‹ Afgar; ou, Les loisirs andalousChapitre 57 sur 61 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mais je ne suis pas coupable, et c'est précisément parce que je t'ai gardé ma fidélité que nous sommes clans une situation épouvantable...

ISILDA.

Qu'est-ce que tu racontes?

OPORTO

La favorite me voulait... elle me voulait... j'ai refusé et pour me venger elle m'a noirci à tes yeux . , .

GOUGOURLI.

Elle savait que tu étais sa maîtresse, et elle t'a poussée dans les bras d'Afgar...

OPORTO

Et comme son truc a raté, sais tu ce qu'elle vient de me dire... si dans cinq minutes je ne suis pas dans ses bras à elle... nous sommes tous massacrés...

GOUGOURLI.

Ah ! mais pardon, ça change tout, Oporto tu n'as pas à hésiter, il faut y aller...

ISILDA, se jetant dans les bras d'Oporto.

Jamais, j'aime mieux mourir...

OPORTO

Et de quelle mort, on m'a prévenu... on commence par vous couper le nez, les oreilles etc..

ISILDA.

Ça ne fait rien...

GOUGOURLI.

Tu en parles à ton aise^.. on t'en coupera moins qu'à nous,..

OPORTO

Tant pis, mourons...

COUCOURLI.

Mais pas du tout, je n'accepte pas ça... il faut trouver quelque chose... Ah! ça y est...

OPORTO

Quoi ?

GOUCOURLI, à Oporto.

Ton manteau, donne-moi ton manteau! (a isilda.} Toi, mets-le... (a Oporto.) Ton capet.

OPORTO, cherchant.

Mon capet, où est mon capet...

GOUCOURLI.

Mais sur ta tête, imbécile...

OPORTO, le donnant.

Voilà.

COU COURUT, à Isilda.

Mets-le... là dans l'ombre Isilda peut se mettre à ta place et nous, allons préparer la fuite...

Us sortent.

ISILDA, seule.

J'ai un peu peur tout de même... dame c'est la première fois comme homme, que j'ai un rendezvousjl'amour...

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