L'IRAN
La bordure de Vesf se compose du Seful-Koh^ puis du Soiiieïman-Daffh, orienté du nord au sud, et dont les pentes tombant sur la vallée de l'Indus par escarpements rapides, s'abaissent lentement vers le plateau intérieur. Au sud de ces montag'nes, se creuse la dépression du col de Bolan, où passe la fameuse route de Kandahar et Tlndus.
La bordure méridionale est moins distincte et moins nettement séparée de la masse du plateau. Sur cette face, le plateau se déprime par une succession de terrasses. On désigne cet ensemble confus de chaînes sous le nom de chaînes iraniennes ; elles atteignent, dans leur région culminante, 5000 et 5200 mètres.
La bordure occidentale comprend les hautes terres du Kourdisfan, dont les sillons parallèles courent vers le sudest, depuis les sources de l'Araxe et le lac d'Ourmiah jusqu'au littoral de Mekran.
Climat. — Le climat de l'Iran diffère suivant qu'on envisage la zone des plateaux, celle des montag-nes, et parmi les montagnes, celles qui avoisinent la mer ou qui en sont éloignées. Sur les plateaux proprement dits, règne le climat continental. Les variations de température sont d'une grande importance et d'une extrême rapidité, soit d'une saison à l'autre, soit d'un jour à l'autre, soit entre le jour et la nuit. En hiver, on y observe des froids de — 20° ; en avril, dans le désert de Lout, la température de -|- 40" s'observe fréquemment, et celle de -|- 55" a été relevée plus d'une fois. Au mois de juillet, à Méched, le thermomètre a marqué -|- 62°, dès 8 heures du matin.
Mais les rég-ions montagneuses, en particulier les chaînes du Khorassan, du Kourdistan et les terrasses du Farsistan ont un climat assez doux et à variations moins brusques.
Enfin, sur la lisière mai-itime de la Caspienne et de la mer d'Oman, règne une chaleur humide et beaucoup plus constante à la fois que colle des montagnes et du plateau. C'est le pays de la culture du riz.
Fleuves et lacs. — Une surface de plateaux sans écoulement vers la mer n'a guère que des lacs salins ou saumâtres et des cours d'eau terminés dans dos lagunes. Pourtant çà et là, quelques fleuves issus des montagnes se
fraient un chemin jusqu'à la bordure et tombent à la mer. Ainsi les monts du Khorassan donnent naissance à VAtre/i qui tombe dans la mer Caspienne, etrilindoukouch envoie ù rindus le fleuve Kaboul dont les défilés ont une g'rande im[)ortance comme chemin de l'Inde. Parmi les cours d'eau qui ne peuvent atteindre les mers, citons le Uevi-Roud , rivière de Hératet XeMourgnb qui traverse Toasis de Merv. Sur le plateau s'étend le lac (VOurmiah (4000 kil. carrés), dont la salure dépasse celle de la mer Morte, puis le lac Hdnioun^ vaste marécage où se jette la rivière afghane de VHilmend, après un cours de 1 000 kilomètres.
Littoral. — On ne peut dire que le plateau de l'Iran ait un littoral : les côtes qui sont formées à la base des bordures du plateau sont en relations très difficiles avec l'intérieur: ce sont d'ailleurs des mers peu importantes par elles-mêmes et peu fréquentées, surtout la mer Caspienne. Sur cette mer intérieure, la côte persane est une étroite bande de sable, basse, insalubre, où s'ouvre le médiocre port de cabotag'C de Méched-hser. Sur le g'olfe Persique, le meilleur port, fort insalubre, est Bender-liouchir. Le littoral du Alékran, à l'est du détroit d'Ormuz, présente à la mer une hg-ne uniforme (\c collines sablonneuses et de falaises rocheuses ég'al(;ment inhosi»italières.
"Vies végétale et animale. — Vies végétale et animale sont également rares et misérables sur le plateau proprement dit. Les [)arties les plus riches de l'Iran sont les provinces bordièr(>s de la Caspienne cl du g-olfe Persique. Ainsi, dans le Ghilan et le Mazendcran, au bord de la Caspienne, on rencontre de|)uis la plaine jus(|u'ini sonunel, d'admirables ri/ières, d(!S vig-nobics jusipi'à l'L^OO mètres, du Ijlé jusfpi'à 2 700 mètr-(^s et des forêts jus(prau sonmicît. La beauté de rai)cirinic Perse ou Farsistan n'esl pas moinscélèbre.
Populations. — La race indigent; est, comme le nom l'indi(pi(î, \vn'(ice iranienne, à laquelle paraissent se ratlacher les A/'f/hans ; la race con(piéranle et dominante est celle «les Titres, venus du Toui-an. Dans les moniagnes de l'est ilominent les /xoi/rdcs, vivant sous la lente à rétatnomade. A \n rfifc S('/nifif/iir ;i\>\)H\\\(\\)f\f'u{ les Art/hrs t\o rAial)istan. Li'S P(îrsans pridosenl risiainisine ; mais ils sont d(; la S(!(;le des (!/iii/cs, Imstilo aux .\ralie> cl aux Turcs, (pii sofil Siuuii/rx-