Munro, the Lancet, 1869, t. II, p
quelle un examen attentif était nécessaire pour voir la difformité. Cette enfant était née le 27 avril, avec une belle apparence, sans aucune anomalie appréciable. Ce ne fut que le 10 juin suivant qu'on s'aperçut que dans le pavillon de l'oreille droite, normalement conformé, il n'y avait pas trace de méat, pas même une dépression de la peau. Ce fait est exceptionnel, le pavillon et le conduit sont en général affectés simultanément, sans l'être au même degré. Le conduit peut être dévié, élargi, rétréci, oblitéré. L'oreille externe tout entière est quelquefois portée en avant de son siège normal, et nous indiquerons plus loin les causes de ce fait ; en même temps on observe presque toujours une dilatation du méat. Le tragus, attiré en avant par suite d'une atrophie faciale, se trouve écarté de l'antitragus ; le conduit prend une forme elliptique à grand axe antéropostérieur. La malformation la plus commune est le rétrécissement ou l'atrésie.
Le rétrécissement simple peut résulter d'adhérences des différentes parties du pavillon entre elles ou du simple rapprochement des parois du conduit. L'atrésie se présente à plusieurs degrés : un méat normalement conformé se continue quelquefois avec un conduit qui, en se rétrécissant, se termine en culde-sac avant d'arriver au tympan. A un degré plus avancé, le conduit est réduit à une simple fossette. Inversement, le méat est d'autres fois lui-même oblitéré, avec un canal normalement conformé dans sa patlie profonde. Dans ce dernier cas, on peut quelquefois reconnaître la présence du conduit à travers la membrane cutanée plus ou moins épaisse qui le recouvre, ou bien on sent seulement des masses cartilagineuses. Plus fréquemment l'état, des parties profondes est impossible à déterminer par l'exploration clinique.
Yirchow' a constaté, à l'autopsie d'un fœtus monstrueux qui portait diverses malformations des membres et une fistule