Id., Ibid
et de trompeuses rémissions. Mais, ainsi qu'on le voit dans la méningite tuberculeuse, après quelques alternatives d'apaisement et de rapides aggravations, le mal, qui s'est d'abord accusé par une excitation cérébrale vive (changement de caractère, hyperesthésie, sensibilité excessive à la lumière et au bruit, cris automatiques sous l'influence de la céphalée persistante, rapidité du pouls, etc., etc.), change d'allure, et avec la deuxième période commence une phase de dépression (ralentissement du pouls coïncidant avec l'élévation de la température , fièvre dissociée , délire tranquille , résolution, coma) , jusqu'à ce que la paralysie des nerfs pneumogastriques vienne clore la scène.
Je mentionne pour mémoire les kystes dus au parasitisme (hydatides ou cysticerques), que l'on peut trouver chez des enfants % soit dans le parenchyme cérébral, soit dans l'épaisseur des membranes. La fosse occipitale et l'étage moyen sont leur siège de prédilection. On en a vu dans l'épaisseur de la tente du cervelet - et sur le plancher du quatrième ventricule ^ Leur symptomatologie est toujours des plus obscures, car on conçoit que les accidents céphalalgiques, convulsifs ou comateux à lente échéance qui les accusent n'offrent aucun caractère distinctif. On tiendra compte cependant de ce fait que lorsqu'ils siègent entre le crâne et la dure-mère, ils ont de la tendance à faire hernie dans les trous situés à la base de l'encéphale \ et à comprimer les organes qui s'y engagent. Enfin, ces kystes peuvent s'ouvrir au dehors après perforation des os du crâne et se terminer ainsi spontanément par la guérison ^
1. Bouchut, Des Cysticerques du cerveau chez les enfants: Gazette des hôpitaux, 1857, p. 77, 81. — Moulinié, Gazette des hôpitaux, 1836, p. 303.