‹ Afrique, Asie, InsulindeChapitre 25 sur 86 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l'asie dans son ensemble

So.MMAIBK.

Siluation et conlmirs. — L'Asie comre 42 millions do kiloniélics (•arr(''S. Elle touche à l'Afrique par risthnie de Suez, elle n'es! pas ueltemeiil séparée de l'Europe. Elle est tout entière comprise dans riiémisplu re boréal.

Océans et )ners iiilérieiires. — L'Asie ne se laisse pas pénétrer el décou])er comme l'Europe, mais elle est plus variée et plus dentelée ([ue l'Alriiiue. Au nord l'océan Glacial ne forme (pie la mer de Kara; à l'est le grand Océan ne dessine ([ue les mers de Behri/u/, d'Olchotsk, du Jd/m/i, nier ./flH«e et mer de Chine. L'océan Indien découj)e Irois ])éninsn!cs : ÏAidliie, Vliide ci Vlndo-Chine. La mer iVO)nan el la mer de Bençjule, sont largement onverles en entonnoirs. A l'ouest il faut signaler deux mers intérieures : le <jolfe l'ernique et la mer Huuçje. Les golfes sont pins insigniliants au nord : emboncluires de VObi et de Vlénisséi. Le goll'e de l'elf/iiti ; les golfes du Tunhin el du Siain : ceux du Benrjale, d'Oman el d'Aden. sont de véritables mers. De nombreuv délroils séparent l'Asie des autres parties du monde el des archipels (délroils de Be/irinf/, de Mdliicca, d'Onnuz et de B(ib-el-M(indeb). Les caps ])rincipaux sont le cap Oriental (pii termine la Sibérie, le cap Romania el enlln le cap Comiirin. L'Asie est bordée d'un chapelet d'ile.s v<ilcani(pies [Sak/ia/i/ir. Ucs dn Ja/nin, Kuurile.s, l''iinnose, llaï-iian, t'(','//(n*, etc.). De nombreux volcans se dressent siu' la cote orieulaic {h'li(iiilc/ie//\ Foii.si-)'(nna, etc.). i-es principales montagnes .se troineut dans la partie centrale. Elles se C(iniposenl de hauts plateaux el île chaînes juonlagneuses. Du plateau de l'ainir se delacheiil : 1" les monis Ilimalai/as, avec le Oaurisanl.-ar (8 8il) ni.) ; 2" les monts Thian-Chan avec le K/ian-Ten;/ri (7 000 m.); et ;i" le h'ouen-lun. Entre ces bailles montagnes s'étendent de vastes plateaux : plateaux du Ti/ict, <le Oo/ji, de l'aniir el de lirtiii.

l'I'niKil. — En hiver la Sibérie a des lioids de 4(1" au-dessdus de ?.éi(i el en été le Tuikestaii connail les cbaleiiis de iO" au-dessus. l.,es \entsdii nord et du nord-est apjjortenl peu d'iiuniidilé dans l'Asie septentrionale; les NciiU du Mid-ipui'st (b'Ieiininent la sécheresse dans l'Asie occidentale ; ceux du Mid el du >nil-esl apportent d'abondantes pluies à l'Inde el à la Chine

L'ASIE DAiNS SON ENSEMBLE H:j

iiKTiilioiiali'. Entre les deux rétrioiis s'élciiilciil les (li'seits do la l\Ioiij,'olic, <lii Tibel, (le rjran el de lAiaiiie.

Fleicrcs et lacs. — 1" Dans locéaii Glaeial ar(ti(nie se jeltenl l'0/>(, V Ienisseï cl la Lena; 2" dans le j^rand Oeéaii VAii/uiu', le Iluanf/-ho et le Yanff-tsé-Kianr/; 3» dans la merde Clihie el le golfe du Bengale, le Song- A</i, le Mekomj el VIraouaddij ; 4° des glaciers Je rniniala\a sorlenl le Bralvnapoutve, le Camje et VIndus; 5" le plateau d'ArméMiie alimente VEuphrate et le Tigre; 6" la mer intérieure d'Aral reçoit le Syr-daiiu et \' Amou-Daria. Les lacs de l'Asie sont très nombreux.

Races. — La grande presqu'île de l'Hindoustan est habitée i)ar de nombreux peuples indo-européens : Hindous, Afghans, l'o'sans, Ainbessonl de la même famille. ^lais la race jaune est la i)lns nombreuse {Japonais, Chinois, Mongols, Annamites, Siamois. Birmans). Les Malais sont moins nombreux.

Productions naturelles. — La houille et le fer sont ri''|)andns dans fest, la Chine; Vétain se rencontre à Malaeca ; Vor et V argent en Sibérie. La végétation et les cultures ne réussissent hien cpie dans l'Asie méridionale. Le riz tient la première place; le blé réussit dans l'Inde; le thé est uti lies i)rineipaux objets de commerce; Vopium et le coton se récoltent dans ! Inde. Les forêts fournissent le teck, Vébène, le santal et le bambou. Comme faune, Véléphanl et le tigre habitent l'Asie tropicale ; le chameau. l'Asie .Mineure el lArménie: le cJieval en l'erse et en Syrie; les bœufs, dans l'HindousIan et l'Inilo-Cliine ; entin dans l'Himalaya, les chèvres du Tibet.

Commerce. — Il se concentre surtout dans VJlindouslan, Vlndo-Chine, la Chine et le Japon. La majeure i)artie de ces échanges profile à la Grande-Bretagne; viennent ensuite la France, puis l'Amériipie et enfin l'Allemagne et l'Italie.

Etals et colonies de l'Asie. — Tous les pays de l'Asie occidentale ont vécu en commun avec les contrées de l'EuroiJC et de l'Afrique: Arabes, Turcs et Russes ont dominé à la fois en Afri([ue, en Asie et en Europe. Aujourdhui l'Asie occidentale est jiartagée entre des États diiïéreuts : empire turc, empire russe, Perse, etc. L'Asie jjéninsulaire est occupée par les nations maritimes de l'Europe (empire colonial anglais, empire colonial français). L'Asie orientale est restée longtemi)s en dehors de tout contact avec les nations extérieures {Chine et Japon); mais il n'en est pins de même aujourd'hui, et ces peuples se trouvent serrés entre la Russie venant du nord, la France et l'Aiiglelerre venant du sud, sans parler des Etals-Unis ipii arrivent par le Pa<-ili(iùe.

Situation et contours. — Tl ne faut pas considérer l'Asie comme un j^ays ollrant un ensemble de mêmes caractères, !Sur celte immense étendue de 42 millions de kilomètres carrés, que rien ne sépare de l'Europe et que l'étroit iossé du canal de Suez distingue mal de l'Afrique, il y a des pays de toute nature, depuis les régions polaires du nord de la Sibérie jusqu'aux terres chaudes et humides de l'Inde et de rindo-Chine, en passant par toute la gamme des pays chinois. A l'ouest, l'Asie Mineure ressemble complètement aux pays voisins du sud de l'Europe et du nord de l'Afrique. Le

trait le plus original de sa structure est l'exislence d'une énorme masse de hautes terres qui sépare ces divers pays les uns des autres et qui est justement cause de leur dilTérence. De l'archipel gréco-turc à la mer de Behring-, l'Asie se développe sur il 000 kilomètres de longueur : sa plus grande larg-eur du noi^d au sud est de 8 000 kilomètres.

Relief. — Le trait principal du relief de l'Asie est un énorme amoncellement de hauteurs dans la partie centrale ; là sont les plus hautes montag-nes et les plus hauts plateaux du monde, au sud les monts Huna/ffijas avec le Gaurisankar (8840 m.), au nord les monts Tliian-Chan ou Célestes. Au nord de cette masse montag-neuse se développent les grandes plaines de la Sibérie ; au sud s'en détachent des péninsules assez montagneuses, comme l'Inde et l'Indo- Chine, tandis qu'à l'est s'ouvrent de grandes et lai'ges vallées par où les souffles de l'océan peuvent pénétrer justju'au cœur des montagnes.

Climat. — Fleuves et lacs. — Il résulte de cette disposition des terres hautes et basses, des larges masses continentales et des avancées péninsulaires, que l'Asie jouit du climat maritime dans ces régions du sud et du sud-est qui sont adossées aux grandes montagnes du centre. Ces hautes montagnes, opposées aux vents marins, multijilient l'effet utile des pluies et font que l'Inde, l'Indo-Ghine et la Chine sont parmi les pays les plus arrosés et les plus riches du monde. L'existence de bordures très élevées au sud et à l'est de la masse des plateaux fait que ces plateaux sont soumis à toutes les i-igueurs du climat continental. Il en est de même des plaines du Turkestan et de la Sibérie, qu'un gigantesque remjjart de hautes terres empêche de subir l'iiiMuence des vents marins du sud et du sud-est. Il y a donc un contraste profond, qui lient à la disposition des hautcins, entre l'Asie péninsulaire et orientale, ruisselante d'humidité, dotée de beaux lleuvcs, admirablement l'ichc en cultures, et l'étendue des jjlateaux et des plaines où domine la sécheresse avec toutes ses conséquences de médiociité <hi de misère.

Aussi les fleuves vraiment puissants sont-ils ceux de l'Inde, de rindo-Clùne et de la Chine, //(dus, Gn/if/e, Bra/irnujioulrc, MéhinK/ v\ Yainj-lsr-KidiK/. Non seulement ils

Page 1