‹ Affections congénitalesChapitre 37 sur 226 · Lyfort, the Lancet, vol. XI, 1827, p · texte numérisé non relu

Lyfort, the Lancet, vol. XI, 1827, p

2. Sogliano, Transformazione congenita deW occhio desb'O in una ciste organica : Bull, délie scienze mediche di Bologna, octobre 1874; d'après le Ttmité d'ophthalmologie de de Wecker et Laudolt, 1879, p. 249.

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rappelée par de Wecker, a beaucoup d'analogie avec la précédente. « Il s'agit d'un enfant âgé de quatre jours dont l'œil gauche était parfaitement bien conformé, et qui à la place de l'œil droit portait un kyste remplissant tout l'orbite et pendant de la longueur d'un pouce sur la joue. On évacua par la ponction 30 grammes d'un liquide séro-sanguinolent ressemblant à de l'humeur aqueuse.

L'extirpation du kyste permit de constater que ses parois avaient à peu près l'épaisseur de deux lignes et présentaient en dehors une surface plutôt fibreuse. Au milieu, les parois étaient un peu plus transparentes et renfermaient des éléments d'une cornée normale. On trouva vers l'intérieur des traces de cellules pigmentaires choroïdiennes, mais aucun vestige de la rétine ni du nerf optique. »

Ces deux cas paraissent bien constituer une dégénérescence kystique du globe oculaire lui-même. Les enveloppes du kyste ne sont autres que celles de l'œil : sclérotique, cornée, vestiges de la choroïde. Les parties contenues : cristallin, rétine, corps vitré, sont détruites ou transformées : il n'en reste plus trace. A leur place est le contenu du kyste, contenu séreux ou athéromateux. Mais si ces deux faits semblent être bien réellement des exemples de kystes intra-oculaires, on ne saurait en déterminer d'une manière précise la nature; il en est tout autrement de deux autres observations publiées par Manz sous le titre de Dégénérescence cystoïde de l'œil; elles en diffèrent en ce qu'il y a, annexée au kyste en dehors ou en dedans, une masse distincte représentant les rudiments du globe oculaire ; dès lors ce n'est plus un œil kystique, mais un rudiment d'œil en connexion avec un kyste. En cela les observations de Manz appartiennent au type que nous allons étudier maintenant.

110 KYSTES DERMOÏDES ET MUCOIDES

KYSTES ACCOMPAGNÉS DE MICROPHTHALMIE ET DANOPH- THALMIE, OU KYSTES COLOBOBIATEUX

On comprend que cette affection ait été exclusivement étudiée jusqu'ici par les ophthalmologistes, car c'est à eux que les malades sont adressés. Le premier fait appartient à de Wecker*, qui, après l'avoir publié d'abord sous le titre à''A7îophthahnie avec kyste congénital de la 'paupière inférieure, l'a compris, dans son Traité d'ophthalmologie, parmi les kystes congénitaux des paupières. Nous verrons qu'effectivement la tumeur fait à peu près constamment saillie sous la paupière inférieure, ce qui ne veut nullement dire qu'elle tire son origine des éléments de cette paupière. Six observations originales ont fourni à Talko (de Yarsovte)^ l'occasion d'en faire une bonne étude. Talko soutient que le kyste et la microphthalmie sont deux éléments distincts de l'affection. Le kyste en est le premier facteur; en se montrant pendant la période embryonnaire, il met obstacle au développement de l'œil, et, suivant qu'il apparaît plus ou moins tôt, il amène l'anophthalmie ou la microplithalraie. Dans l'un et l'autre cas, il n'a originairement rien de commun avec le globe oculaire, dont il est tout à fait indépendant. Pour asseoir son opinion, Talko invoque la présence d'un revêtement épithélial à la face interne de la paroi du kyste ; il en conclut que ce revêtement est l'ectoderme de la fente fronto-maxillaire, comme celui des kystes dermoïdes de l'orbite. Cette pathogénie est inexacte en ce sens qu'elle ne tient aucun compte des rapports extrinsèques ou intrinsèques du kyste avec le globe de l'œil, rap-

1. De "Wecker, Anophthalmie avec kyste congénital de la paupière inférieure: Klinische Monatsblalter, 1876, p. 329; Annales d'ocidistique,t. LXXVII, p. ISl, et Traité d' ophthaLmologie, de de Wecker et Landolt, t. le', 1819, p. 247.

2. Talko (de Varsovie), Klinische Monatsblatter f. Augenheilk., i31-lil,iS11 ; Soc. d'ophthalm. de Heidelberg, session de 1879, et Annales d'oculislique, t. LXXXIII, p. 176, Cong. d'ophthalm. de Milan, 1880, note de Poncet.

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polis à peu près constants, ainsi que l'ont fait remarquer Manz*, Van Duyse-, Ewetsky ^, et qui non seulement ne doivent pas être négligés, mais qui serviront, ainsi qu'on le verra plus loin, à édifier une théorie plus conforme à l'expression des faits. En 1881, Yan Duyse a réuni treize observations de kystes colobomateux avec microphthalmie. En ajoutant un cas de von Reuss\ un cas de Kundrat^ et deux cas d'Ewetsky, on arrive à un total de dix-sept faits, permettant d'aborder la description de cette affection, bien qu'en certains points, et en particulier sur l'anatomie pathologique , les renseignements soient encore insuffisants.

Le kyste soulève la conjonctive de la paupière inférieure ou cette paupière , qui est le plus souvent renversée en ectropion. Van Duyse note le peu de développement de la paupière supérieure,^ qui est ordinairement déprimée ; son bord libre se porte en arrière et se trouve profondément caché dans le culde-sac conjonctival supérieur : cette déviation est favorisée par le petit volume du globe de l'œil, qui laisse libre la partie supérieure de l'orbite. La sécrétion conjonctivale est altérée et augmentée, quoiqu'il n'y ait pas à proprement parler un écoulement purulent. De Wecker a trouvé dans les culs-desac de la conjonctive, en soulevant la paupière avec un écarteur, un amas fétide de matière sébacée. La peau de la paupière inférieure, distendue et amincie, présente dans certains cas une teinte bleuâtre, en rapport avec la transparence du kyste, que l'on a constatée quelquefois directement (Von Reuss). La tumeur atteint le volume d'une noisette, d'une noix, et remplit rarement l'orbite d'une manière complète ; elle est naturellement fluctuante. Elle fait saillie à l'extérieur

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