ACTE DEUXIÈME
ISILDA, même jeu.
Il n'y a pas à douter, c'est la favorite qui me l'a dit...
MESS AO UB A, à Coucourli.
Eh bien, marchand tu n'as plus à parler à cette femme, elle est payée...
HANIFA.
Pourquoi es-tu encore ici ?
COUCOURLI.
Mes chères petites dames, les chemins ne sont pas sûrs et le seigneur Afgar a bien voulu me garder cette nuit parce que la diligence Grenade-Frontière ne part que demain matin. . . et puis j'ai trouvé une combinaison : si la femme ne plait pas au maître, je la reprendrai à moitié prix après essayage...
ISILDA, rageant.
Tu n'as pas à craindre cela marchand je ferai tout pour plaire à mon nouvel époux...
COUCOURLI, à part.
C'est beaucoup plus grave que je ne le pensais, il faudra que je m'en mêle.. .