ARMÉNIE ET CAUCASE
Sommaire.
Relief. — Entre les vallées de la Koura et du Rion s'étend le plateau arnu'uien. Il se compose, en réalité, de plusieurs plateaux différents surmontés de cônes voleani([ues plateaux A'Erzeroum, de Kars, d'Erivan et de Diarbékir). Le géant de la chaîne est le massif de VArarat (5000 ni.). Le Caucase a 1200 kilomètres du nord-ouest au sud-est. Il se ramifie en plusieurs chaînes parallèles [Elbrouz, 5000 m.; Kasbeck, 5000 m.). Le principal col est celui de Darial (2 400 m.).
CUmal. — Le climat est inégal et rigoureux. Le minimum à Erivan est de — 3.3° et le maximum de -|- 45°. Lluimiiiité diminue d'ouest en est (3 m. d'eau à Routais et 24 centim. seulement à Bakou). La limite des neiges permanentes se tient à près de 4 000 mètres.
Hydrofivaphie. — Les pluies de la mer Noire alimentent le Kara-Sou on Euphrate supérieur et le Tchorouk. Au sud du Caucase coulent le Rion qui se termine à Poti et la Koura (1000 kil.' qui se grossit de ÏAlazan et de YAraJc. L'Arménie renferme aussi les deux grands lacs de Gock-tcha'i (ou Sevanf/a; et de Van.
Végétation. — Le Caucase possède d'admirahles forêts {érables, frênes, charmes, etc.). Dans les vallées méridionales ou trouve les arbres fruitiers; la vifpie croît jusqu'à 1 200 mètres. Le cotonnier réussit dans a vallée du Rion; les céréales sont culti\ées partout.
Populations. — Les races sont extrêmement nombreuses ; 1° race caucasienne; Tcherkesses, Géorgiens, Lesghiens; 2° race turque : les Tartares ; Z° race aryenne : les Kouriles; 4° race sémitique : les Arméniens. Les cultes sont aussi nombreux que les races.
Géographie politique. — Les Russes ont pénétré dans le Caucase, dès le xvm« siècle. Après avoir brisé la résistance de Schamyl, ils ont occupé le Caucase (1859 et 18G3). L'Arménie a été conquise par les Arabes au vin® siècle, puis partagée entre les empires ottoman et persan. Enfin les Russes ont occupé une partie de ce territoire en 1813 et en 1821) (Irailé d'.Andrinoplei. Le congrès de Rerlin (1878) leur a donné le port de Batoum. Les Arméniens ont résisté à rinlluetu-e russe. Les pays du Caucause forment la lieutenance du Caucase divisée en Transcaucasie (240000 kil. car.), capitale Tiflis et la Ciscaucasie. Les principales villes » sont Anapa, Poti, Batoum, Erivan, Bakou, etc.
B Géographie économique. — Le sol de la Transcaucasie est très fcriile. K C'est le Midi de la Russie. Elle lui fournit son vin, ses fruits et ses K: léqumes. Les forêts sont dévastées ; la pêche est très productive. Les
ricliesse>! minières sont alioiulantos : au promier laiifr. il faut citor 1rs nappes de pétrole de Bakou.
Voies de communication. — A côté de la grande route niililaire tlu Darial. la vole commerciale la plus importante est la lij;ne ferrée de Batoum à Bakou par Tiflis (jui se relie au réseau russe du nord du Caucase, par la ligne de Bakou à Pefrovsk et d'autre part à Kars par Tiilis. Des roules permettent daller iVErivan à Erzeroum par le col du (Ihamivau, de VArax à Te'bi-iz; enfin une ligne sera bientôt construite de Vladikavkaz à Tiflis par le col lïArkhol. Le commerce de la Transcaucasie a pris une importance considérable grâce à Bakou et à Batoum.
Limites et aspect général. — Entre la vallée de la Koura et du Rion au nord et les plaines de la Mésopotamie au sud, s'élève l'énorme îlot du massif ai^ménien. Il est séparé du massif du Caucase par ses deux vallées de la Koura et du Rion; le massif du Caucase lui-même tombe, au nord, sur la plaine basse qui s'étend entre la mer Caspienne et la mer d'Azov. La Russie domine dans le Caucase, dans les vallées qui le séparent de l'Arménie, et dans une partie de l'Arménie elle-même.
Relief. — Le plateau arménien se compose de plusieurs ])latcaux d'altitude différente et que surmontent des cônes volcaniques : plateau (ÏErrerouî)i (2000 mètres) ; de /r«;\<f et d'Erivan ; |)lateaii de Diarbékir. Le f^éant du système est le massif de XAi'arat terminé par deux cimes volcaniques de 4000 et 5 000 mètres ; au noi^d se dresse YAlagoez ù 4 000 mètres environ.
Le Caucase s'étend du nord-ouest au sud-est sur mie longueur de 1200 kilomètres, du (h'-lroil dt- Kerlcli au promontoire d'Api'hc'Ton, avec une hir^^cur variant de 40 à 200 kilomètres. A l'ouest, c'est d'abord mie cbaîiic lurupie, })uis te système se développe en plusieiu\s plis parallèles, soudés entre eux par des chaînons transversaux. Six sommets du Caucase déjiassent le mont Blanc, parmi les(|uels VElhrouz (5 000 mètres), le Karliianlaou (5201) mètres^, le KashccI,- (5000 mètres). ¥j\\ f^énéral, la li^iie d(îs crétins est peu cntamT-e pai- les cols, dont kî [»liis important, celui de Darial, au reulrc, mesure; 2400 mètres. C'cist dans le Caucase central qu(; l'on rencontre les |»liis haules cimes : il y a là soixante sommets qui dé|)assent 4000 mètres.
Entre rArm(''ni(' rt le Cauras»; se d(''V('loi)pe la plaiiu; de Transcaucasie, ou pour mi(aix dire l((s vtdlées de Ti-anscaucasie (juarrosenl le llidii ri la Kniua.