CHAPITRE X
AFUIQUR ixsi;L.\mK
Sommaire.
PnEMiKhE SECTION : Avch'ipeh du Nord-Ouest. — Maili-rc, les Canaries et l'arcliipol ilii Cap-Vert ne font pas jjartie du socle du contiiieul africain : 1» les ([ualre îles de Madère sont des volcans surpris de l'Océan. Madère (700 kil. carr.) a des pics de 1800 mètres et finit en falaises sur la mer. Son climat est doux et éfial (de -|- 11° à ■\- IS»): les pluies sont rares. La tlore est très riche (hutuniiers, pin/t, sapins, pa/inicrs, »nmosas, elc). La population atteint le cliilïre de 140001» liahilants. soit 1(15 par kilomètre carré. La capitale est Funclial f-2(l()0(( liali.); 2" raivlii|ie! des Canaries compte sept îles en deux .i;r<iui)es. Toutes smil volcaniipies {Pico de la Cruz, 23.^0m. ; pic de Tei/dr. :(" l.'>m.). Le climat est dura cause de la proximité du Sahara; les pluies sont rares, sauf en iiovemhre et décemhre. La flore
se ressent des sécheresses (]ilaules grasses, arbusles épineux); quelques foriMs sélagent sur les montairiies. La faune esl presque euro])éennc. La jiopulation n'suite du croisement des Herlièrcs, des Normands cl des Gasi-ous. Il y a 300 000 habitants; la capitale est Sanla-Cniz de Ténén'/'e ; ■i" les îles du Cap- Vert sont des îles purement atlantiques. Les roches sont granitiques ; une seule ile, Forjo, est volcanique. Le climat est variable (-h 16° en décembre, -|- 330 en septembre) ; la moyenne est de 24°. La ilore, soumise à huit mois de sécheresse, n'a pas l'aspect tropical. La lemjx'ralureest malsaine pour les Europi'-ens; aussi n'y a-t-il que 1 000000 dlialiilanls ("29 par kil. carr.). Le chef-lieu est Villa-Praia (4000 hab.^ licof/rap/tie économique. — Les céréales réussissent bien à Madère, également célèbre pour ses primeurs ; la culture de la canne à sucre est en ilécroissance, mais la vigne a été reconstituée ; le mouvement des échanges atteint 10 à 12 millions de francs. Dans les Canaries, outre les céréales et les fruits, on cultive la canne à sucre et la vigne. Le café et le colon sont peu cultivés, mais les cactus le sont beaucoup. On trouve beaucoup d'oiseaux et la chèvre est l'animal domestique le plus commun. Le commerce des Canaries ne dépasse pas 20 millions de francs. Aux iles du Cap- Vert, ou cultive le riz et les autres céréales; les vignes et les caféteries sont rares. La pèche est très active. Le sel et le fer sont abondants. Le commerce ne dépasse pas 3 millions de francs. Dei'xié.me section : lies du golfe de Guinée. — Annofjon a 17 kilomètres carrés; sa Ilore est tropicale; elle a 3 000 habitants et appartient à l'Espagne. San-T/ionié est une ile montagneuse avec un climat humide; elle a IS 000 habitants et appartient au Portugal. Uile du Prince n'a que 150 kilomètres carrés. Fernando-l'o est volcaui([uc (P/co deSanta-lsahel, 3 ÔOO m.); mais le climat est pluvieux, chaud et insalubre. La flore esl européenne sur les penles, tropicale dans les vallées. Il y a 30 000 habitants. L'ile api)artient à l'Espagne. Les hauteurs sont couvertes de forèls ; les céréales {riz, maïs, manioc et ignames) sont cultivées; la canne à sucre, le café, le cacao prospèrent. Le commerce des iles de Guinée est d'environ 10 k 12 millions.
Troisiè.me section : lies de l'Atlaiiliijue méridional. — \J Ascension est inn; ile volcani([ue avec un l'Iimat tempéré (20» eu moyenne. Les pluies y sont rares et le roc à ini. Elle n'est qu'un poste m.WW.iùvi',. Sainte-Hélène est également volcanique (pic de Diane, 800 m.). Son climat est modéré (-j- 12° et -f 20o)et pluvieux. Les forêts y sont nombreuses. La population est de 4 000 babilants. L'archij)el de Tristan da Cuntia se compose de trois iles volcaniques; la température varie de 14 à 20°; la Ilore y est pauvre.
Qi.ATRiÉME SECTION : .Madagascar et dépendances. — La grande ile a COOOOO kilomètres carrés. Elle est montagneuse. Le ])lateau central lmerina)est granitique et volcanique avec, des massifs dont le plus imporlant esl celui de V Anliaralra et des pics comme ceux de Tsiafaïavona (2 000 m.). H se termine au nord par les falaises de la montagne tïA)nl)re el au sud par le plateau de Betsileo. La chaîne de l'ouest est de composilion jnrassiipie : c'est celle AnBemahura, se terminant par deux plateaux. Le climat est malsain sur les côtes ; très salubre sur le plateau. Les pluies sont abondâmes et obéissent à l'alleruance des moussons. Les rivières de la cote orientale sont toutes des \()\\vn\s [Manangoro); celles de la côte ouest sont plus dévelop|)ées {l{etsit/ot,-u et son afilueul Vlhopa). La côte est très échancrée dans le nord ; baies de Passàndavu. Majunga à l'ouest; à l'est Diégo-Suarez, ]tiùi- i\\\)itongil ; beaucoup moins dans le sud oii les
marécages hordent la cote sablonneuse. Les ports sont médiocres : Tamatavp, Andévoranle. Voltemar, etc. La flore est très riche en espèces originales; les bois sont nombreux (l'bène, palissandre, teck, etc.); la faune n"est pas riche eu grands quadrupèdes, sauf le sanglier: par contre, les singes sont très nombreux et il y a plus de cent espèces d'oiseaux. Madagascar ne compte que 4 millions dliabitants répartis eu trois races (nègres d'Afrique ou Sa/calaves : métis d'Arabes ou Anta'nnorn.s : Malais on Hovas . Les Comores sont un groupe de volcans au milieu du canal de Mozambique; le sol y est très fcriile; le climat est malsain. Géographie politique. — Les droits de la France, qui remoiilent à deux siècles, ayant été contestés, une première expédition eut lieu en 1885 et la France établit sou protectorat. Ce nouveau traité ayant été violé, une deuxième guerre eut lieu eu 1895 et la France annexa Madagascar qui est administrée par un gouverneur général.
Géographie économique. — ALndagascar a pour principale richesse la végétation forestière; le riz fait le fond de ralimcntalinu, les autres céréales Aiennent bien; le tabac réussit. Madagascar est aussi vin pays de pâturages (10 millions de bêtes à cornes). Lîle nest pas très riche en ressources minérales (un peu d'o?' cXiYargent ; peu de /(.0Mi7/e ; peut-être du pi'trole). Les voies de commuuicaliou sont encore médiocres et se font au moyeu de porteurs. Toutefois un chemin de fer est commenci- ileTamatave à Tananarive et um' idiilc a été construite. Le commerce s'est beaucoup développé de]Mns riin| ,iiis et appartient en grande partie à la France, surtout en ce qui concerne les tissus (30 millions environ pour les imiiortatious et les exportations . Les Comores produisent la canne à sucre el la vanille.
CiNQuiÈMK section: Aulres îles de l'océan Indien. — Les Segc/ielles sont un groupe d'ilôts volcaniques (350 kil. carr.). La pluie est fréquente; la Icinpé'rature moyenne est de 25°. Le chef-lieu est Port-Victoria l8 000 liab.). L'ile de So/colora est uiu' île au climat désertique et à la végétation pauvre, l^a Réunion et Maurice sont deux îles volcaniques (à la Réunion, le Piton des Seiges, 3 000 m. ; le piton de la Fournaise, 2G0O m. avec <les cinpics. Salazie, Cilaos, et à ^L^urice, volcans éteints du Pouce, des Trois-M a nielles). Le climat est réglé par rallernaucode la saison des pluies ^novembre à avril"; el de la belle saison (mai à oi'tobre . Le thermomètre varie de 10 à 25" à la Itéuniiui et de 17 à 20" à Maurice. L'hiver est la saison des cgclones. La flore est riche surtout en canne à sucre sur les côtes, en céréales ■^iir les plateaux et en végétation forestière sur les crêtes. La Hi-union a 170 000 habitants (00 par kil. carr.) et Maurice en a 370 000. Le chef-lieu de la lléuuion est Saint-Denis (35 000 hab.) et celui de Maurice est Port-Louisi (01 000 hab.).
Géograjtliie économique. — Aux Amiranti-s «■( aux Seychelles on trouve le cocotier et la vanille; le conunerce ne dépasse pas 3 millions île francs. Aux .Muscareignes, malgré la crise de la main-d'œuvre à la Ri'iinion, les cultures iiuliislrielles sont très riches la canne à sucre couvre •iOttOO hectares), mais la Réunion traverse nue crise que .Maurice a su éviter. Le ca/é et la vanille sont de jdus en plus c\illi\<''s. Il faut ruciirc citer les céréales et les /'mils. Comme voies de comnnniiialiou (pii sont encore médiocres, la Réunion possède une route de 230 Kilomèlres el u!i chemin de fer (pii part de l.i jiointe des Galets pcjur aboutir à Saiid-lienoit. Le mou\('inent de conunerce dans les Mascareignes est d'environ 200 millions de francs ; les exportations consistent en sucre et
en rlium : les im|iorlnlions en riz, ('(''ivalcs, bonifs de Mailag.iscar, vins, etc. Maiiri<'e et la Réuiiioii ont perdu de leur importance commerciale de|>uis le percement de l'isliime de Suez.