Bl. Sutton, The Lancet, 1888, I, p
le muscle sterno-mastoïdien et en dedans par le larynx et la trachée, ont fourni les éléments de la description classique des fistules branchiales. Ce sont elles qui ont été observées en premier lieu. Ascherson n'en avait pas vu d'autres. Elles sont d'ailleurs de beaucoup les plus fréquentes ; les variétés précédemment examinées ne forment qu'une infime minorité.
Etude anatomique des fistules sous-hyoïdiennes latérales.
L'étude anatomique de ces fistules, déjà bien esquissée dans l'ancien travail d'x\.scherson, a été complétée successivement par des observations isolées et par les travaux d'fleusinger *, de Gass^, de Sarrazin^, de Duplay*, de Ciisset^, de Fischer®. A l'exemple de ces auteurs, nous examinerons successivement l'orifice externe, l'orifice interne et le trajet.
L'orifice externe du trajet fistuleux est situé sur le bord interne du muscle sterno-mastoïdien ou sur un point très rapproché de ce bord, soit en dedans, soit en dehors. On peut le rencontrer sur tous les points d'une ligne allant des parties latérales du cartilage thyroïde à la fourchette sternale. Le plus souvent il occupe le tiers ou le quart inférieur de cette ligne ; il est par conséquent assez voisin de l'articulation sternoclaviculaire. Il correspond assez rarement à l'une des faces du cartilage thyroïde, — 4 fois sur Si, d'après Gass. Plus il est élevé, plus il s'éloigne, d'après Sarrazin, du bord du sternomastoïdien, pour se rapprocher de la trachée et du larynx. Cette remarque est exacte.
La forme de l'orifice est variable. C'est tantôt une ouverture circulaire à fleur de peau, tantôt un pertuis punctiforme
1. Heusiager, Archiv f. path. anat., Bd. XXXIII, 1865, s. 177, 441.
2. Gass, Essai sitr les fistules branchiales, thèse de Strasbourg, 1867, no 977.
3. Sarrazin, Nouv. Dict. de me'd. et de cliir. prat., vol. IX, art. Cou, p. 659; 1869.