PAYS DU LITTORAL DE LA MER ROUGE
La côte sud-ouest de la mer Rouge est une dépendance naturelle de l'Ethiopie : c'est par là que le commerce et les armées européennes ont pénétré dans ce pays. Entre la côte et le haut pays éthiopien sont les territoires de parcours de tribus guerrières, les Danakils ou Afar, musulmans fanatiques qui ont déjà massacré nomljre de voyageurs européens, Henri Lambert, consul français d'Aden, l'explorateur Munzinger en 1875, Giuletti en 1870, Pierre Arnoux en 1881.
Trois puissances européennes se partagent les régions côtières :
1° h'Ita/ie, après avoir occupé successivement la baie d'Assab^ Massaouah et la côte intermédiaire, a dû se contenter vers Tintérieur, après la défaite d'Adoua, des territoires de Keren et à'Asmai^a.
2° La France ayant renoncé à ses droits sur la baie d'Adulis en faveur de l'Italie, a développé son ancienne colonie d'Obock en y adjoignant Djibouti, le meilleur port de ces parages, la baie de Tadjourah et un territoire adjacent. Le port de Djibouti rend déjà de grands services comme dépôt de charbon de nos navires de commerce et de guerre.
3" La Grande-BreUujne a occupé le port de Zeilah au sud de Tadjourah.
On voit que dans ces conditions l'oasis de Harrar, située à 280 kilomètres de la côte, à moitié chemin entre Ankober et Zeilah, a une importance considérable. Bien munie d'eau courante, ayant un climat plus sup[)ortable que celui de la côte, elle est la ville la jjIus peuplée de rAfri(iue orientale, entre le Caire et Zanzibar. Le chemin de fer de Djibouti à Dire-Dama près Harrar mesure 300 kilomètres.
LE SOUDAN. .'il