Corps étranger du vagin
1 cas. — 1 opéré.
Obs. 30. — Pessaire ayant séjourné trente-quatre ans dans le vagin; extraction. — La nommée T... (Barbe), âgée de soixante-cinq ans, concierge, est admise à l'Hôtel-Dieu, le 21 juin 1894, pour un écoulement vaginal d'odeur fétide, qu'on attribuait à une affection cancéreuse.
En pratiquant le toucher, je reconnais immédiatement la présence d'un pessaire enchâssé dans le fond du vagin. Séance tenante, je le saisis avec des pinces et, après quelques efforts, je l'extrais.
Ce pessaire, en forme d'anneau, est très volumineux. Il mesure six centimètres et demi de diamètre. Il est en gomme comme les bougies uréthrales, mais sa substance, ramollie par un long séjour dans le vagin, se déchire facilement. Sa surface est recouverte de concrétions calcaires. Son centre est formé par une sorte de feutre imprégné de sécrétions purulentes, qui exhalent une horrible odeur.
On avait placé ce pessaire lorsque la malade avait trente-etun ans, pour remédier à une chute de matrice. Depuis lors, il n'avait jamais été retiré, et la malade l'avait si complètement oublié, qu'elle attribuait à une maladie grave les accidents qu'il avait fini par lui causer.
Quelques injections antiseptiques la guérirent en trois jours.
Affections organiques.