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CHAPITRE XIII

Sommaire.

Le Japon est un arcliipel qui se développe sur 25 degrés do latitude. Les quatre îles principales sont Yé.so, Uomlo ou Nippon, Siko/c et Kùm-sioii. La superficie est de 380 000 kilomètres carrés.

Relief. — Ces îles sont montagneuses et volcaniques (cinquante volcans dans les Ivouriles, onze dans Yéso). Les plus hautes cimes se trouvent dans l'île de Nippon (le Foîisi-Yama, S '00 m.). Les tremblements de terre sont fréquents au Japon.

Climat. — Le climat est océanique et insulaire, mais inférieur, à latitude égale, à celui de l'Europe. Cependant, vers le sud, le courant du Kouro- Slvo réchauffe les îles japonaises. Elles sont soumises au régime des moussons (en hiver, vents polaires ; en avril, moussons pluvieuses du sudouest).

Ili/drographie. — Peu de grands lleuves. Le plus important est le Tonef/aoa au nord de Tokio. Les rivières sont abondantes de mai à octobre et maigres d'octobre à mai.

Cotes. — Les îles japonaises sont très découpées. Si l'île d'Yoso n'a de bon port qu'lla/i-odate, les baies et les golfes sont très nombreux au sud (baies de Tokio, de Yokohama, d'Osaka) ; dans l'île de Kiou-siou sont les golfes de Nagasaki et de Kagosima.

Plantes et animaux. — La dore est d'une richesse extraordinaire. L'île d'Yeso n'est qu'une grande forêt (chênes, hêtres, frênes, etc.). Les céréales d'Europe réussissent; dans l'île de Riou-siou on rencontre les palmiers et la canne à sucre. Beaucoup d'espèces animales ont disparu. On trouve encore des ours, des loups et beaucoup de renards.

Population. — Elle est de 48 millions d'habitants. Les aborigènes ont été les Aïnos, au nombre do 30 000.

Géographie politique. — La Révolution do 18C8 a donné le pouvoir au mikado aux dépens du taïkoun et des daïmios. Le régime parlementaire a été institué en 1889. Le premier télégraphe date de 18C9; la première voie ferrée, de 1870. L'armée compte 411 000 hommes; la Hotte se compose de cinquante bâtiments. Le Japon a vaincu la Chine on 1895, acquis l'île de Formose et l'archipel des Pescadores.

Villes. — La ville do Tokio compte 1 452 000 habitants; Osaka, 821 000 habitants ; A7o/o, 300 000 habitants; Nagoga, 244 000 habitants; Yokohama, 215 000 habitants. 40 villes ont une population qui dépasse 30 000 âmes.

Géographie économique. — Agriculture. — Les forêts couvrent 17 millions et demi d'hectares (cèdre, pin, mûrier, etc.). Les principales cultures sont le riz, le blé et Vorge. La culture maraîchère est très développée. Les plantations de thé donnent 32 millions de kilogrammes; la canne à sucre diminue ; la culture du taliuc augmente ; enfin le coton est do qualité médiocre. L'élevage est assez peu pratiqué (I million de têtes de gros bétail et 1400 000 chevaux). La pêche est très active. L'industrie la plus active est celle de la soie. Le Ja[)on est assez riche m «r et en argent; la houille existe partout, le soufre se recueille en abondance; la terre à

piivcelaine est retirée du sol en grande quantité. Les anciennes industries du Japon sont prospères {bronzes, laques, porcelaines, armes, papiers et broderies). Les industries modernes se sont développées {filatures de coton, fabriques d'allumettes, verreries, bi-osseries, cfiantiers de cons- Iruction).

Voies de communication. — Le Japon possède 60000 kiloniélres de routes et 9 000 kilomètres de chemins de fer. On compte 3 lOOO kilomètres de lignes télégraphiques. Le commerce extérieur se fait presque exclusivement par les deux ports de Yokohama et de Robe. Le meilleur client du Japon est l'Angleterre; le second, les États-Unis; la France ne vient qu'au sixième rang. Le Japon joue, dès maintenant, dans le Pacilique un rôle de premier ordre.

Situation et étendue. — L'empire du Japon nccuj)e les plus grandes et les ])lus riches îles qui boi^dent TAsie orientale, depuis les îles proprement japonaises du Yéso, Honclo ou Nippo7i, Sikok et Kiou-sion jusqu'à Fovmnse, conquise en 1895 sur la Chine. Ces diverses possessions couvrent un total de 417000 kilomètres carrés avec une population de 4S millions d'habitants, dont 45 pour les îles proprement japonaises. Entre l'extrême nord et l'extrême sud des [)ays do domination japonaise il y a un(! distance d'à pou près 2S00 idiome très.

Relief.— Les île de lemiàre jajjonais sont essentiellement montagneuses et volcaniques. Elles se dressent à l'ouest d'une ligne de grandes profondeurs marines, ce qui a porté certains géologues à considérer le relief insulaire japonais comme le pli résultant d'un oirondiY'ment dans le i^acilique occidental; les volcans en signaleraient aujourd'hui la bordure. S'il était prouvé que les volcans jalonnent toujours les lig-nes de fracture de l'écorcc terrestre, il faut avouer que cet indice serait plus probant au Japon que partoul ailleurs. Il est bien conslalé, quoi qu'il en soit, que les îles japonaises sont \v. théâtre de tremblements do terre redoutables et d'imposantes éruptions volcaniques. Il y a une cinquantaine de volcans dans les Kouriles ; Yéso en compte onze; l'éruption du Bantaï, en 1888, lit des milliers de viclimes. En ime seule année, l'observatoire de Tokio enregistrait 180 secousses de tremblement de terre.

Dans Nippon, la superficie des plain(\s n'est ([ue h; huitième! d(! la superficie lolale. Il y a là inie chaîne nionlag-nensc d'iuie allilndi' ninytMine de 1.50(1 niêlres avec des cols der)()Oà 1000 mèlres dallilude. Les plus haules eimes sont des volcans : ainsi le lùxisi-ydina s'élève à ;>7U0 mètres:

la base du c.ôno a 150 kilomètres de tour, le sommet est couvert de neig-es persistantes.

L'île de Siivokest moins haute que Nip])on; la chaîne maîtresse ne mesure même g-uère que 1400 mètres, mais les cols sont souvent à 1 000 mètres d'altitude. Formose a le point culminant de l'archipel japonais, XeNitaka-yama., haut de 4150 mètres.

Climat. — Le climat du Japon, i*ég"lé par l'alternance des moussons, est un climat essentiellement maritime et sur lequel les souffles secs du continent voisin n'ont qu'une médiocre influence. Pourtant ce n'est plus le climat perpétuellement humide des i)ays de moussons du sud et du sud-est de l'Asie. Les saisons se montrent déjà beaucoup mieux tranchées et plus caractéristiques. Ainsi à Yéso, la plus continentale il est vrai de toutes les îles par son climat, le thermomètre descend jusqu'à — 10° centigrades. Dans Nippon on a vu les plaines couvertes d'un mèlr(; de neig'e. Toutefois Tokio, sous la même latitude que Pékin, est beaucoup plus tempéré en été comme en hiver. C'est en avril ou en mai que la mousson atteint les archipels du sud, en juin qu'elle visite les pays d'extrême nord. Le Ja])on du centre et du sud est un pays très humide, ce qu'ex[)lique sa structure essentiellement montagneuse. Le courant du Kouro-Sivo influence le climat du Japon comme le Gulf Stream agit sur le climat de l'Europe du nord-ouest.

Hydrographie. — La distance des montagnes à la mer est trop courte i)0ur permettre, au Japon, le développement de grands fleuves. Le plus im})ortant est le T one -g av a, \owg du 450 kilomètres, qui coule au nord de Tokio. Les rivières ja])onaiscs sont abondantes de mai-juin à octobre, quand souffle la mousson pluvieuse ; elles sont maigres ruisseaux, d'octobre à mai-juin, pendant la mousson froide et sèche venue de Sibérie. Tout l'archipel, surtout l'île de Nippon, est creusé de dépressions où de profonds lacs aux eaux très pures dorment dans des cirques de montagnes. C'est une des beautés caractéristiques du pays.

Côtes. — Il y aurait imprudence à établir une relation entre les grandes profondeurs maritimes qui bordent l'archipel japonais, fosse du Néro (9635 m.), fosse des Koul'iles (8530 m.), et l'extrême découpure du pays : car il y a

des pays fort découpés le long- de mers peu profondes, et des pays plats à portée des g-randcs profondeurs maritimes. Mais on ne peut nier que l'archipel japonais soit profondément découpé : nombre de géogTaphes l'ont comparé aux Iles britanniques, bien qu'il y ait plus de ressemblance dans la position de rart:hipel et dans son rajtport politique que dans sa nature géographique môme. Dans File Yéso, au nord de Nippon, les baies sont encore assez rares : il n'y a là de bons ports que Hakodalé sur la péninsule d'Osima. Le nord de Nippon est même assez peu dentelé. Mais au sud de cette île centrale du Japon, les golfes sont innombrables. Il faut d'abord citer la gi-andc Méditerranée japonaise qui s'ouvre entre Nippon, Sikok et Kiou-siou. Les articulations les plus remarquables de cette région sont les baies de Tokia^ de Yohohania et Osaka. Dans l'île de Kiou-Siou, les golfes de Nagasaki et de Kagosinia sont de profonds et étroits enfoncements enti^e deux sillons de montagnes. Au sud, Formose est beaucoup moins découpée : c'est ce qui fait la valeur de Yarchipel des Pescadores que Courbet voulait garder à la France.

Plantes et animaux. — On peut dire qu'à l'exceittion de Yéso, très voisine du continent et qui en subit l'influence, le Japon doit à l'abondance de ses pluies d'été et à la temi)él'uture relativement modérée de ses hivers une vég-étation d'une richesse et d'une vig-ueur extraordinaire. Ce n'est guère d'ailleurs qu'à Yéso, dans l'extrême nord, et à Formose, la conquête récente, que la végétation naturelle se montre avec exubérance. Dans la plupart des îles du centre qui portent la majeure partie de la population, le labeur de l'homme a depuis long'temps adapté au sol les seules plantes ((ui sont utiles, à l'exception des sommets montag'noux. Yéso est une vaste forêt de conifères dans sa partie septentrionale, de chênes, de hêtres et de frênes, dans sa jiartie méridionale. Dans Nippon, on voit, avec les hêtres, les chênes et les frênes, des mûriers, des chênes-verts, des mag-nolias et des arbres à thé. Dans les îles de Kiou-Siou, Riou-Kiou et dans les parties colonisées de Formose, les palmier-s (H la canne à sucre sont nombreux. Partout enfin, sauf le nord de Nippon et le sud de Yéso, où l'on cultive le iilé, ce sont les rizières, habilement étag'écs et ii-rigiK'cs, (pii sont remy)|(>i ossentir'l de la Ict'fc.

La faune sauvage, oommc la flore, a été modifiée par l'homme; les ours jadis nombreux, les loups, les renards deviennent rares.

L'élevage du cheval esl la prin('i|»alo occupation des i)aysans jajtonais du nord et du centre. La richesse des eaux en morues, en sardines, en thons, en maquereaux, en harengs et en saumons a été mieux respectée et même est remarquablement entretenue.

Populations. — L'empire du Soleil Levant compte 48 millions d'habitants, dont3 à Formosc, un demi-million à Yéso. 7 à Kiou-siou, 3 à Sikok et 32 à Nippon. Les parties les plus peuplées de l'empire sont le Nippon central et occidental, où l'on compte 180 habitants au kilomètre carré.

La race japonaise des pays du centre est fort homogène. Dans Nippon on rencontre toutefois deux types distincts. Les i)aysans se rapprochent des asiatiques orientaux ; comme eux ils ont la figure larg-e et plate, des yeux obliques, le nez écrasé, le front bas, les pommettes saillantes, le teint olivâtre. Mais dans les familles nobles on observe une remarquable ressemblance avec les plus beaux types de la race polynésienne : g'énéralement le teint est plus clair que chez les paysans, les yeux moins obliques, les pommettes peu saillantes, le nez aquilin et la bouche mince. D'après certaine tradition, d'ailleurs contestée, la plus ancienne race serait celle des « Ainos o, habitants d'Yéso, au front larg-e, à la chevelure abondante, au teint clair, au nez saillant, aux paupières largement ouvertes.

Géographie politique. — Depuis 1808, le rég-ime de féodalité oligarchique, dans lequel dominaient les nobles ou « daïmios », a été modifié. L'empereur ou mikado, appuyé sur le peuple, donna à son pays un régime parlementaire et fit adopter au Japon des lois, des mœurs et des coutumes importées de l'Europe.

On sait avec quelle rapidité les Japonais ont imité les procédés européens, en particulier les procédés militaires. Déjà avant la guerre contre la Chine, qui les révélasi courageux et si hardis, les Japonais avaient une l)onne flotte et une armée solide. Mais c'est surtout depuis la paix de Simonosaki, par laquelle les puissances européennes arrêtèrent l'expansion japonaise en Chine, que le jeune empire a tout sacrifié

au souci de préparer une grande jj;-uerre. En moins de dix ans, plus de doux milliards de dépenses extraordinaires ont été consacrées à la flutte et à Tai'mée. Cette ann(''e même, le Japon se croyant prêt à prendre sa revanche sur l'Europe, s'est attaqué à la Russie sans déclaration de guerre, a mis le siège devant Port-Arthur et débarqué soit en Corée, soit en Mandchourie. près de 400 000 hommes de troupes pour snr])i-endre les Russes par la rapidité de ses coups.

Campagnes et villes du Japon. — La population du Japon est en majeure partie composée d'ag-riculteurs. Mais dans ce pays où tout le sol arable est occupé et exploité à outrance, l'industrie mécani(}ue a vite trouvé une extrême abondance (Je main-d'œuvre : aussi les grandes villes se sont-elles rapidement développées, g-ràce à cet afflux de population ouvrière. Tokio ou Yédo (1452 000 hab.), près d'une baie magnifique qui porte son nom et dans une plaine d'ime merveilleuse fertilité, est laplus grande ville de l'Asie. A côté de ses temples et de ses palais se dressent déjà des usines et des mag-asins. Osaka (821 000 hab.) est une ville d'industrie et de commerce, dans l'île Nippon, au fund de la grande méditerranée japonaise. Kioto (300 000 hab.), dans les montagnes, près du beau lac de Biva, est une vieille ville artistique et religieusi; que dépassent rapidement les villes industrielles du Japon. Yokohama (215 001) hab.), jadis sim- |)le hameau de pêcheurs, doit à l'expansion de l'industrie et du commerce dans les ving-t dernières années une croissance merveilleuse. A'o/>^^' (215000 hab.), dans la baied'Osaka, est aussi ville d'industrie et de comnKU'ce . Hahodalé (78000 hab.), dans l'île Yéso, Nayamki (107 000 hab.), Kar/o.si?na, sont d'excellents i)orts. Déjà quarante cités au Japon ont une population supérieure à 30000 habitants.

Géographie économique. — Le Japon était depuis longtemps ini pays lie lai)0iieux cultivateurs vl d'artisans, d'ingénieux artistes même, quand son initiation à l'indusliie mécanique de l'Europe le mit au rang- des grandes nations d'industrie ci de marine du monde. Il doit assurément une bonn(! ]»arl du rôle ipi'il joue aujourd'hui àTinq^ortation des méthodes scienliliques de peuples plus anciens; mais il n'est que juste d'observer que l'aptitude de la race; est pour beaucoup dans cette brillante fortune. On objectera vaine-

ment que les Japonais ont surtout imité : il n'y a point d'autre manière do procédci- aujourd'hui pour un peuple qui s'éveille à la vie industrielle, et les Américains du nord, dont nous admirons tant l'ini^éniosité et l'tisprit d'invention, avaient commencé, comme les Japonais, par se mettre à l'école de l'Europe.

Agriculture. — Le sol cultivable du Japon se compose d'une infinité de vallons et de petites plaines qu'un travail acharné a su mettre en valeur. Il n'y a g'uère au Japon que 17 millions et demi d'hectares de forêts; la plus g-rande partie du sol est consacrée aux rizièî'es dont la production a atteint, dans chacune des dernières années, 70 à 80 millions d'hectolitres. Le sud de Yéso et le nord de Nippon, trop froids pour le riz, ont des champs de blé, d'orge et de sarrasin. Dans cette agriculture perfectionnée, que l'on a si justement comparée à du jardinag-e, la culture maraîchère joue un grand rôle : les Japonais excellent dans l'art de soigner les légumes et les fruits. On sait aussi leur entente de la culture du thé dont l'empire produit 32 millions de kilog-rammes. Par l'annexion de Formose, les Japonais espèrent développer leurs champs de canne à sucre, au point de pouvoir se passer des importations chinoises.

Le sol est trojj nécessaire à la nourriture de l'homme pour être consacré, sur de vastes étendues, à ïélevufjc : aussi ne compte-t-on au Japon qu'un million de têtes de gTOS bétail et un million de chevaux. L'élève du ver à soie est admirablement entendu au Japon : l'empire exporte, bon an mal an, pour près de 150 millions de francs de soie.

La pêclie est un excellent complément de ressource pour ce peuple si serré sur ses terres : on a calculé que le nombre des pêcheurs japonais (805000) était égal au nombre total des pêcheurs d'Europe.

Industrie. Richesses minérales. — Sans être le pays merveilleusement riche en or et en argent que l'on crut jadis, le Japon possède quelques bons gisements de métaux précieux, notamment d'argent. Mais sa richesse majeure est la houille qui a été reconnue dans 35 départements sur 38 : c'est Yéso qui semble avoir les plus riches houillères. Dès maintenant le Japon produit 10 millions de tonnes par an.

On doit citer en même temps le pétrole dont les sources fournissent 2 millions d'hectolitres, le fer et le cuivre. Aussi, à côté de ses belles industries traditionnelles des bronzes artistiques, des laques de toutes couleurs, des porcelaines de Kiou-Siou, etc., etc., le Japon a-t-il créé des usines d'industries mécaniques européennes. On y compte 90 filatures de coton représentant un capital de 100 millions de francs et employant 60000 ouvriers et ouvrières. Les fabriquent d'allumettes d'Osaka, les verreries de la même ville, sont parmi les plus ingénieuses du monde.

Commerce. Voies de communication. — Le Japon, pour assurer la prompte concentration et le transport de ses forces militaires, comme pour donner l'essor à son industrie, a rapidement construit un réseau de voies ferrées qui compte déjà 9000 kilomètres, chiffre important dans un pays où l'on utilise si aisément la mer pour les transports.

Enfin l'empire japonais tâche de s'émanciper de la prépondérance maritime des peuples européens : il compte dès maintenant 1400 vapeurs jaugeant près de 000 000 tonneaux et 4000 voiliers d'une jauge de350000 tonneaux. La marine Japonaise est donc déjà l'une des grandes marines du monde.

Le commerce du Japon a représenté pendant ces dernières années une valeur annuelle d'un peu plus d'un milliard, dont près de 000 millions à l'importation. Cette prépondérance des achats du Ja|)on sur ses ventes s'explique ])ar la nécessité de doter son industrie naissante et son réseau de voies ferrées du matériel nécessaire. En elfet les articles en fer, les machines, les locomotives et wagons, les armes, les navires représentent une part considérable des a(;liats du Japon en Europe ou en Amérique. Ce (|ui j)ermctau Ja|)on de solder ces achats, c'est la richesse de son exportation en soie et en soieries, en filés de coton, en houille, en thé et en cuivre. La Grande-Bretagne au premier rang-, les Etats-Unis au second, font un trafic actif avec le Ja|)on. En i-evanche, le marché jaj)onais n'est ])as avantageux jjoui- la France (]ui y achète beaucoup sans y vendre en quantité suffisante.

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