondu. Au bout de quatorze jours, en moyenne, la régression était assez prononcée pour que 12malades exigeassent leur sortie de l'hôpital. Mais, pour que la guérison fût complète, la durée du traitement dût être de vingt-huit jours chez les 43 autres malades. Et encore il est prudent de continuer pendant quelque temps l'usage de l'iodure de potassium, à une dose de plus en plus diminuée.

B. — Tumeurs malignes.

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