‹ Affections chirurgicales du tronc v.2Chapitre 19 sur 48 · VI. — Ml/âme de la vessie · texte numérisé non relu

VI. — Ml/âme de la vessie

1 cas : 1 femme ; 1 opérée, l mort.

Rsmyômes de la vessie sont rares et peuvent êtrecoBfondus, malgré un examen attentif, avec une tumeur de rovaire ou de l'utérus (obs. 28!).

Obs. 281, — Bnorme m>iôme de la vessie pris pour une tumeur Mlide de l'ovaire ; laparotomie ; ahialion du myôme en laistant te pédicule au dehors; ouverture de la vessie à la eiule du pédicule ; établissement d'une fistule vésicale ; phtisie judmonaire ffolopante ; mort ; autopsie. (Obs. recueillie par M. L«graad et publiée in Annales des Maladies génitourinaires, p. 604, septembre IS-iS.) — La nommée D... {Philuraéne), âgée de 50 ans, entre, le 6 décembre 1887, dans le serrico de M. Polaillon, â la Pitié, salle Gerdy, n* 20. Elle noua a été adressée par M, Lancereaux dans le service duquel die a séjourné pendant quelques jours.

Ses antécédents héréditaires sont nuls.

Réglée à seize ans, ses menstrues ont toujours été régulières et abondantes, durant habituellement six à sept jours. Une seule fois, en 1865. il y eut une raétrorrtiagie. Deux accoDchements heureux eurent lieu en 1859 et en 18i32. Il importe de signaler une fluxion de poitrine et une pleurésie en 1804. Une nouvelle pleurésie parait avoir existé en 1884, Depuis dix-huit mois, D... a éprouvé des pesanteurs et

118 MALADIES ITRLVAiaES CÛMMDNKS ADX HEUX SEXES quelques douleurs dans le bas-veuti'e. mais c'est s< depuis un an environ que le ventre a augmenté de volume" Elle a pu néanmoins continuer eou métier de tapissière.

Eiai uciuel. — Femme d'assez chétive apparence. Ventre tolumineux, comme dans une grossesse à terme, globuleux, pointant en avant surtout dans sa partie iuËsrîeure. L'om- ' bilic est à vingt et un contimMres du pubis et à dix-neuf centimètres de l'appendice xyphoïde. Quelques vergetures an- j cîennes sur la peau du ventre. Pas de circulation collatérale, i" Ligne médiane un peu pigmentée de l'ombilic à la symphyse.

Au palper, on trouve, sous la paroi abdominale qui est j mince, une tumeur à suriace arrandie, globuleuse, lisse, ne donnant pas la moindre sensation de flot, Oa consistance dure à sa partie supérieure et à droite, moins résistante et presque molle dans sa partie gauche.

A la percussion la tumeur est mate. Les losses iliaques sont sonores dans toutes les positions données à la malade. Paa d'ascite. La tumeur est mobile. Saisie en masse avec les deux mains, elle oscille assez facilement dans le sens transversal, très peu dans le sens vertical.

Le t^oucher vaginal rencontra un col effacé. L'utéras est mobile en tous sens et semble indépendant de ia tumeur. En pressant sur cette dernière pour l'enfoncer dans l'excavation, on produit un abaissement des organes pelviens.

Le cathétérisme utérin donne six centimètres. - Les signes fonctionnels sont de peu d'importance. Pas de douleurs ; simple pesanteur dans le bas-ventre. Tendance à la constipation. Mictions très fréquentes, pou abondantes, non douloureuses. Urine d'apparence normale. L'attention de la malade n'a jamais été attirée de ce côté. Quelquefois elle éprouve des douleurs dans les reins, à l'épigastre. Elle a des maux de tête fi-éçiuents. Pas de vomissements, mais des nausées répétées. Souvent des épistaxis.

Le cœur examiné avant l'opération n'a révélé rien de spécial. L'auscultation des poumons avait fait émettre un doute au sujet d'une tuberculose du sommet droit.

Le diagnostic fut : tumeur solide ou polykystique de l'ovaire, avec réserves, toutefois, en faveur d'un flbro-myôme pédicule

AFPBCTIONS ORGANIQUES 110

^^ fond de l'atérus et n^intërossant pas la cavité de Torganc.

IL*a malade, très gênée par sa tumeur et ne pouvanl plus exercer son état, demande instamment à être opérée.

tJopération est ftdte le 15 décembre 1887, dans le pavillon ^Pâcial de la Pitié pour les ovariotomies.

Lavages antiseptiques de la peau ; spray ; chloroformi* ®^tion.

Xncisien sur la ligne médiane, du publis jusqu'à un travers ^ô doigt au-dessous de l'ombilic, d'abord. Hémostase exacte ^vec des pinces. Incision couches par couches de la peau, du *isett cellulaire, de la ligne blanche, entre les muscles droits. A. ce moment apparaît la couche celluleuse qui double le pé- **îtoine, mais la séreuse ne paraît pas. Avec de grandes présentions, M. Polaillon incise, feuillet par feuillet, les couches ^^^uUiples d'un tissu à grandes mailles, infiltré de sérosité, et Parcouru par de grosses veines qu'on ne trouve pas habituel- ^^rneut dans cette région. Hémostase avec des pinces et des ^^Satures au catgut. La limite supérieure de la tumeur de- '^^urant introuvable, l'incision est prolongée progressive- ^^ent en haut, en passant à gauche de l'ombilic, jusqu'à trois ^Ons travers de doigt au-dessus de la cicatrice ombilicale.

Cette fois le péritoine est ouvert, et on reconnaît qu'il forme ^Xie sorte de cul-de-sac entre le sommet de la tumeur et la pa- ^oi abdominale, en passant de cette paroi sur la tumeur elle- ^ême. De chaque côté, M. Polaillon libère ce feuillet périto- "^ëal réfléchi. Des éponges, munies de pinces, sont placées, en ixaut, en bas et de chaque côté, pour protéger les anses intos- 'tinales, et la tumeur très volumineuse, mais heureusement dépourvue de toute adhérence avec les parties voisines, bascule en avant, laissant une vaste cavité que viennent aussitôt combler l'intestin et Tépiploon.

La tumeur semble alors être un flbro-myôme utérin, dont la face antérieure aurait adhéré à la paroi abdominale. L'incision aurait traversé un feuillet péritonéal confondu, par adhérence, avec la paroi du ventre.

Notons que, durant l'opération, ni les ovaires, ni les trompes n'ont été aperçus. Il semblait donc que les réserves du diagnostic étaient justifiées, et qu'il s'agissait bien d'un

120 HALAUIBS DaiNAIRBK COMMUNES ACX DECX SEXES

nifro-iuyônie utérin développé aux dépens du fond de l'ufl rua, largement pédicule, et adhérent à la paroi antérieure^ l'abdomen.

La base de la tumeut' est attirée au dehors, le plus possibi et embrochée au ras de l'iDcision avec deux tiges de fer â posées en croix. Un solide cordon de caoutchouc est fortemal serré et fixé entre les deux tiges do fer. Puis la tumeur jj coupée au-dessus de la ligature. La surface de la section i I pédicule est égaie en dimension au foud d'un verre à boW Elle ne laisse échapper aucune goutte de sang. Elle < blanche et montre que la cavité de l'utérus n'a pas été in ressée par la section.

Lavage du péritoine avec de l'eau bouillie, tiède et p quée à 1 pour 100. L'épiploon est soigneusement étalé sur l'J testin qu'il recouvre complètement. Sutures profondes anâ gros fil d'argent ; sutures superficielles avec crin de Flore Pansement de Lister : gaze iodoformée autour du pédicule eF poudre d'iodoforme à sa surface.

L'opération, en somme assez laborieuse, a duré une heure et demie.

Suilen. Dans l'après-midi, quelques nausées, quelques douleurs sourdes dans le ventre, mictions involontaires. Champagne glacé.

Soir : P., 68"; R., 26; T., 37°,2.

Le 16. Mictions volontaires, fréquentes, mais peu abondantes. T. m., 37-,4 ; S., 37°,2.

Le 17. Etat satisfaisant. Les mictions sont spontanées, douloureuses. Température normale.

Le 18. La malade commence à tousser.

Le 19, 1" pansement. Etat excellent de la plaie. Un pansement pbéniqué est appliqué.

La respiration est fréquente, embarrassée par de nombreux ronchus. La langue est un peu sèche ; T. M., 38° et S., 38" ,5. Ventouses et teinture d'iode sur la poitrine.

Le 20. Nuit sans sommeil. Toux. Cependant faciès meilleur. T., 37", 8; P., 125; R., 32.

On remai'que '^ue les urines sont foncées ; elles contiennent une notable quantité d'albumine. l\ est noté, de plus, dans le

j^^^^^^x^nal de robservation, que les règles (?) sont un peu revenues ^^ 1oar-là. Cet écoulement sanguin par les voies génito-uri- 1^ ^^ii^es provenait très probablement de la vessie.

X^e 21. Les urines sont foncées, un peu sanglantes, sans odeur spéciale. Il est bien évident qu'on n*a pas affaire à des

fcgles, mais à une hématurie.

La toux deylent opiniâtre. Il y a une bronchite intense.

Selles diarrhéiques; T. M., 38*,5 et S. d9«,6.

I^e 22. 2* pansement. Un fil profond est enlevé. Les sutures très bonnes. Une couche de collodion est étendue sur le

il'

Les urines sont moins rouges, mais, Técoulement sanguin ^-'y ant cessé, elles contiennent encoi'e de l'albumine. La toux ^-vigmente; la malade respire péniblement ; un bruit de galop ^^vient manifeste au cœur.

Le 23. La température prend le type des grandes oscilla* "kions. T., 37%5 le matin ; 39^,4 le soir.

Urines foncées, albumineuses, peu abondantes (500 gram-

Lia toux augmente. Bruit de tempête dans la poitrine, sur- ^^^u.t à droite. La malade ne peut être facilement auscultée en ^^r'îère.

Les 24 et 25. Toux, diarrhée, coliques, mictions involon-

'es ; mais point de nausées, de hoquet, de vomissements.

LiC 26. 3» pansement. Pas de suppuration. Deux flls pro-

^oticjs sont enlevés. La cicatrice est solide et de très bonne

apparence. Le pédicule ne tardera pas à se détacher. Etat

Général un peu meilleur ; cependant la malade présente une

Certaine tendance à rabattement.

lue 27. Affaiblissement. Moins de toux ; phénomènes sté- ^^oscopiques meilleurs. Mictions et défécations diarrhéiques ^^Volontaires.

Le 28. 4* pansement. Chute du pédicule. Ablation du reste ^^^s flls profonds. lodoforme et collodion sur la cicatrice dont ^'aspect est excellent.

A la place du pédicule on voit une excavation profonde, ^ais rien de spécial n'y est encore signalé.

MALADIES CKINAIRBS COMMDNSS AOX DEOX SEXES

La iliniThée est oontinuelle.

1*8 29 et 31, Aflaiblissement et abattement. Dégoût pour Ict alimeiïta. l'jtleur. aioaigi'issemeiit rapiile, vertiges, etc.

La lïévre devient presque continue à partir de ce jour, la teinpëi'alure oscillant peu entre 38 et 39".

Le 2 janvier. La malade est transportée dans la salle commune (salle Gerdy).

Depuis quelques jours ses pansements sont fréquemment mouillés. Un examen plus attentif fait voit' qu'un suintement de liquide clair et ambré s'est litabli au fond de la dépression anfractueuse du pédicule. En écartant les bords de cette dépression, on aperi^'oit la muqueuse de la vessie, rosée, adhérente au tissu de la cicatrice et par son intermédiaire à la peau. L'urine, qui s'écoule continuellement par cet orifice, est claire, non mélangée de pus. La cicatrice est très complète entre la ûstule et l'ombilic. La malade n'urine plus du tout par l'urèthre. On ne peut plus obtenir d'urine par cette voie, même avec la sonde. L'existenced'une/î^iM/eiîrtico-aôdomina/e est évidente ; son diamôtre est de trois centimètres au moins.

L'état de l'abdomen est d'ailleurs normal, - Il aurait été très facile d'oblitérer cette ouverture du fond de la vessie, mais, du 2 au 19 janvier 1888, la malade s'atTaiblit progressivement, et maigi'it de plus en plus jusqu'au degré le plus extrême. La diarrhée devient incoercible etTappétitunl. L'auscultation fait reconnaître qu'une tuberculisatioa rapide a envahi surtout le poumon droit.

Le 17. D.... (Philomèoe) succombe à la tuberculisation pulmonaire galopante.

La lésion de la vessie n'a été pour rien dans ce décès.

jlMtopste, vingt-quatre heures après la mort, faite parM. Legrand.

Cadavre extrêmement émacié.

Ouverture de l'abdomen par une section transversale passant au-dessus de l'ombilic. Deux incisions verticales partant des extrémités de la première permettent de rabattre comme un tablier la portion inférieure de la paroi abdominale.

L'oriSce de la fistule, irrégulièrement circulaire, est à six

APFECTIONS ORGANIQUES 123

timétres au-dessas du pénil. Au dessus et au-dessous de cet :*îfice, on voit la cicatrice de la laparotomie, cicatrice qui est Xioéaire, solide, parfaite.

L'abdomen ne contient ni liquide ni pus. Les anses intestix^a.les sont polies, sans adhérences, recouvertes par le grand ^piploon qui descend jusqu'à la symphyse, et adhéra en avant, sut» la ligne médiane, à la cicatrice pariétale. A part ces partieularités, la paroi ne présente rien que de normal ; on distingue toutes les couches qui la constituent. Le fascia transversalis est complètement intact de chaque côté de la cica« tri ce et recouvert par le péritoine .

Hies organes du petit bassin présentent quelque modification dajis leurs rapports ; Tutérus et ses annexes ont subi un dé* placement en totalité vers la paroi antérieure, si bien que la partie postérieure du petit bassin présente une cavité, qui semble considérable, et que remplissent des paquets d'anses intestinales. L'utérus, porté en avant, dépasse par son fond le niveau de la symphyse, sur laquelle il semble reposer. A première vue Tutérus, tout à fait sain, présente ses dimensions oi?dinaires (longueur sept centimètres et demi, largeur au niveau des trompes six centimèti^s) et montre ses annexes libres de toute adhérence.

Le fond de Tutérus, oii Ton s'attendait à trouver les ti*aces du pédicule, est normal et recouvert de son péritoine. Sa face postérieure ne présente rien de spécial, si ce n*est un petit /^^rdmeintrapariétal, gros comme une noisette, situé àTunion ^u corps et du col, et un peu saillant sur cette face postérieure. L^ cul-de-sac recto- vaginal est normal.

En avant, Tutérué présente, sur sa face antérieure et à ^^oite, quelques adhérences, sous forme de tractus celluleux, ^y^o la portion du grand épiploon qui descend jusqu'à la par- "® inférieure de la cicatrice. Le cul-de-sac vésico-utérin a, ^^ reste, sa profondeur habituelle, et le péritoine passe intact ^^ i*utérus sur la vessie.

A.U niveau de l'adhérence de la paroi vésicale supérieure ^^Bc la cicatrice abdominale (bord supérieur de la fistule), ^6s feuillets péritonéaux, tapissant respectivement la vessie ^^ U paroi antérieure de l'abdomen, se sont exactement

MALADIES DRINAIRES COMMUMHK AUX DEDX SEXKS

) point aucune solution de contf!

réuuis, car il n'existe e I nuité de la séreuse.

Notons, pour être complet, l'existeDce d'un petit kyste du parovaire gauclie.

Kn somme, vue pai* sa face postérieure, la paroi abdominale ne lournit pas de renseignements sur le lieu d'implantation de la tumftur.

Une incision est alors pratiquée du méat unnaire jusqu'au bord inférieur de la fistule vésico-alidominale. La symphyse étant disjointe, on peut apercevoir le tissu cellulaîi'e de l'es' pace prévésîcal avec ses grosses veines gorgées de sang. La face antérieure de la vessie est mise à nu, puis incisée depuis l'uréthre jusqu'à la fistule. Ses parois oni partout leur épaisseur normale.

L'intérieur de la vessie est recouvert d'un enduit noirâtre, qu'un filet d'eau fait disparaître. La muqueuse est intacte et ne pi-ésente aucune autre solution de continuité que la fistule qui en occupa Je sommet. La hauteur de la vessie, comptée sur ta pièce étalée, de l'orifice interne de l'urétlire jusqu'au bord supérieur de la fistule, est de dix centimètres et demi. Sa largeur maximum atteint douze centimètres.

Au niveau de la fistule, on voit que la muqueuse adhère solidement à la peau. Un léger espace bourgeonnant sépare encore l'épiderme de l'épithélium vésical. En haut, cet espace est un peu plus large et prend l'aspect d'un petit triangle, un point de suture cutanée ayant lâche en ce point.

L'examen du bas-fond de la vessie et de la cloison vésicoutérine fait voir que les deux organes sont normaux dans leur structure et dans leurs rapports. Trois centimètres de muqueuse vésicale intacte séparent encore, du bord supérieur de la fistule, le point de la paroi vésicale postérieure, qui répond au fond du cul-de-sac vésico-utérin.

Il l'ésulte de cet examen que la tumeur n'a pu avoir pour point d'implantation ni l'utérus, ci ses annexes. D'autre part, comme il a été constaté que les diverses couches de la paroi abdominale étaient au complet et nettes de chaque côté de la cicatrice; comme, durant l'opération, il a été évident que la paroi abdominale était séparée de la tumeur par un tissu cel-

AÎTSCTIÛN8 ORQANIQOES 125

e à larges mailles, la seule conclusion possible est que la

neur s'est développée aux liépea» <lu sominot <le la vessie,

^lepoint où s'insère le cordon fibreux, vestige de l'ou-

aque, et sans doute en arriére do ce point, car eu examinant

fc-ttenlivement la paroi abdomiuale au-dessous de l'ombilic,

ÎKous croyons avoir retruuvi^ la trace de cet organe un peu à

troite de la cicatrice. (Figui-e 3,1.)

^'otjRESy. — Dessin icbéii *''*o le fund de la veas ««le sur 1(1 tumeur nn p

itli]uc Kpréien tant les ronrir^xious do la lumeur I. Le péritoine pb réfléchit de la paroi abdonti- Il au-deMouiiJ« rombilii'.

Les uretères et les reins sont sains etàleur place habituelle.

l'Os poumons sont adhérents à leur sommet. Le poumon ""^'t, dans ses trois lobes, est absolument criblé de tubor- '^'"68. Son sommet montre des cavernes multiples, très

laO MALADIES DRINAIRES COMMXJNES ATIX DEDX SBXES

petites. Ses antres parties présentent des noyaux ci'us et •■ easéenx de dimensions variée?!. En maÏQls emlroits on petroi:i^ uve les formes en trélio des nodules tubercoleux des bronchio-^cirjifls terminales. En un mot, lésions de la broncho-pneumocr -«n/e tuberculeuse (phtisie galopante).

La tuberculose pulmonaire et la cactexie tuberculeuse «r^Japide ont été la cause do la mort. Les autres organes étai^^nf sains.

La tumeur enlevée par l'opération pesait 3.200 grammes.

Elle était arrondie, globuleuse, lisse, recouverte par lep^ rîtoine, sauf sur la moitié inférioure de sa face antérieure, o" l'on voyait u» tissu lamelieux à grandes lacunes, prolon^ç^' ment du tissu cellulaire de la cavité de Retzius agrandie £:>^'' raccroissement de la tumeur. De grosses veines sillonnai ^»-*^' toute sa surface.

Une coupe antéro-postérieure à travers la masse fait voir "■--*.'^ tissu blanchâtre, ferme, criant sons le scalpel dans sa par^ *" '^ supérieure et gauche. Le reste de la surface de section mon. "*^ ^^ un tissu plus mou, plus homogène, grisâtre, sans vacuoL^^'^' sans disposition en noyaux bien nets, l'as de différence tr^«- ^~ chée entre les couches superficielles et les profondes. Sur- ^* face antérieure les mailles- conjonctives lùches se confondai^^ -^ peu à peu avec le tissu de la tumeur, dont les faisceaux aff^^^ *' taient à ce niveau une direction verticale.

L'examen hii/nlogiqw, pvaihiaé au laboratoire d'histulo ^^ ■'^ de la Faculté, nous a fait voir que la tumeur est un myô *^^*^ contenant une quantité relativement petite de tissu conjonc* * . Les préparations ont été colorées soit par le picrocarmin, s*-^ par l'hématoxyline-éosine. Ces dernières sont les plus tjl ^' monstratives.

Les coupes des parties les plus fei-mes de la tumeur mo*'' trent un grand nombre de fibres musculaires lisses, o^^-^ hypertrophiées, reconnaissables à leur noyau en bâtonr*^^ très allongé, coloré fortement par l'hématoxyline. Ces âbr^J^ sont disposées en faisceaux épais, feutrés. Dans le sens loOg"*" tudinal, elles sont entières, serrées les unes contre les autre* ' dans le sens transversal, elles sont coupées perpendiculair*"' ment, et montrent la tranche puuctiforrae de leur noyau, ÉÙ "

AFFECTIONS OHGASIQOES

lonré don cercle de prutoplasma. Les faisceaux de fibres no e»iidetu)(>iit pas de tissu conjonctif ni dé vaisseaux. Les éléwmmts t;ellutaires et les capillaires se trouvent à la périphérie iesbisceaux, qu'ils encadrent dans une sorte de réseau à brges mailles irréguliéres. Des artères, dont les parois sont bKO formées, et des veines volumineuses circulent dans des espace» conjonctifs plus larges.

Les coupes des parties les plus molles de la tumeur font voir tes vêmes éléments, mais l'intrication en est moins compliquée. Les laisceaux, dont les élémenfs sont moins serrés, ont sne direction à peu prés parallèle. Les espaces conjouctifs net [)las laides, et desélémenta adultes du tissu conjonctif se ivent dans toutes les parties de la coupe.

■stonf

b. TUHEDRS MALIGNEB.

■ Cancers de la vessie.

i 1 lionime; non opéré; i mort, f Sfemmes; oonopérées;0 —

Obs. 282. — Cancer de la vessie; cachexie; mort. — Le nommé Joseph G..., exerçant la profession de garçon nourris- Wir. ^é de 58 ans, entra le 14 janvier 1882 à la salle Broca,

ftto'se.

D ne connaît pas de cancéreux parmi ses parents. Il n'a pas ^antécédents urinaires et n'a jamais éprouvé de troubles du oôtê da la vessie avant le mois de juin 1850. A cette époque, à ressentit, presque subitement, des douleurs vives et des âtoangeaisons au niveau du périnée et de l'extrémité de la '«te, douleurs bientôt suivies d'une hématurie asseK abonfcinte. n continua néanmoins ses travaux, mais, depuis ce moment, il eut de l'incontinence d'urine. L'uriue a toujours ttéplns ou moins sanglante, et, à diverses repri.ses, elle a t^scDlé des lambeaux grisâtres dont l'expulsion se faisait au prix de vives douleurs. La fin de la miction était partîculîèreii»ntpéHible,surtoutapr6sle3courses en voiture et la.

marche. J

128 MALADIBS URINAIRES COMMUNES AUX OEOX SEXES

En novembre 18S1, le malade fut obligé de quitter tout tnA | vail. Il remarqua que le jet de l'urine était souvent interrompiiv pour reprendre ensuite. Une seconde hématurie, plus abon-T daate que la première, ayant eu lieu au commencement del janvier 1832, il se décida à entrer à l'hôpital.

État actuel. L'hématurie persiste malgré le repos au UtJl Les urines contiennent du pus en grande quantité, mais d'albumine. Ténesme vésical considérable. Incontinence des 1 urines et des maliéres iécales. L'état général est encore assez | bon. Le malade se plaint en outre d'une grand faiblesse.

Le 18 jjinvier. Le cathéiërisme e.'it iort douloureux. On ne 1 sent pas de calcul, mais la sonde heurte une masse fongueuse, molle, saignant facilement. Le toucher rectal apprend que la J prostate est du volume d'une petite orange. La sonde métal- J lique retirée est noircie par le contact de l'urine, qui exhalft 1 une forte odeur d'acide sulfhj-drique. Le cathétérisme suivi d'un écoulement de sang pur assez abondant.

Repos; cataplasmes laudanisés sur le ventre; injections I Tésicales avec une solution d'acide borique au vingtiémej continuées chaque jour-

Le 19. Deuxième exploration par le cathétérisme conOrmant les données déjà reconnues.

L'état général devient rapidement mauvais : teinte jaune I paille; anorexie; émaciation rapide.

Le 8 février. Troisième hématurie. Les douleurs sont del plus en plus vives, l'urine de plus en plus fétide. La cachexie! fait des progrès rapides et le malade meurt le 21 février.

Les urines, examinées huit jours avant la mort, présen-J taient une grande quantité d'albumine.

Autopsie 24 heures après la mort. Dans l'abdomen, liquide-l sero-purulent en assez grande quantité. Anses intestinales ag-J glutinées entre elles. Grande mollesse de l'épiploon qui s déchire {acîlement. Viscères très friables, surtout le foie etj la rate.

Le foie, légèrement augmenté de volume, présente une dê-,1 générescence graisseuse complète.

La rate est diifluente.

Les reins sont volumineux, de coloration blanchâtre par:

places. A la coupe, lésions de la néphrite parenchymaleuse.

Dilatation des bassinets des deux côtés. A droite, néphrite tappurée. Présence de pus dans le bassinet et l'uretère.

Dans la vessie on voit une ma*se caacéreusa développée

Hirîaprtie latérale droite, ayant la grosseur du poing, se

hissant facilement déchirer. Les parois vésicales sont hyper-

^ttcphiées. La capacité de la vessie est augmentée (Bg. 40).

•prostate est très grosse.

" is poumons, pneumonie hypostatique des deux ■ âe lésions des orifices cardiaques. Athérôme et dilatation

Lftmcen microscopique de la tumeur vésioale a montré liÇlle appartenait à la variété du cancer épithélial.

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130 MALADIES TRINAIRES COMMO'ES ACX DEUX SEXES 1

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