SCENE V ZAYDÉE, OPORTO
OPORTO
Non, non... ma vie ici n'est plus possible, vous m'imposez une torture insoutenable...
ZAYDÉE.
Nous... nous sommes très gentilles avec toi...
OPORTO
Eh bien justement...
Je ne comprends pas...
OPORTO
Est-ce que tu t'imagines que je suis en papier mâché comme Afgar... j'ai mon sang d'espagnol qui me monte au cerveau...
ZAYDÉE.
Il redescendra...
OPORTO
Depuis deux mois qu'on me sature de piments, de poivre et autres ingrédients pour vous ouvrir l'appétit, qu'on me met ensuite devant une table bien servie avec défense d'y toucher, même du bout du doigt, je me sens une fringale d'enfer...
ZAYDÉE.
On dit ça... on te servirait un goujon du Guadalquivir,tu n'en viendrais même pas à bout... ah! les hommes, tous les mêmes, ça parle, ça parle et au moment d'agir, pff t î c'est bien comme dit un fabuliste arabe : la montagne qui accouche d'une souris...
o porto.
J'ai dans mon pays à Tolède, une femme qui te renseignerait à ce sujet...
ZAYDÉE.
Voyez-vous lev cachottier... tu ne nous avais pas encore dit que tu avais une bonne amie... elle est M en ?
OPORTO
Si elle est bien... elle est mieux... nerveuse, vivant amoureuse... ah! Isilda si je t'avais là en ce moment.