Kundrat, ibid
112 KYSTES DERMOÏDES ET MUCOÏDES
dans la moitié inférieure de l'ouverture orbitaire, et elle a pu parfois ressembler grossièrement à un œil normal avec occlusion de la paupière. De Wecker raconte que son malade lui était amené afin qu'il vit s'il était possible, par une opération, de lui ouvrir les yeux, restés clos depuis la naissance.
En écartant les paupières, on arrive quelquefois, mais pas toujours, à découvrir profondément un rudiment de globe oculaire ; on ne l'aperçoit parfois qu'après la ponction ou l'ablation du kyste. L'œil fait complètement défaut dans quelques cas. Cette anophthalmie, ainsi que les rapports du kyste avec le globe oculaire plus ou moins altéré, sont importants à mettre en relief, car là se trouve en grande partie la clef de la pathogénie de l'affection. La situation relative du kyste est constamment la même ; la tumeur occupe d'abord la partie inférieure et interne de l'orbite, puis toute la partie inférieure; l'œil lui est accolé en arrière et en haut. On dirait qu'il n'y a, dans quelques cas, qu'une juxtaposition ou un simple contact du kyste et de l'œil, de telle sorte qu'on a pu procéder à l'isolement du kyste sans entamer l'œil. Cette disposition, qui peut-être n'est qu'apparente, a porté Talko à considérer le kyste comme indépendant de l'œil. Mais, afin de ne pas anticiper sur une discussion qui va venir, disons que le degré d'adhérence n'a pas été toujours recherché, quoiqu'il ait été signalé plusieurs^ fois; Walmann^ a constaté dans un cas, entre le kyste et le globe oculaire, un cordon solide.
Le contenu des kystes est un liquide habituellement transparent, séreux, jaunâtre (Talko, 4*^ obs.), analogue à celui de l'ascite (Van Duyse), brun-rouge, mélangé avec du sang (Ewetsky). Il contient une quantité notable d'albumine et de chlorures (de Wecker, Yan Duyse).
Toutes les fois que la paroi a été examinée, on a trouvé sa face interne revêtue d'épithélium : Chlapowsky, une couche