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Arnold, Archiv f. path. Anat., i888, Bd. CXI, s

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les autres faits, était parfaitement régulière et présentait un revêtement cutané avec des poils et des glandes; dans son épaisseur on trouvait du tissu cellulo-graisseux et une lame de cartilage constituant une sorte d'axe aux parties molles : telle était sa structure, rappelant celle de tous les cas que nous venons de passer en revue.

Peut-être pourrait-on encore rapporter à la même série un fait mentionné par Rushton Parker ^ à la Société pathologique de Londres à propos de la communication de Ilale White, et une observation de Porack^, ayant trait à un nouveau-né atteint d'un bec-de-lièvre avec division de la voûte palatine et portant au niveau de sa fissure une tumeur du volume d'une noix, régulièrement arrondie et de couleur violacée; mais les détails de structure font défaut dans les deux cas.

Un certain nombre de caractères communs font de cet ensemble de tumeurs un groupe assez bien déterminé. Elles sont peu volumineuses et ne déforment pas les organes voisins par compression. Cependant elles peuvent être assez développées dès le moment de la naissance pour gêner gravement les fonctions de la bouche et du pharynx et nécessiter une intervention rapide (Clérault, Manche, Illera). Le plus souvent elles n'ont été aperçues, ou du moins on ne les a extirpées que plus tard ; ce qui prouve qu'elles étaient d'abord peu gênantes. Certains malades avaient trois ans (White), treize ans (Arnold), vingt ans (Barton), au moment de l'intervention. La forme de la production anormale est toujours simple. Les tumeurs de White, de Mauclié, d'Arnold, de Barton, avaient les dimensions et la forme générale d'un bout de doigt, une longueur de trois à six centimètres, un diamètre d'un à trois centimètres. Celle de Clérault- était aplatie en disque et pourvue d'un appendice long et étroit.

1. R. Parker, Trans. of the patliol. Soc. of London, 1881, vol. XXXII, p. 201.

2. Porack, Soc. obst. et gynéeol., 12 mai 1887; Archives de Tocologie, 1887, t. XIV, p. 658.

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Il y a constamment un pédicule plus ou moins étroit s'insôrant sur la voûte palatine (Clérault, Mauché, Illera), sur le voile du palais (Arnold, White), sur la paroi pharyngée (Schuchardt), près de l'orifice de la trompe d'Eustache (Barton). La tumeur peut, à une certaine période, présenter une poussée d'accroissement comme les kystes dermoïdes, de sorte que, latente ou tolérable durant une phase plus ou moins longue, elle devient assez rapidement gênante. Les tumeurs de l'arrière-cavité des fosses nasales, tant qu'elles sont petites, trouvent une place suffisante, sans altérer gravement ni la respiration ni la déglutition ; mais il n'en est plus de même lorsqu'elles augmentent de volume : elles abaissent le voile du palais en occasionnant des troubles mécaniques analogues à ceux produits par les polypes naso-pharyngiens.

L'ablation, seul traitement applicable, doit être faite sitôt que le diagnostic est établi ; elle n'offre d'ailleurs pas de difficulté particulière. Clérault s'est contenté de la simple section du pédicule, sans aucune précaution spéciale, et il n'est pas survenu d'hémorragie. Il est cependant d'une pratique plus prudente de procéder autrement. On coupera le pédicule avec les ciseaux après avoir appliqué une ligature près de l'insertion, ou on fera la section avec le serre-nœud de Maisonneuve, avec l'anse galvano-caustique, surtout si la tumeur s'attache dans le pharynx en un point oii il serait difficile de poser une ligature.

Les dermoïdes de la bouche et du pharynx ont une structure à peu près toujours identique. Ils sont recouverts par une enveloppe cutanée pourvue de glandes sébacées, de follicules pileux, et même quelquefois de glandes sudoripares. Les parties profondes sont constituées par du tissu conjonctif ou du tissu adipeux ; on y trouve des fibres musculaires striées dans un certain nombre de cas (Barton, White, Arnold, Mauché), du cartilage et même de l'os. Le fragment cartilagineux peut occuper un point quelconque dans l'épaisseur de la niasse ou

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former une sorte d'axe rigide au centre du cylindre des parties molles (Arnold).

Cette structure est, en somme, relativement simple et assez uniforme ; on pourrait être porté à la comparer à celle des dermoïdes des régions extérieures, des dermoïdes de l'œil et surtout de ces appendices faciaux que nous avons décrits sous le nom de fibro-cliondromes branchiaux. Ily a d'ailleurs entre les dermoïdes extérieurs et les dermoïdes buccaux ou pharyngiens quelques autres analogies, comme leur insertion près des fentes branchiales, leur forme en appendices cylindriques. Un tel rapprochement conduit à considérer les dermoïdes internes^ non pas comme des productions parasitaires, ainsi que le font la plupart des auteurs, mais comme de simples végétations des arcs branchiaux dues à un trouble de nutrition survenu probablement dès la période blastodermique \

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