‹ Afrique, Asie, OcéanieChapitre 29 sur 82 · AFRIQUE AUSTRALE. S · texte numérisé non relu

AFRIQUE AUSTRALE. S

lation; c'est une Industrie tr^s prosp^re dans la colonic du Gap elle-mdme et dans les r^publiques hollandaises; et c'est, k vrai dire, la seule ressource des grandes plaines herbeuses de Touest, dans le pays des Damara et des Namaqua.

Les chevaux sont relatiyement peu nombreux, 6 ou 700 000. Ce n*est pas non plus au gros betail que convient le mieux la moyenne partie des p^turages, trop courts et trop sees ; aussi les bites h comes sont-elles surtout nombreuses dans la region orientate du Cap et dans les valines de la Cafrerie et du Natal. C'est, au reste, dans ce dernier pays que les 61eveurs de TEtat d*Orange m^nent leurs animaux pendant toute une p^riode de Tannee. On compte environ, dans TAfrique m^ridionale, 5 millions de bStes i comes. Un grand nombre ne sont employees qu*aux transports. Ce sont, on le sait, les boeufs qui trainent les lourds wagons des fioSrs.

Le mouton est la source des plus gros revenus. Un million de b6tes k grosse queue ne sont destinies qu*& la boucherie ; mais la race indigene a kik de bonne heure am^lior^e par Tintroduction de merinos fran^ais et de moutons anglais, qui ont accru la finesse de la laine. Plus de 12 millions de b(§tes produisent annuellement environ 40 millions de kilogrammes de laines d*une valeur de 50 k 60 millions de francs. G*est le dixi^me de ce qu*exporte I'Australie ; et c'est le quaranti^me de la quantity de laines manufactur^e chaque ann^e dans le monde. On \oit que le Cap n'occupe plus, dans cette branche d*industrie, un des premiers rangs.

On a tent6 d'acclimater dans le pays la chkvre d' Angora. Les essais ont bien r^ussi et le poil dit « mohair » n*est gu^re infSrieur k celui d*Asie Mineure. On en recueille 5 millions de kilo* grammes sur un nombre k peu pres Equivalent debates.

L'61feve de Yautrucke en pares ferm6s a pris une grande extension depuis Temploi des m^thodes artificielles pour Tincubation des oeufs : 180000 autruches donnent aujourd'hui 130000 kilogrammes de plumes. Mais cette Industrie a cessE d'etre aussi lucrative.

Mines et Industrie. — Les colonies du Cap et les r6pubJiques hollandaises sont sans aucun doute les pays d'Afrique od les richesses du sous-sol sont le plus abondantes et le plus varices.

Les mines de diamant meritent d'etre cities en premiere ligne. Giles sont situees dans le Griqualand-West, non loin du

confluent dii fleuve Orange et du Yaal. Les gisements ne sont autre chose, d'apr^s les travaux des g^ologues, que des bouches d*anciens crat^res, que la pression des gaz aurait emplies de terre k diamant jusqu*^ roriOce. L'exploitation devient done de plus en plus penible k mesure qu'on creuse ; les puits atteignent d^j4une profondeur considerable, qui d^passe, pour certains d*entre eux, 150 metres. Quatre puits principaux sont ouverts ; le plus important est celui de Kimberley, qui a donn^ son nom k toute la region et pr^s duquel s*est bMie la ville ainsi nomm^e. C*est en 1870 qu*a commence le « rush »; et la « fi^vre du diamant » n*a cess^ d'attirer dans ce pays des mineurs en grand nombre. Les mines ont produit, en 1888, 700 kilogrammes de diamants, repr^sentant une valeur de plus de 100 millions. La baisse forc6e des prix avait un peu diminu^, pendant quelques ann^es, le chiffre de la production; il s*est relev^ dans ces derniers temps. Un certain nombre des concessions les plus importantes appartiennent k une Compagnie franf^ise.

De Tautre c6te du Yaal, dans la R6publique sud-africaine, c'est Vor qui appelle les mineurs et les aventuriers. On en a d^couvert en de nombreux endroits des filons tr^s riches, mais que le manque de voies de communication n'a pas encore pennis d'exploiter en grand. Les gisements les plus connus sont k rheure actuelle ceux du Witwaters-rand, sur le plateau de Pretoria, et k quelque distance au sud-ouest de cette ville. Les mines de Kaap sont plus k Test, dans la direction de Lourengo- Marquez. La voie ferr^e qui joindra bientdt ce port k la capitale du Transvaal ne pent manquer de leur donner une grande valeur.

Diamant et or ne sont assurement que des ressources plus ou moins passageres ; les mines s'^pui^eront vite. Mais en attendant, elles auront attire dans le pays des masses d'immigrants ; forces de chercher des moyens de subsistance, ils Tenrichiront plus tard par la culture ou par Tindustrie. C'est le phenom^ne que nous avons vu se produire en Amerique et en Australie, et tout presage que TAfrique m^ridionale aura la m^me histoire.

La houille ne manquera pas, en revanche, de d^velopper dans les Etats du Cap une active Industrie, quand Textraction sera faite avec plus de raethode, et les transports moins couteux. Les gisements soni souvent k fleur de terre, et si le minerai du

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