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DEUXIEME SECTION

tiupolitaink et cyiikn.uque.

Sommaire.

1. Relief cl Cilles. — La (•ùlc Iripolilaitic l•^( un pays lias, saliloiiiuMix :

c'est la zone des salines; j)uis on reiiconirc les carnpa^'ncs i)liis l'crliles de

Tripoli; les liauleurs se iiiainlienneril loin de la e(Me (djehel Yefren,

djebel Gliouriaa). Au delà la cùle devient rocheuse ((■ollinesde.l/('.st7/^//a).

Sur le rivage de la grande Syrie on ne reiiivuilre ni une ville, ni un [)orl.

Sur la cùle du ]dateau de Harka, il faut citer Heii<//iazi, Tolmild/i. H. Cliinal. — A rabaissement du n-lief cdrrespcMnl la dirninulion des pluies

et la lempéralnrc augmente en proportion de la, rared' des jduies. Le

sirocco y apporte urn; chaleur insu|)iM)rtahl(v \ll. llydrof/rap/iie. — Les ouàdi delà Tripnlitaine ne son! i»ernianenls (pie

dans li'ur cdurs sup(''rii'ur.

IV. Véi/rldlioii el vie animale. — La ll(ire est un mélange d'espèces niédi-

lerraïK'i'unes et d(''serli(pics (oliiuer, dallier, /if/nier,le/itisi/ue, palmier).

La faniu' est très pauvre (hn-iif. rhai)ieaii.r/azelle, etc.)- \'. l'iipiilaH'iii el f/riif/rapliie piilifiifiie. — !>es //('/7;/'rc.s se smil niaiidenus

dans la montagne pondant que les -Iraies occupent les plaines. La Tri|iolitaine forme une province turque depuis 1835; mais l'autorité du sultan n'est que nominale sur les bords de la grande Syrie et dans le Barka.

Caractère de ces pays. — A l'est de l'Atlas, il n'y a plus de système montagneux qui sépare les bords de la MéditeiTanée du désert : le Sahara fait sentir son influence jusqu'au bord de la mer. Du moins quelques groupes d'oasis, abrités derrière des plateaux qui leur valent un peu plus d'humidité, ont-ils pu prospérer au bord de la mer. C'est le cas de la Gyrénaïque, jadis colonisée par les Grecs et que le voisinage de la Crète mettait à leur portée ; c'est aussi le cas de laTripolitaine, dernier pays de domination directe des Turcs en Afrique.

Relief et côtes. — La côte tripolitaine commence à l'est de la Tunisie par une zone basse de salines, dont l'une, la Sebka-el-Meklibas^ a été exploitée par les Vénitiens au xui'^ siècle. Viennent ensuite les campagnes plus fertiles de l'oasis de Trlpoli\ en arrière de l'oasis se dressent, à OU ou 100 kilomètres de la côte, le djebel Yefren (600 à 800 m.) et le djebel Ghourian (075 m.). Puis les plateaux se rapprochent de la côte au cap el-Tadjoura : là s'éleva jadis le port de Leptis la Grande dont on voit encore le môle ensablé. Le village de Lebda l'a remplacée.

Au delà, lerivag-e de la Grande Syrte n'ollre, sur 500kilomètres de long-ueur, ni une ville, ni un port. « La Grande Syrte est comme le champ de bataille de la mer et du Sahara. Les vagues de l'une, poussées durant neuf mois par les vents du nord, luttent ici avec les sablée de l'autre, et le rivag-e n'offre qu'une alternative de dunes mouvantes et de marais salants.... Le g-olfe n'estpas plus sûr pour les navires que la côte pour les caravanes » (1).

La Cy/'en«i'//?/eest plus élevée, donc mieux aiTosée, g-ràce au plateau de Barka. Là, les cimes du djebel Akhbar se dressent à plus de 1 000 mètres au voisin ag-e de la côte. Benghazi, à l'abri des promontoires rocheux duplateau, fut un grand port, fort ensablé aujourd'hui. Plus loin, au bas du plateau calcaire de la Marmariqne (500 m. environ), la baie de Tobrouk forme un vaste port bien abrité et où la profondeur moyenne n'est pas inférieure à 10 mètres.

(1) Duruy, Histoire des Romains.

^i\ AFRIQUE.

Climat. — Ces pays, de faible relief, sont peu arrosés. Il tombe à Tripoli et à Benghazi environ 0,35 centimètres d'eau par an; les rég-ions montagneuses, comme celles du djebel Akhbar en Cyrénaïque, sont beaucoup mieux arrosées et plus verdoyantes.

Cours cl eau . — Les ouadi de la Tripolitaine (oued Sofedjiii et oued Zemzem) ne sont permanents qu a leur tête, dans le djebel, sous forme de petits ruisseaux. A l'époque romaine, on les avait munis de barrag-es et amenés à la côte dans des conduites.

Populations et géographie politique. — Les pays de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque ne sont que très médiocrement peuplés. En y comprenant les oasis du sud comme Rhat et Rhadamès, toute cette province turque composée d'oasis semées à la surface du désert, renferme à ]>eine 1 million d'habitants. Comme en Algérie, en Tunisie et au Maroc, la poi»ulation est un mélang-e de Berbères et d'Arabes. Parmi les tribus d'Arabes nomades on cite les Aoulad-Sliman et les Aoufad-K/iris, pasteurs par nécessité et brig-ands par g'oût, qui errent le long de la Grande Syrte.

La Tripolitaine, État indépendant jusqu'en 1835, forme depuis cette époque un vilayet ou province turque gouvernée par un valL L'autorité turque est d'ailleurs très précaire dans les oasis de l'intérieur.

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