PECHNIQUE DE LA METHODE
Nous nous sommes servi de l'appareil de M. le médecinprincipal Cahier, appareil dont la description se trouve dans les Archives de Médecine el de Pharmacie mililaires (année 1902, p. 257 et suivantes).
Il se compose d'une caisse, d'un tuyau coudé en tôle, d’un fourneau à gaz qui peut être remplacé par une forte lampe à alcool ou à pétrole, et d'un thermomètre.
La caisse est en bois, à parois pleines : elle est rectangulaire et mesure 55 centimètres transversalement, 50 centimelres seulement en hauteur el en profondeur.
Un trait de scie horizontal a divisé cette boîte en deux moiliés égales, l’une inférieure, l’autre supérieure, formant couvercle. Sur. la face antérieure de la boîte, face qui regarde le malade en position et correspond à la paroi fransversale, se trouve un orifice arrondi pour le passage de la cuisse ; cel orifice mesure 20 centimètres de diamètre et est constitué, quand la boîte est fermée, par la réunion de deux demi-lunettes de 10 centimètres de rayons, taillées aux dépens du bord de réadaptation de chaque moitié de l'appareil. Sur la paroi postérieure de celte caisse s’en trouve une autre de I0 à 14 centimètres seulement, laillée dans les mêmes conditions que
CR la précédente el qui donne passage à la partie inférieure de la jambe.
Sur la paroi latérale gauche de la demi-caisse inférieure et en son milieu existe une troisième ouverture de 16 centimètres de diamètre qui sert à l'adaptation du tuyau d'apport de l'air chaud. |
Dans l'intérieur de chaque demi-boîle, parallèlement à la paroi latérale gauche, se trouve une cloison de bois fixée dans le sens antéro-postérieur à une distance de 15 centimètres de cette paroi ; quand la boîte est fermée, les deux cloisons s’accolent et n'en forment plus qu'une seule qui divise ainsi la boîte en deux parties, lune étroite : chambre d’adduclion de l'air chaud ; l’autre, plus grande : chambre de chauffe. La communication entre les deux se fait au moyen de trous percés à la partie inférieure seulement de la cloison.
Enfin, la paroi supérieure de la chambre de chauffe est percée également de trous servant à l'échappement de l'air chaud et assurant une ventilation suffisante : un de ces trous donne passage à la tige d’un thermomètre gradué Jusqu'audessus de 150°.
L'apport d'air chaud se fait au moyen d’un luvau en tôle coudé à angle droit dont la branche horizontale s'engage à trottement dans l'ouverture latérale de la boîte, tandis que l'extrémité inférieure de la branche verticale repose sur un fourneau à gaz, ou sur une lampe à pétrole ou à alcool.
Tel est l'appareil que nous avons employé : 11 a pour lui sa grande simplicité et son bon marché, car 1l ne coûte guère que 5 à 6 francs, sans compter le thermomètre (4 à 5 francs).
Mais 1l a encore un autre avantage, c'est la facxhité de son
emploi. Quand on veut s'en servir, on fait asseoir le malade
sur une chaise, en face de la paroi antérieure de la caisse
placée elle-même sur un tabouret à hauteur convenable. Le