‹ Affections Du Genou: Par L'Air Surchauffé À 115°-120°Chapitre 5 sur 23 · AUTRES · texte numérisé non relu

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fourneau à gaz, placé à terre, porte adaptée la base du tuyau en tôle de l'appareil. La demi-caisse supérieure est alors enlevée pour permettre de placer le membre dans la position voulue, puis remise en place et fixée. .

. Le genou doit correspondre au milieu de la chambre de chaulle. Les intervalles existant entre le membre et le pourtour des orifices sont bouchés complètement au moyen de draps ou de serviettes qui protègent en outre la cuisse et le cou-de-pied contre le contact immédiat du bois. La partie du membre contenue dans la caisse doit être entièrement nue.

Enliin, après fixation du thermomètre, on allume le gaz el on règle le débit de facon à atteindre 115 à 120° au bout de D à 6 minutes.

Cette température doit être maintenue pendant une heure, et on fait une séance par Jour.

Au sortur de l'appareil de chauffe, on masse et on électrise les muscles cruraux et le genou pendant 10 minutes.

Nous pouvons ici nous demander de quelle façon réagit l'organisme sous l'influence des bains-d’air surchauffé.

D'abord localement. Lorsqu'un membre est placé dans un appareil à air chaud, le patient éprouve une sensation de chaleur, de brûlure assez vive, en rapport avec l'élévation de la température ; la douleur est pourtant très supportable et cerlains malades lolèrent faciñement 140° et même 150°.

Vers 50° le membre entre en moiteur ; à 70° la transpiration est déjà considérable et à 100° elle atteint son maxi mum. À 115° la transpiration est moins abondante, ce qui est dû sans doute à l'épuisement des nerfs qui commandent la sécrélon-sudorale.

Une coloration rouge et uniforme se montre rapidement sur

tout le membre : cette rougeur augmente progressivement et,

nie

à 115° elle est extrêmement accentuée et uniformément répartie.

Faut-il parler de deux accidents qui ne présentent aucune gravité ? On voit quelquelois des brûlures du 1% et du 2° degpére elles sont sans importance et guérissent facilement.

D'autres fois, lorsque la température s'est trop élevée ou que le temps de chaufle a été trop prolongé, il peut se produire un œædème du membre plus ou moins volumineux ; cel œdème disparaît rapidement par le massage et par l'élévation du membre dans les intervalles des séances.

Enfin, on a noté localement une élévation légère de la Lernpéralure. Bier, sur un genou atteint d'hydrops tuberculosus, constate une augmentation de 1°2, et cette température se maintient près de 1 heure et demie.

Tels sont les effets locaux : quant à l’état général, 1l est également influencé par les bains d'air chaud.

Le corps tout entier est le siège d’une transpiration qui peut êlre faible chez certaines personnes, tandis qu'elle est très abondante chez d’autres.

La température générale du corps s'élève légèrement : un degré et demi, d'après Krause : 0,4 à 0,6, d'après Mendelsohn. Le pouls s'accélère un peu, 8 à 15 pulsations en plus (Krause). Enfin, Retler constate une augmentation de 3 à 5 respira- Lions,

Guciques troubles d'ordre général sont sous la dépendance des bains d'air chaud. On voit, chez certains malades affaiblis, survenir des lourdeurs Ge tête, des palpitations, des malaises passagers, rarement des syncopes. Quelques précautions suffisent à éviler ces désordres : faire d’aborä des séances couries el 1< proionger peu à peu, recouvrir la tête d’une compresse mouillée ; enfin, el surtout, aérer la pièce où se trouve le malade, Car l'air chaud n'est sans doute pas le véritable

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