‹ Affections congénitalesChapitre 58 sur 226 · Kadyi, ArcMv f. Anatom. und Physiol · texte numérisé non relu

Kadyi, ArcMv f. Anatom. und Physiol

par les rapports primitifs de la thyroïde moyenne (Wœlfler); 2° de chaque côté de la trachée et du larynx ; celles-ci doivent être rattachées aux thyroïdes primitives latérales.

La partie de la thyroïde embryonnaire qu'il importe le plus de connaître au point de vue des théories émises sur la pathogénie des kystes linguaux et hyoïdiens est le canal thyrolingual avec ses diverticules et avec les glandes accessoires auxquelles il peut donner naissance. A peine ces organes étaient-ils connus, qu'ils ont été considérés comme contribuant à la formation des kystes congénitaux de la langue et de la région hyoïdienne. C'est l'opinion émise par Streckeisen, Neumann, Bland Sutton, et chez nous par Denucé et Yerchère. Or, cette application des connaissances embryologiques à la pathologie a été peut-être hâtive, et dans l'espèce l'opinion précédente, entant que tkéorie générale appliquée aux divers kystes congénitaux de la langue, n'est pas suffisamment établie ; c'est dire que nous ne rejetons pas la possibilité pour le canal thyro-lingual et pour les thyroïdes accessoires de donner naissance à une variété de kyste. Mais l'histoire de ces kystes n'est pas encore faite. Hadden^ rapporte qu'il a enlevé à un enfant de quatre mois un kyste muqueux, arrondi, d'un quart de pouce de diamètre, situé sur le plan médian de la langue, immédiatement en arrière de la grande papille caliciforme, et rempli d'une matière gélatineuse demi-solide.

Nous avons aussi enlevé chez un jeune nourrisson de trois mois un kyste médian de la base de la langue formant une tumeur du volume d'une noisette ; le kyste , légèrement enflammé, paraissait gêner la succion et la déglutition du lait. La mère ne s'était aperçue de la grosseur, qui proéminait à la surface de la langue immédiatement en arrière de la papille médiane du V lingual, que trois semaines environ avant qu'on nous montrât le bébé. La tumeur fut enlevée avec quelques

1. Hadden, Trans. of the pathol. Soc. of London, 1886, vol. XXXVIII, p. 223.

difficultés, et le sujet guérit assez vite. L'examen montra qu'il s'agissait bien d'un kyste à une seule loge avec paroi épaisse, un peu tomenteuse ; il s'était écoulé pendant l'opération un liquide visqueux. On n'a pas fait l'inspection histologique.

Le siège occupé par ces deux kystes semble indiquer d'une manière assez positive que ces tumeurs se sont développées dans le canal de Bochdaleck ; toutefois il serait bon de fournir un supplément de preuves par l'examen histologique de la paroi du kyste et, spécialement, de l'épithélium qui la revêt.

Quant à placer l'origine des kystes dermoïdes médians ou latéraux de la langue, des kystes sus-hyoïdiens, thyro-hyoïdiens ou même sous-laryngés médians dans un vestige de la thyroïde moyenne, dans l'appareil embryonnaire étendu depuis le foramen cœcum jusqu'au-dessous du larynx, on ne saurait y songer un instant. Un argument péremptoire contre l'adoption d'une pareille théorie est tiré de la structure dermoïde elle-même des kystes médians de la langue et des kystes thyro-hyoïdiens. Le canal thyro-lingual est revêtu d'un épithélium cylindrique à cils vibratiles ; il émet des prolongements acineux plus ou moins développés, pourvus eux-mêmes d'un épithélium vibratile. C'est par conséquent un organe essentiellement muqueux. Or la paroi d'un kyste dermoïde se compose d'un épithélium pavimenteux, d'une membrane contenant parfois des glandes sébacées et sudoripares, donnant quelquefois naissance à des poils ; le contenu est formé en partie ou en totalité par un produit de sécrétion épidermique et sébacée. En un mot, le kyste dermoïde est un organisme essentiellement ectodermique. N'est-il pas superflu d'ajouter que la théorie qui fait dériver les kystes dermoïdes du canal muqueux de Bochdaleck ne peut expliquer ni la situation de ces kystes près de la symphyse maxillaire, ni leur attache à cette symphyse ?

Sans doute les kystes dermoïdes développés au-dessus, en

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arrière et au-dessous de Fos hyoïde se trouvent placés dans une région correspondant au trajet du canal thyro-lingual ; mais ce seul rapport de situation ne peut servir de base à une théorie pathogénique, et l'argument tiré des différences de structure persiste ici tout entier.

On doit conclure que les kystes dermoïdes de la langue et de la région médiane du cou n'ont aucun rapport pathogénique avec la thyroïde embryonnaire. Seuls certains kystes muqueux ou mucoïdes peuvent être attribués soit à une rétention dans le canal thyro-lingual, soit à la transformation kystique d'une glande thyroïde accessoire.

La discussion qui précède nous autorise à ne dire qu'un mot de la palhogénie des kystes dermoïdes placés dans l'épaisseur de la langue et autour de l'os hyoïde ; elle est la même que partout ailleurs. Ces tumeurs oM pour origine un enclavement épithélial, et cet enclavement est favorisé ici par l'évolution des fentes branchiales.

Certaines questions accessoires réclament encore une solution. On doit, par exemple, se demander pourquoi les kystes dermoïdes sont souvent adhérents à la symphyse du maxillaire et pourquoi alors ils sont toujours fixés à la face interne de cette symphyse et jamais à sa face antérieure, ce qui semblerait plus naturel, puisque le kyste a une origine primitivement cutanée.

La langue étant formée par un tubercule médian unique, pair et indivis, on ne peut plus aujourd'hui, comme on aurait pu le faire avec la théorie de Reichert qui faisait naître la langue par deux bourgeons réunis secondairement, attribuer au développement de cet organe un rôle quelconque dans la formation des kystes dermoïdes. C'est au niveau même de la symphyse du menton, au niveau de la soudure des deux arcs mandibulaires, que se produisent les enclavements. Telle est la raison pour laquelle les kystes sont si souvent adhérents au maxillaire. Si ces tumeurs sont situées en arrière et non en

avant de la symphyse, on ne trouve la cause dans le mode d'ossification du maxillaire inférieur.

Cet os se constitue sur la face externe du cartilage de Meckel, org-ane en partie transitoire appartenant au bourgeon maxillaire; le cartilage de Meckel précède donc l'apparition du maxillaire, et comme lui il se compose de deux moitiés latérales symétriques qui viennent se mettre en contact d'abord et plus tard se souder par leurs extrémités antérieures. Or ce sont les extrémités de ce cartilage qui, en se réunissant entre elles, produisent le pincement de l'ectoderme ; il en résulte que le kyste est nécessairement placé en arrière du maxillaire.

Obs. VII. — Kyste dermoide sus-hyoïdien médian. Ablation. — Auguste Semmeré^ âgé de dix ans, entre à l'hôpital Trousseau le 8 mai 1887, salle Denonvilliers, n° 8.

Cet enfant porte à la partie supérieure du cou, dans la région sus-hyoïdienne, une tumeur médiane avec un peu de prédominance à droite.

Cette tumeur, du volume d'une petite mandarine, soulève la région cervicale en arrière du menton. Sa forme est régulièrement arrondie. Elle est sous-aponévrotique et n'adhère pas à la peau. Placée audessus de l'os hyoïde , elle ne semble pas affecter de rapport avec cet os; car, si on le fixe, elle paraît mobile. Lorsqu'on la refoule en haut, elle soulève le plancher de la bouche, bien qu'elle n'arrive pas jusqu'à la muqueuse.

Elle est médiocrement tendue, et ne paraît pas réductible. La fluctuation n'est pas facile à trouver.

Elle semble uniloculaire ; sa consistance est uniforme. Lorsque l'enfant avale, la sangle musculaire, au-dessus de laquelle repose la tumeur, la comprime et la tend en la refoulant à droite.

D'après le siège et les caractères physiques de cette tumeur, on peut penser à un lipome.. Je rejette cette hypothèse, à cause de la mollesse diffuse et uniforme de la masse.

La tumeur n'affecte aucun rapport direct avec les glandes du plancher de la bouche. Il est peu probable qu'il s'agisse d'une grenouillette antérieure.

L'enfant porte quelques ganglions au cou et un petit goitre.

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La maladie remonte à six mois.

On ne peut he'siter qu'entre un kyste dermoïde et un lipome profond : la première hypothèse est beaucoup plus probable.

Le 10 mai, opération.

Incision médiane verticale. Il faut couper une couche de muscles pour arriver sur la tumeur. Elle se montre à travers la boutonnière de l'incision. Sa surface est nacrée et blanche. L'isolement est facile à l'aide d'une sonde cannelée. La tumeur n'offre aucune adhérence, si ce n'est en haut et en avant aux apophyses géni. On sectionne la bride fîbro-musculaire qui la fixe à ce niveau. L'énucléation est ensuite terminée. — Pansement iodoformé. — Réunion par première intention. — La tumeur a le volume d'un œuf de poule. La paroi est peu épaisse. Elle contient une bouillie blanche graisseuse.

Examen histologique. — La paroi est revêtue d'un épiderme. Mais on ne trouve ni poils, ni glandes, ni papilles.

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE DES KYSTES MÉDIANS DE LA LANGUE ET DE LA RÉGION SUS-HYOÏDIENNE

Jourdain. — Traité des maladies de la bouche, cité in Landetta. Thèse de

Paris, 1863. — Deux observations :

1° Homme de vingt-deux ans. Kyste médian sublingual datant de

six ans. 11 contient une demi-livre de matière semblable au cerveau,

mais plus molle. Incision.

2° Homme de vîngt-six ans. Kyste médian sublingual, saillant du

côté de la bouche et au-dessous du menton, contenant une grande quantité de matière mélicérique. Incision.

Syme. — Cité in Bertherand. Thèse de Strasbourg, 1845. — Femme de

vingt-quatre ans. — Tumeur remontant à l'enfance, occupant toute la

langue. Volume d'un œuf de poule d'Inde. Contenu consistant en une

matière sébacée, épaisse. Incision.

Liinh'art. — Gazette hebdomadaire, 1857, p. 134, et 1858, p. 502, extrait

de VOEsterreich Zeitung, 1857, n» 9, et 1858, n° 14. Deux observations : 1" Femme de vingt et un ans. Début à deux ans. Kyste occupant tout

le plancher buccal, saillant dans la bouche et sous le menton. Muqueuse

non adhérente. Le kyste est bridé par les muscles génio-glosses. On

sent l'os hyoïde après l'extirpation.

2° Homme de vingt-huit ans. Kyste exactement médian, s'élevant du

plancher de la bouche au palais. Volume d'un œuf d'oie. Situé entre les

deux muscles génio-glosses. Contenu : matière épaisse et blanclie, poils courts et décolorés. Extirpation après diagnostic posé.

Richet. — Observation in Landetta. Thèse de Paris, 1863, p. 45. — Nouveau-né atteint d'une tumeur du volume d'une petite noix, occupant le plancher de la bouche et gênant la succion. Contenu sébacé. Siège non précisé. Séton, puis incision et cautérisation au nitrate d'argent. Récidive.

Denonvilliers et Verneuil. — In Landetta, loco cit., p. 47. — Homme de vingt-huit ans. Kyste sublingual médian, datant de l'enfance, ayant acquis le volume d'un œuf de poule. Incision suivie de récidive. Extirpation. Adhérence de la paroi kystique sur la ligne médiane depuis le maxillaire jusqu'à l'os hyoïde. Épithélium pavimenteux stratifié, poils follets et follicules pileux. Contenu ressemblant à des châtaignes cuites.

VerneuiL — Bulletin de la Société anatomique, mars 187 2, p. 110. — Fille de dix-huit ans. Kyste du volume d'un œuf de poule, saillie buccale et sus-hyoïdienne. Adhérence à la partie antérieure de l'os hyoïde. Énucléation.

E. Cruveilhier. — Bulletin de ■ la Société anatomique, 1862, 2^ série, t. VII, p. 43. — Homme de soixante-deux ans. Kyste sublingual médian du volume d'une petite pomme d'api, situé entre les deux génio-glosses, n'adhérant à- aucun organe voisin. Contenu sébacé blanchâtre. Poche épaisse de quatre millimètres. Étudié à l'autopsie.

Gallard. — Bulletin de la Société anatomique , 1865, 2" série, t. X, p. 301.

— Femme de vingt ans. Kyste médian sublingual avec saillie buccale et sus-hyoïdienne, ayant débuté à douze ans. Volume d'un œuf de poule. Contenu sébacé. Incision et cautérisation.

Bryant. — Clinical Surgery , 1870, IIl" partie, p. 169. — Homme de vingtcinq ans. Tumeur située sous la langue, la repoussant contre le palais et remplissant toute la concavité du maxillaire inférieur. Séton, puis incision. Guérison.

Autre cas semblable.

Neumann. — Archiv f. Klin. Chirurgie, 1877, Bd. XX, s. 825. — Homme de cinquante-deux ans. Kyste congénital sublingual. Épithélium à cils vibratiles, liquide rougeâtre, sale, visqueux. On croit à un kyste du canal de Bochdaleck.

Meunier. — Bulletin de la Société anatomique, 18 février 1881. — Homme de cinquante-deux ans. Kyste probablement congénital, médian, sublingual; volume d'une mandarine. Situé entre les deux génio-hyoïdiens. Revêtement épideriiaique avec très petites papilles, absence de glandes ; contenu butyreux, cholestérine. Extirpation.

Nicaise. — Bulletins et Mémoires de la Soc. de chir., 29 juin 1881, vol. VU, p. 498. — Fille de trois ans. Kyste sublingual médian, du volume d'une noisette, de forme canaliculée. Canal de 2 ou 3 millimètres de diamètre inséré sur les apophyses géni. Paroi cutanée. Contenu gris jaunâtre, comme du saindoux ramolli.

Combalat. — Bulletins et Mémoires de la Soc. de chir., 1881, t. VII, p. 50G.

— Homme de trente-cinq ans. Début avant l'âge de six ans, peut-être

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à la naissance. Volume d'une mandarine. Langue repoussée contre le palais. Kyste situé entre les deux muscles génio-glosses, attaché audessous des apophyses géni. Épidémie complet. Contenu sébacé avec poils follets. Extirpation suivie de rugination des points d'insertion.

Gerster. — New-York med. journal, may 26, 1883. — Enfant de vingt-six mois. Hygroma congénital de la base de la langue étendu jusqu'au tiers antérieur de l'organe. Incision et cautérisation sans succès. Extirpation. Pas d'examen hisLologique.

Lannelongue. — Thèse de Géhé, Paris, 1882. — Garçon d'un an. Kyste congénital occupant les deux tiers antérieurs de la langue. Épithélium à cils vibratiles. Liquide séreux, transparent. Extirpation.

Barker. — Transactions of the clinical Society of London, 1883, vol. XVI, p. 21b. — Femme de vingt-huit ans. Début à vingt et un ans. Kyste situé

, dans le corps de la langue, ayant débuté derrière la symphyse, long de trois pouces, large d'un pouce et demi. Membrane blanche, ridée, revêtue d'épiderme. Liquide huileux, cholestérine et dépôt blanchâtre. Extirpation.

Autre cas semblable.

Gosselin. — In Ozenne. — Archives générales de médecine, 1883, vol. P', p. 281. Femme de vingt et un ans. Kyste sublingual médian du volume d'un œuf, adhérent aux apophyses géni*et au frein de la langue. Épiderme complet, pas de papilles, glandes sébacées. Contenu sébacé. Extirpation.

"W. Gruber. — Archivf.path. Anat., 1880, vol.LXXXI, p. 442. — Homme de vingt ans. Kyste médian sus-hyoïdien, sans saillie buccale. Étendu depuis les apophyses géni jusqu'à l'os hyoïde : à droite jusqu'à la glande sous-maxillaire, à gauche un peu plus loin. Contenu liquide avec dépôt granuleux. Suc blanc mat. Extirpation.

Dardignac. — Bull. etMém. de la Société de chirurgie, rapport de Chauvel, 1883, t. IX, p. 710. — Homme de vingt et un ans. Kyste médian sublingual adhérent aux apophyses géîii. Paroi dermoïde sans poils ni glandes. Contenu sléatomateux.

Hofmokl. — Wien:-Mediz. Presse, 1881, n° 24, s. 761. — Femme de vingt-huit ans. Kyste médian sublingual. Membrane revêtue d'épiderme. Contenu formé de matière grasse.

J. Paget. — Transactions of the pathol. Soc. of London, 1886, vol. XXXVII.

— Petite fille. Kyste médian du plancher de la bouche, incisé deux fois successivement, puis enlevé. Paroi dermique, quelques poils. Pigmentation noire des papilles. La couche de Malpighi ne contient pas de pigment.

Hadden. — Transactions of the pathol. Soc. of London, 1886, vol. XXXVII, p. 223. — Enfant de quatre mois. Kyste du dos de la langue, situé immédiatement en arrière des papilles caliciformes. Contenu gélatineux demi-solide. Aucun détail de structure. Spina bifida.

Verchère et Denucé. — Bulletin de la Société anatomique, 1886, p. 467.

— Fille de cinq ans. Extrémité antérieure de la langue transformée en kyste. Branches du maxillaire écartées en dehors. Cavité du kyste

étendue jusqu'au V linguaL Épithélium cylindrique. PoncLion et drainage. Récidive el suppuration fétide. Extirpation.

Gross. — In Pillon, thèse de Nancy, 1883. — Femme. Kyste sus-hyoïdien médian sans saillie buccale, ayant débuté dans la première enfance. Prolongement entre les deux muscles génio-hyoïdiens. Contenu sébacé avec poils. Énucléation.

FavelL — The Lancet, 1883, vol. I, p. 843. — Fille de dix-sept ans. Kyste sublingual, datant de la première enfance. Volume d'une orange. La bouche est remplie, la langue repoussée contre le voile du palais. Contenu sébacé avec cheveux. Incision partielle de la paroi.

J. W. Wright. — The médical Record, 1885, vol. XXXVII, p. 537. —Fille de cinq ans. Langue volumineuse depuis la naissance. Kyste à contenu épais, jaunâtre. Détritus granuleux, cellules graisseuses. Extirpation.

G. Marchand. — Bulletin de la Société anatomique, 1886, 4'= série, vol. XV, p. 653.

1" Homme de vingt-cinq ans. Kyste dermoïde sus-hyoïdien médian, existant depuis longtemps, accru surtout depuis l'âge de vingt ans, adhérent à l'os hyoïde. Extirpation par une incision médiane sus-hyoïdienne.

2° Femme de vingt-quatre ans. Kyste médian avec double saillie, buccale et sus-hyoïdienne. Épithélium pavimenteux stratifié. Paroi conjonctive avec saillies papillaires.

Reclus. — Gazette hebdomadaire, 1887, n" 5, p. 75. — Homme de trente ans. Kyste sus-hyoïdien du volume d'une noisette à vingt-sept ans, du poing à trente ans. Incision suivie de récidive. Extirpation. Contenu constitué par 400 grammes de matière granuleuse. Paroi pourvue de glandes sébacées.

Ferron. — Gazette hebdomadaire , 1887, p. 150. — Jeune soldat. Kyste médian sublingual d'origine non déterminée obligeant le malade à tenir la bouche ouverte. Incision et lavage phéniqué ; la paroi est éliminée à la suite de la suppuration. Contenu crémeux.

J. Bl. Sutton. — Transactions of the pathol. Soc, 1887, vol. XXXVIII, p. 387. — Homme de vingt-quatre ans. Kyste intermédiaire aux deux muscles génio-glosses, adhérent à l'os hyoïde. Contenu sébacé avec quelques poils. Épithélium pavimenteux stratifié ; quelques glandes sébacées.

Guinard. — Bulletin de la Société anatomique, 1888, p. 184. — Homme de dix-sept ans. Kyste dermoïde sublingual du volume d'une noisette à deux ans, du volume d'un œuf de poule à dix-sept ans. Extirpation faite par Verneuil. Adhérence à la symphyse du maxillaire inférieur et au raphé qui sépare les deux génio-glosses. Contenu constitué par une purée grisâtre, renfermant quelques poils .

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