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DIVISIONS ADMINISTRATIVES

Département d'Alger. — Chef-lieu: .1/^er (135000 hab. avec Mustapha son annexe). Alger est la capitale de toute la colonie ; elle a un archevêché, une cour d'appel et une école supérieure des lettres.

Arrondissements : Tiri-Ousou, surun seuil qui commande l'entrée de la Kabylie près le Sabaou ;

Medeah ;

Milianah ;

Orléansville, sur le Ghélif.

Département d'Oran. — Chef-lieu: Oran (88 000 hab.), première ville commerciale de la province.

Arrondissements : Tlemcen (32000 hab.) à 800 mètres d'altitude, dominant les vallées de Tisser et de la Tafna.

Sidi-bel-Abbès (20000 hab.), sur le Sig, fondée en 1849, pour défendre la route de Tlemcen à Mascara.

Mascara (21000 hab.), ancienne capitale d'Abd-el-Kader ;

Mostaganein, vieille cité au sud de l'embouchure du Chélif.

Département de Gonstantine. — Chef-Heu : Gonstantine (48000 hab.), à 000 mètres, surun rocher à pic de trois côtés; c'est l'ancienne Girta, capitale des rois numides ; elle a été prise en 1837 après deux sièges mémorables.

Arrondissements: /?ô/ie (-37000 hab.), à 2 kilomètres de l'ancienne Hippone;

Pliilippeville (21000 hab.), créée en 1838 pour servir de port à Gonstantine.

Bougie (8 000 hab.), au débouché de la Kabylie et des plateaux de Sétif ;

Sétif, au centre de riches cultures de blé; Guehna, dans la vallée de laSeybouse ; Batîia, à 1020 mètres d'altitude, poste militaire qui a remplacé le camp romain Lambèze au nord de l'Aurès.

Tunisie. — La Tunisie, en vertu des traités du Bardo (1881) et de la Marsa (1883), est gouvernée par un bey, sous le protectorat de la France. Les actes du souverain indigène sont soumis au contrôle du résident général de France qui dirige l'administration et dont l'approbation est nécessaire pour la promulgation des lois.

Le gouvernement, dont le siège est à Tunis (ITOOOOhab. dont 50000 Européens), s'exerce, d'une part à l'aide de ministres indigènes et de caïds ou gouverneurs, d'autre part à l'aide de ministres français, ministre de la guerre, général commandant des troupes, directeur des finances, des travaux publics, de l'enseignement. La Tunisie est divisée en caïdats : des contrôleurs français surveillent l'administration des caïds et en rendent compte au résident. La justice a été en grande partie organisée à la française : Français, étrangers, indigènes en contestation avec les Européens sont jugés par ces tribunaux français.

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