Wreden, Pelersb. med. Zeitsch., 1867, p
INTERMAXILLAIUE 3b9
heureusement aisée et simple : il suffit d'aviver largement les bords de la division qui se regardent, do les affronter avec soiii et de les réunir par quelques points de suture. Cette petite opération a constamment fourni un résultat satisfaisant.
Lorsque la fissure est bilatérale, elle offre de chaque côté la disposition précédente. De plus, elle est souvent associée à d'autres malformations plus ou moins graves. Un monstre appartenant à la collection de l'Institut anatomique de Leipzig* est atteint en même temps d'un bec-de-lièvre compliqué bilatéral et d'une fissure commissurale légère des deux côtés.
Un microcéphale observé par Ammon^ était à la fois macroglosse etmacrostome. Murait^, Langenbeck'', Fr. Rynd% Lesser ''j ont rencontré la double fissure commissurale chez des sujets qui ne portaient aucun autre vice de conformation congénital. Le cas de Rynd est le moins grave: l'ouverture buccale s'étendait, à droite, jusqu'au niveau de la première molaire ; à gauche, jusqu'à la dernière molaire (Y. fig. 31). Le malade de Langenbeck avait une bouche de six pouces et demi de largeur. Chez celui de Lesser, la fente se prolongeait jusqu'au niveau de l'oreille à droite, un peu moins loin à gauche. Enfin la gueule-de-lion décrite par Murait s'étendait, non pas d'une oreille à l'autre, comme le dit faussement le texte, mais d'une région temporale àl'autre, ainsi que le montre un dessin annexé.
Les fissures commissurales les plus longues montent audevant de l'oreille en passant sur la partie moyenne de l'arcade zygomalique et se terminent sur un point plus ou moins élevé de la fosse temporale. Elles décrivent ainsi une courbe dont la