‹ Afrique, Asie, InsulindeChapitre 27 sur 86 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Sommaire.

Toulo la dépression aralo-caspiennc au sud do la Sibérie occidentale et des monts Ourals est (lésii,niée sous le nom de Touran que dominent les escarpements des Thian-Chan et du plateau de Pamir.

Relief. — Des massifs formés de cliaînons qui se coupent en diagonale s'alignent dn platean de Pamir à l'Allaï : 1° au sud, VAUû et le Kara-laou avec la vallée du Zarafchaii ; 2" plus au nord VAlaï et le Thian-Chan occidental qui enferment la vallée du Ferghana ; 3° le Thian-Chan oriental et le Boro-Koro c[ui enserreut la vallée de Kouldja. Au delà, dans la direction du sud-ouest au nord-est il n'y a plus que de simples ondulations avec de profondes dépressions. Ce sont les célèbres portes mongoles. Les Thian- Chan ont d'est en ouest une longueur de 2 450 kilomètres. Leur hauteur moyenne est d'environ 3 a 4 000 mètres et leurs cbaînes se disposent en éventail. L'arête principale est celle du Katoun (\m dépasse 4 800 mètres. .\u sud du Katoun se développent les monts Archan qui se continuent par les Nan-Chan et les deux sillons de VAla-taou qui enferment le lac Issik-Koul. Le ]dus puissant des soulèvements du Tliian-Clian est l'arête méridionale dont le jirincipal sommet est le Chan-Tenc/ri (7 340 m.). Ce sont les monls Célestes des Chinois. C'est dans celle région ([ue s'ouvrent le col de Tourourj-Art (3 500 m.) et celui de Terekdaban. UAlaï a une hauteur moyenne de 5 000 mètres. Il est doublé du Transalaï qui renferme

GÉOG. CL. 5». 9

le yûaul (le toute l'Asie ceiilralc (le pic Kiiuffmann, 7 000 m.). Le plateau du Pamir mesure 300 kilomètres du nord au sud et 500 de l'est à l'ouest. Sa superficie est de 100000 kilomètres carrés ; son altitude de 4 à 4 500 mètres. Le col de Klzil-Arl fait commuui'^uer le plateau du Pamir avec les hautes vallées du Turkestan et la passe de Baror/hil conduit "v ers les hauts affluents de l'Indus. A partir des promontoirs occidentaux du Tliiau-Cliau s'abaissent les plaines du Touran.

Climat. — Le Turkestan a un climat excessif. Pendant l'hiver le lliermométre descend jusqu'à — 40° ; même à Merv, situé au sud, il peut s'aliaisser à — 150. Dans les montagnes, le climat est moins rigoureux. En été, la chaleur atteint -1- 30. Le Pamir a uu climat très rigoureux. Le Ihermomètrc peut marcpier en même temps — 10 à l'ombre et + 70 au soleil. Le Turkestan est très j)auvrecn pluies (0,6 cenlim. à Pelro-Alexandrovsk), Les jduies augmentent vers le sud.

llijdi-ugrapltie. — Le Turkestan est en voie d'assèchement. Deux grands Jleuves traversent la dépression touraiiienne, le Si/r -Daiia et V Amou- Daria. Le Syr-Daria (1 GOOkil.) sort des monts Tliian-Chan, arrose l'oasis du Ferghana et se jette dans la mer d'Aral par un delta marécageux. L'Amou-Daria est originaire du Pamir; mais, an sortir des montagnes, il perd une grande partie de ses eaux par l'èvaporalion et l'irrigation. Deux de ses anciens affluents sont absorbés par les sables : le Zarafchan et le Mourgab. La mer d'Aral (GO 000 kil. car.) s'assèche peu à peu; sa ])rofoudeur maxima est de 68 mètres. La mer Caspienne est à 26 mètres au-dessous du niveau de la mer. Elle mesure 1200 kilomètres du nord au sud, 550 kilomètres de large au nord, 280 seulement au sud. Son étendue est de 400000 kilomètres carrés. L'Issilc-Koul est un lac montagneux. Il a 6 000 kilomètres carrés de superficie. Le lac Balkach se déploie en arc de cercle long de 550 kilomètres, la profondeur maxima est de 20 mètres ; la profondeur moyenne de 10. Son princi])al tributaire est le fleu\e /// il 500 kil.).

Plantes et animaux. — Le Touran, sauf les oasis du Ferghana, du Zarafchan, de Mcrv, etc., est un désert où poussent seulement des piaules aromatiques. Aucontraire, les vallées moutagneuses renferment des forêts d'arbres fruitiers, des champs de céréales, des pâturages éteudus. ].,a faune des step|)es est assez pauvre (antiloi)es, chevrotins, loups, martres) ; celle du Pamir est extrêmement l'iclie (ours, loups, lé(>|)ar(ls, chamois, etc.).

Populations. — Le Turkestan renferme 5 800 000 habitants. La population se divise en lujmades du désert et sédentaires des montagnes. Deux millions appartiennent à la race aryenm- [Tadjiks, Galtckas. etc.): 3 millions à la race touranienn(! {Turkmènes, Kliirgiz, Kahnouks).

Géographie jxilifiqve. — Les Russes (Uit occupe'' les territoires du Turkestan à partir de 1847. En 1873 le Khan de Klii\a .1 reconnu leur suzeraineté. En 1884, Merv a été con(|uis. Le Turkestan russe csl divisé en onze gouvernements qui fornuMit la lieulenance géiuTale du Turkeslan. Les plus grandes vides ont été cousliuiles d.ins les hautes v.diécs de l'esl (rachkend, l.^C, 000 hab. ; Khokand, 82000 liah. ; Samarkand, 54 000 bah.). Dans les steppes, Merv uns à pari, on ni' lidu\t' que les villes (VAskatiad (8 000 hab.). Krasnnvodsk. Alexandrovsk. Les Khanals de K/iiva ('[ de liokhara sont sous le proteclorat de la Uussie (pn l'ail de graiuls sacrifices pour .'dleindi'e d'une part If Turkeslan diinois par l'Ili el de l'aulrc l'Afghanislan par Merv.

Géographie économif/ue. — L;i plus grande paille du pays ne se c(nnpose

LE ïl'RRESTÂN. \:\[

qui' di' déserts el do i>ùtiirages; 3 millions d'iiectaivs sur 108 millions sont i}n cultiiro. Le Turkestau peut produire les céréales, le colon, le riz, les fruits. L'exportation du coton dépasse 70 000 tonnes. Mais Télevagc est rooeupation prinei|iale.

Industrie. — Le Turlcestaa jiossède de nombreux gisements de kouille. Le Badakclian est renommé pour ses pierres précieuses. Le fer, l'argent, le cuirre abondent dans les montagnes du Fergliana. L'élevage du ver à soie réussit; lindusliie des étoffes en poil de chameau est déjà ancienne; celle du coton s\acclimate; les cuirs sont travaillés en plusieurs endroits. Les principaux centres sont ceux de Samarkand et de Tachkend.

Voies de communication. — Le commerce se fait par caravanes vers Orenbourg pour la Russie ; vers Hérat pour la Perse et vers Peïchaver pour l'Inde. Le chemin de fer transcaspien arrive à Samarkand et franchit 1 4G0 kilomètres. Le prolongement jusqu'à Tachkend a été achevé.

Commerce extérieur. — Le commerce extérieur jjasse entre les mains des Russes aux dépens des Anglais. Les principaux objets d'exportation sont le coton, la soie, les peaux, la laine noire (astrakan) et enfin les chevaux. La Russie a accompli dans le Turkestau une œuvre extrêmement remarquable.

Au sud de la Sibérie occidentale et des monts Oural se développe la dépression aralo-caspienne, que l'on appelle aussi Touran par opposition aux terres élevés de l'Iran qui la dominent au sud. Le Turkestau, ainsi appelé du nom du peuple qui l'a conquis et colonisé autrefois, comprend en même temps des plaines et des régions montagneuses qui avoisinent ces plaines. La conquête russe a beaucoup étendu la sig-nification de ce terme de Turkestau.

Relief. — Les hautes terres qui entourent la vaste plaine du Touran })euvent être divisées en trois sections :

i" Les monts Thian-Ghan. — Les Thian-Chan ou monts Célestes, couvrant une superficie vingt-cinq fois égale à celle des Alpes, se développent d'est en ouest, depuis l'oasis de Khami., en plein désert de Gobi, jusqu'à Samarkand, sur une longueur d'environ 2 500 kilomètres. G'est un système montagneux très complexe dont les hautes régions mesurent en moyenne plus de 5 000 mètres, avec des pics majestueux de plus de 7 000. Ge sont par exemple les arêtes du Katoiun, au sud d'Ouroumtsi^ que surmontent de nombreux volcans et où maints sommets mesurent 4 800 à 5000 mètres. Mais la plus puissance des arêtes du Thian-Ghan est celle du sud, désignée sous le nom particulier de monts Gélestes |)ar les Ghinois. Là se dresse le Chan-Tengri, haut de 7 340 mètres, couronné de

glaciers dont quelques-uns ont 100 kilomètres de longueur.

2" Au delà de la partie du Thian-Chan que Ton appelle Trekdaban commence VAInï, dont la hauteur moyenne est d'environ 5 000 mètres et où les cols les moins élevés dépassent 3 000. Au delà d'un plateau qui s'adosse à TAlaï est une seconde masse montagneuse qu'on appelle Transala'i. Dans le système du Transalaï, qui sert de rebord septentrional au vaste plateau de Pamir, se dresse à 7 000 mètres le pic Kauffmann.

3" Le plateau du Pamir est une énorme masse de 100 000 kilomètres carrés de superficie et d'une altitude moyenne de 4 à 5 000 mètres. Ce plateau est encadré à l'ouest parle Transalaï, à l'est par le Kizil-Art et la Tag-harma (G 800 mètres), et au sud par l'Hindou-Kouch.

Le col de Kizil-Art fait communiquer au nord le plateau de Pamir avec les hautes vallées du Turkestan, et la passt^ de /iarof/hil, au sud, ouvre le chemin vers les hauts affluents de rindus. Ces cols sont deux positions sti^atég'iques de la plus haute importance pour les Etats russe et ang-lais qui se disputent la possession du haut plateau.

4° Entre les promontoires occidentaux du Thian-Ghan et du Pamir d'une part, et la Caspienne de l'autre, s'étendent les plaines du Touran, fond d'une ancienne méditerranéo qui s'est asséchée. Au nord du lac Balkach, la partie qui confine à la Sibérie porte le nom de steppes khirg-izes. Le Knra-Konm, nord-est de la Caspienne, le Kisîl-Koinn et VAk-K(nim, à l'est de la mer d'Aral, sont de véritables déserts. A travers toutes <ies étendues sablonneuses, les giaiicJs lleuves venus des montagnes du sud foi-ment des lignes d'oasis où s'est groupée toute la population.

Climat. — L(! Turkestan, ne i-ecevant les soufllrs marins d'aucune jjarlie de l'horizon, est une zone de climat continental caract(''risé. Quuml soufthnit sur la plaine les vents secs et froids du nord pendant l'hiver, le thei-niomètre descend jusqu'à — 40" et — 50°. Même à Merv, située dans l'extrême sud, il tombe parfois de la neige et la tempéralurfi |)eut s'abaisser à — IT)». Les valh'-es niontag/Kuises du sud sont sujettes à de moindres rigueurs.

Ces mêmes pays, qui oui ciidurf'- lui hiver tei'rible, supportent des températures d'été turrides qui vont jusqu'à + 45" et H- 50».

La plaine du Touran reçoit de très faibles pluies (32 centimètres à Tachkend, 34 centimètres à Samarkand). Les cultures ne vivent que g-râce aux eaux venues des monla^ni's du sud.

Fleuves et lacs. — Co sont les fleuves qui font vivre le pays et créent là des oasis, comme fait le Nil à travers les déserts d'Afrique.

L(! Siji'-Daria, ancien Iaxarte(l 600 kil,), vient des monts Thian-Chan. Il arrose la belle oasis du Ferghana. Son ilelta, embarrassé de roseaux, forme, au nord-est de lamer dAral, un vaste marécage.

LAtnau-Daria, ancien Oxus (2500 kil.), a ses sources les plus lointaines sur le Pamir. Il sort du lac Sor-Koul, à Taltitude de 4200 mètres ; il tient toute sa richesse en eau du Pamir et des hautes montagnes qui Tcntourent. A 50 kilomètres de la mer d'Aral commence la région marécageuse de ses embouchures. On considère, en g-énéral, comme affluents de l'Amou-Daria, le Zarafchnn, qui fertilise, sur sa droite, la belle i)laine de Samarkand, et le Mourgab, qui arrose, au sud-ouest, l'oasis de Merv ; mais la plupart du tem})S, aucun de ces deux fleuves n'arrive jusqu'à l'Amou- Daria .

L'assèchement de la plaine du Turkestan est attesté par la décroissance des lacs semés à sa surface ; quelques-uns sont assez g-rands pour mériter le nom de mers.

La //«('/■ rfMrfl/ (07 000 kil. carrés), sous un climat aride, est en voie d'assèchement, en dépit des apports du Syr- Daria et de l'Amou-Daria. Sa plus g-rande profondeur est de 68 mètres; son niveau est à 47 mètres au-dessous du niveau de la mer.

La mev Caspienne est à 26 mètres au-dessous du niveau de la Méditerranée ; elle mesure 1 200 kilomètres du nord au sud, 550 d'est en ouest ; sa superficie est de 400000 kilomètres carrés. La partie septentrionale n'est qu'un vaste marécag-e où l'on atteint 15 à 16 mètres de profondeur au plus, tandis qu'on a trouvé au sud, aujjrès des montagnes, dos fonds de 700 à 900 mètres. Au centre s'avance une péninsule qui détermine le grand golfe de Kara-Bougaz ,

Ij'Issik-Koul est le seul g-rand lac du Turkestan situé en pays de montagne (1600 mètres d'altitude). Son nom, qui signifie lac chaud, indique qu'il ne gèle jamais, l^e lac

Halkach marque le fond de la dépression septentrionale du Turkestao. Long- de 550 kilomètres, il n'a guère en moyenne plus de 10 mètres de profondeur. Son principal tributaire est le fleuve Ili (1 500 kil.), qui vient du Thian-Ghan comme le Syr-Daria. La vallée de Tlli est le grand chemin de pénétration du Turkestan russe dans le Turkestan chinois.

Plantes et animaux. — Exception faite des oasis du Ferghana, du Zarafchan, de Merv, et quelques autres, le Touran présente l'aspect d'un désert, dont la monotonie n'est rompue, çà et là, que par quelques maigres herbages, dans lesquels se dressent des arbustes résineux appelés saksaovils. Tout autre est l'aspect de la région montagneuse. Les vallées du Thian-Chan renferment d'admirables forêts et de riches verg-ers, d'excellents pâturages et même de belles cultures d"orge et de fi'oment.

Même contraste dans la vie animale. Dans les steppes, on chasse d'énormes troupeaux d'animaux migrateurs, comme les antilopes. Sur le plateau du Pamir et dans les hautes montagnes abondent de grands animaux : ours, loups, chamois, cerfs, etc.

Populations. — Le Turkestan entier, six fois grand comme la France, renferme 7 millions et demi d'habitants. Deux millions sont des Arijetis, entre autres les Tadjlks du Ferghana et de la Bokharie et les (raltchas du Pamir occidental. Mais la grande majorité appartient à la race touranienne, par exemple les Ti/rknirnes ou Tuvcoinnnx, les Kliirr/iz, les Kaliiiouks^ etc. Les colons sont déjà au nombre de 8Ô0 000.

Géographie politique. — La conquête russe a débuté en 1847 et IS'iS, par roccu|>alion dcTachkend et de Samarkand. En 1870, le khan de Khiva reconnaissait la suzeraineté des Russes ; en 1884, Merv, la clef de l'Inde, était soumise. Cirâcc à la construction du chemin de fer transcaspien, les Russes peuvent maintenant disputer aux Anglais la possession du plateau de l'Iran, et, en cas de complications, arriver les premiers d(!vant la place forte de Hérat.

Le Turkestan russe est divisé en onze gouvernements qui forment la ricufonnnrp (/énôralo dn Turka^tan ou d'Asie centrale. Les plus grandes villes ont été construites

LE TURKESTAN. d3S

dans les hautes vallées de l'est, dont le climat est plus doux. La capitale est Tachkend (15(3 000 hab.). On peut citer ensuite Khokond (82000 hab.), Khodjcnd (34 000 hab.), dans la haute valléedu Syr-Daria, enfin Saniarkand{'o'iOOO hab.), dans le haut Zarafchan. Les villes de la rég-ion des steppes sont moins considérables ; souvent d'ailleurs ce sont plutôt des agglomérations de villages ag-ricoles, formant oasis, que des villes proprenàcnt dites. La grande oasis de Merv compte 200000 habitants. La cité la plus peuplée après Merv est Verniyi, dans la province de Sémiretchie, plus accidentée et d'un climat moins rig-oureux (20000 hab.), le port de Krasnocodsk, sur la mer Caspienne, se développe rapidement.

États vassaux. — De la Russie dépendent, à titre de vassaux, les khans de Khiva et de Bockhara. Le khanat de Khiva a 400000 habitants, la plui)art nomades, La capitale, Khiva, renferme 30000 habitants. Le khanat de Bokhara compte plus de 2 millions d'habitants. Sa capitale, Bockhara, sur le bas Zarafchan (70000 hab.), est une ville importante. L'indépendance de ces khanats est toute nominale.

Géographie économique. — Le Turkestan russe vaut surtout par les belles cultures de ses oasis ; il sera peutêtre un jour un des chemins du commerce de l'Inde avec l'Europe.

L'agriculture est développée de toute antiquité, et avec grand soin, dans la plupart des oasis. Le Turkestan, dont les étés sont très chauds, produit, moyennant irrig-ation, des récoltes très diverses, du riz, des fruits, du raisin, du coton, dont l'exportation commence à représenter une grande valeur. Dans ce pays essentiellement nomade, on ne compte encore ({ue des industries destinées à satisfaire les besoins immédiats de la famille ou de la tribu, industrie des cuirs, des tapis, des différentes étoiles. Samarkand et Tachkend ont le plus grand nombre d'artisans.

Pendant long-temps, le commerce ne se fit que par caravanes ; aujourd'hui encore, ce moyen est usité entre Orenbourg-, sur les confins de l'Europe, puis Verniyi et Couldja, sur les conlins de la Chine, Merv près de la Perse, Ilérat aux portes de l'Afghanistan et de l'Inde.

Les échang-es ont été singulièrement facilités par la construction du chemin de fer transcaspien, œuvre du général Annenkof. La ligne part de Ouzoun-Ada sur les bords de la Caspienne, et gag'ne Samarkand^ Merv et Bock/tara^ les villes de Tachkend, au nord, et de Kouschk au sud. Il mesure 1800 kilomètres de longueur. Construit dans un intérêt militaire, il n"a pas tardé à déterminer une meilleure exploitation du pays ; on lui doit en particulier les progrès de la culture et de l'exportation du coton.

La valeur du commerce de l'Asie centrale russe s'élève à 400 millions environ. L'exportation consiste en blé, en coton et en bétail; l'importation, en objets manufacturés et en outillage pour la construction des villes et rétablissement des industries encore rudimentaires de ce pays.

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