I. — Pluies d« I'Afrique (d'aprfes Bergbaus
rifire de 3 & 3000 metres qui se dresse ii Test du continent. A I'oueal, du cAte du Cap, la difference est complete. L'dt^est
s:!c, et c*est Thiver qui est pluvieux : 61 pour 100 des pluies annuelles tombent pendant les quatre moisfroids, de mai k aoftt. C'est le regime des pluies du Chili, et il est amene par les m^mes causes. Pendant Thiver austral, le centre de haute pression barom^trique se trouve sur I'Atlantique vers Tequateur, des vents chauds du nord-ouest soufflent alors sur la c6te du Cap et leurs vapeurs se condensent a son contact. En et6, au contraire, le centre de hautes pressions est dans I'Atlantique sud, le vent souffle du sud-ouest, apporte un air froid et reste sec.
Z^ Cote ouest. -^ Plus au nord, il ne tombe pas de pluie du lout.
Lk encore, on pent noter une ressemblance avec la c6te ouest de TAmerique du Sud au nord du Chili. L'air refroidi par le contact du courant antarctique, qui longe les deux continents, s ecoule constamment vers la cdte en vents frais du sud-ouest qui se rechauffent en arrivant sur le continent, et ne laissent par consequent pas tomber de pluies. II pleut en moyenne une fois par an k Angra Pequeiia, cinq ou six fois k Walfish-bay. A Mossam^d^s encore, il n'y a eu en vingt ans qu'une douzaine de pluies reelles. Par contre, on observe la comme au Perou des i)rouillards humides qui tombent doucement en petites gouttes pendant la nuit ou le matin.
4^ A rinterieur, la bordure montagneuse diminue les pluies. Tandis qu'au Cap on observe de 60 a 70 centini6tres de pluies par an et qu'il en tombe plus d'un m^tre sur les montagnes, le Transvaal n'en re^oit guere que 40 centimetres et le Kalahari moins de 20. Pourtant nulle part n*existe le d6sert absolu. Le Kalahari est une steppe qui n'est pas d^nu^e de vegetation.
La temperature est moins elevee sur les cdtes que sous les latitudes correspondantesdanslaMediterran6e (moyenne aunuelle du Cap -h 16°, 5, moyenne de Beyrouth -+- 20^ 6* moyenne de Natal + 19% 8 et moyenne du Cairo + 21°, 9). Au Cap, c'est le courant antarctique, vers Natal, c'est I'alize du sud-est qui modere les chaleurs. Sur le plateau les temperatures sont extremes; mais la moyenne annuelle est peu elevee egalement, gr^ce k I'altitude du pays : Bloemfontein, k 1370 metres, a une moyenne de -f- 16®, 2 sous le 28«* paralieie. Cette fraicheur relative des plateaux, jointe k la secheresse de Fair, en fait un des pays les plus sains de la terre. La natalite europeenne y est souvent triple de lamortalite.