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leurs embouchures, le Hoang-llo ou Fleuve Jaune^ et le Yang^ Ue-Kiang ou Fleuve Bleu, dont les grandes plaines alluviales out ^te le centre de la civilisation chinoise.
Z"" La rner de Chine et le golfe du Bengale resolvent chacuo une partie des fieuves de la p^ninsule dlndo-Chine : le Song- Koi ou Fleuve Rouge, route commerciale de la Chine au Tonkin, le Mekong f dont le cours inf§rieur traverse la colonic frangaise de Cochinchine, puis, sur le golfe du Bengale, Ylraouaddy^ grande artere commerciale de la Birmanie anglaise.
4° Les glaciers de THimalaya nourrissent trois grands fleuves : le Brahmapoutra, le Gange et Ylndm. Les deux premiers sont accoupl6s vers leurs embouchures comme les deux grands fleuves de Chine.
5° C'est encore un couple de fleuves, VEuphrate et le Tigre, qui apportent leurs eaux au golfe Persique, issus du plateau d'Armenie et traversant la plaine de M6sopotamie.
6^ La mer interieure d'Aral re^oit le Syr-Daria et V Amour Daria,
Les lacs de TAsie sont tres nombreux; on doit en distinguer deux esp^ces. Les uns, et la plupart pr6sentent ce caract&re, sont sans ^coulement, et se trouvent places soit sur les hauls plateaux, soit dans les steppes ;> d'autres, comme le lac Baikal, sont les reservoirs ou les fleuves empruntent leurs eaux ; du lac Baikal sort Tune des branches de Tl^nissei.
Races de TAsie. — Les regions du sud-ouest de TAsie sont peupl^es par diiferents rameaux de la bace blanche.
La grande presqu*ile de THindoustan est habitue par ime ^norme agglomeration de peuples indo-europ^ens d^sign^s sous le nom g^n^ral de Hindous, Les Afghans, les Beloutchis, les Per&ans et les tribus du Caucase se rattachent k la merae famille.
II faut y. ajouter les Araben, occupant la grande p^ninsule h laquelle ils ont donn^ leur nom.
Mais la plus grande partie des 800 millions d'individus qui vivent en Asie est composee de differentes branches de la bacb JAONE. Ce sont, a Test, les Japonais, les Chinois, les Mongols et les Thibetains ; au sud, dans la peninsule dlndo-Chine, les Birmans, les Annamites et les Siainois; k Touest, les peuplades du Turkestan ou peuplades touraniennes, et les Turcs ou Ottomans fix^s en Asie Mineure et en Syrie.
DESCRIPTION G^INtRALE. 259
Beaucoup moins nombreux sont les Malais dans la presqu'ile de Malacca, les Samoiedes^ de race boreale, dans rextrSme nord de la Sib^rie.
Parmi les Europ^ens qui ont colonist TAsie, les Russes seuls s*y sont ^tablis en grand nombre ; apres eux les Anglais et les Fran^ais forment les groupes les plus considerables.
Prodnctions naturelles. — L*Asie renferme de grandes richesses min^rales. La houille est r^pandue en gisemenls 6normes dans trois provinces de la Chine, le Ghan-Si au nord, le Z^ Tchouen et le Hou-Nan au sud, mais peu exploitds dans Tile de Teso et au Tonkin. Les mines de fer se rencontrent dans les mdmes regions de la Chine, Vetain k Malacca. La Sib^rie produit de Vor et de V argent.
La vegetation est inegalement r^partie en Asie. Au nord, les contrdes de la Siberie ou Tagriculture pourrait prosperer ne sont pas encore peupiees d'un nombre suffisant de colons. La haute Asie du centre est peu habitable et sterile. Toute la force de production est concentree dans I'Asie meridionale et orientale, qu*arrosent les pluies de moussons; on y trouve les cultures les plus variees.
Parmi les cereales, le riz tient la premiere place. La province du Bengale, sur le cours inferieur du Gauge, la Birmanie britannique, la Cochinchine fran^aise, la Chine meridionale, le Japon, en produisent une quantite considerable. Le hie des terres septentrionales de la valiee du Gange est exporte en Europe par Calcutta.
L*arbre k the crolt dans les provinces du nord de la Chine, au Japon, et dans quelques parties de THindoustan; le the est un des objets principaux du commerce de TEurope avec FAsie orientale.
,Les Anglais exportent presqueexclusivementen Chine, de leur colonic d'Hindoustan, Xopiuniy narcolique favor! des Asiatiques. Le comptoir de Hong-Kong est le centre de ce commerce.
Enfin la province de Berar, dans TUindoustan, produit beaucoup de coton.
. Les forets de llnde et de Flndo-Chine fournissent le bois de teckj recherche pour la construction, Yebhie et le santal; de I'Asie meridionale vient le bambou.
Dans TAsie tropicale, et en particulier dans THindoustan, se rencontrent V elephant, qu'on dresse, et le tigre royal, terrible carnastier dont le gouvernement anglais, encourage la destruction.
Les contrees tempgrfes de I'Asie occidenfale, I'Asie Miueure, rArm^nie ee servent du chatneau pour le transport des marr chandises par caravanes; cet aaiiual est moins employ^ dans I'Asie centrals et orientale. Le cheval rend les mfimes services en Perse, en Arabie, en Syrie et dans le Turkestan. Leg bceaft sont 41ev^s Gomme animaux de trait dans THindoustan et dans I'lndo- Ghine. Enfla les hautes vallto de I'Himalaya nourrissent les
Fig. 10. ~- Alrea d« i^laliini de I'Aiia. ' '
K, opiiatii — iltphSEli,
chkvrea, diles do th^t, dont les poils donneot les fameuses 6toffes de cachemire.
Un seul petit animal, le vtr A me, m^rite d'etre cit6 a part dans r^num^ration des richesses de I'Asie. On sait combien nos industriels recherchent les soiea de la Chine el du Japon.
Commerce. Principales routes de terre et lignes de Davigation. — Les regions les plus commercfantes comme les plus Fertiles et les plus industrielles de I'Asie sont les deux p^
DESCRIPTION 6fa*RAI.E. ^SM
ninsules d'Hindoustan et i^lndo-Chinep la Chine proprement dite et le Japon.
L'Hindoustan est d^}k sillonn^ de cherains de fer qui rejoignent la valine du Gange k celle de Flndus et relient les priDcipaux ports de commerce de la p^ninsule. La Chine possMe un reseau de canaux et de routes ; une premiere Toie ferr^e, construite k grands frais, a ^te d^truite par ordre de Tempereur. Quant k rindo-^hine, ses fieuves sont d'une navigation difficile, sauf le fleuve Rouge, au Tonkin, qui permettra k la France de faire p^ n^trer son commerce jusqu'au coBur de la Chine.
L'Europe recevait autrefois, par des caravanes qui traversaient VAsie, les riches produits de la Chine, du Japon et de llnde. Mais depuis qu'un Fran^ais, H. de Lesseps, a perc^ le canal de Suez, les navires ne sont plus eontraints de faire le tour de TAfrique pour gagner I'Asie prientale. Aussi la plus grande par* tie du commerce de TAsie avec TEurope se fait-elle par voie de mer : des services r^guliers de navires k vapeur apportent le co^ ton, le bl^, le riz de THindoustan, le riz, les Apices, le cuivre de rindo-Chine, le th6, les soies de la Chine et du Japon. Ces relations sont facilitees par T^tablissement de deux lignes t^l^graphiques entre TEurope et I'Asie, Tune traversant tout le continent au nord par la Sib^rie, pour aboutir au Japon et k la Chine, i'autre sous-marine desservant Aden, Tlnde anglaise, et par Singapour se prolongeant aussi jusqu*^ Textr^mite de I'Asie orientale.
L'Angleterre fait la plus grande partie du commerce de ces regions, soit directement, soit par I'interm^diaire de ses colonies de rinde. EUe a aussi la preponderance dans les ports de I'Asie occidentale, sur les cdtes d'Asie Mineure et de Syrie.
Viennent ensuite la France, puis I'Am^rique, dont les navires traversent le Pacifique pour aborder au Japon et en Chine, enfin I'Allemagne, Tltalie et I'Autriche-Hongrie. Les ports de ces pays qui font le plus grand commerce avec I'Asie sont : Marseille, San Francisco, Hambourg, G^nes et Trieste. Sauf, bien entendu, TAm^rique, les itin^raires de tons les services de paquebots sont k peu pr^s les mSmes.
Les £tat8 et les colonies de FAsie. Rapport de la geographic physique avec la formation territoriale des £tats. — Rappelons tout d'abord qu'on ne doit pas consid^rer TAsie, plus que I'Afrique et I'Europe, corame un monde s6par6.
Quoique distincte, par sa structure, des deux autres parties de Tancien continent, elle est en relations ^troitcs avec elles sur plusieurs points. Les plateaux asiatiques, Arabie, Iran, continuent la zone des plateaux sahariens de I'Afrique; la plaine siberienne rappelle exacteraent la plaine russe; la depression caspienne est une region sans limites qui permettenl de la repartir entre TEurope et TAsie. L'Asie Mineure offre, dans sa partie occidentale, bien des traits de ressemblance avec le littoral de la peninsule des Balkans, qui lui fait face, et FArchipel est une zone de transition.
Aussi tous ces pays de TAsie occidentale ^taient-ils predestines a vivre en commun avec les contr6es de TEurope et de TAfrique; Thistoire et la civilisation s*y sont d^veloppees, sans tenir compte, des divisions arbitraires que la coutume a introduites en geographic. Arabes, Turcs, Russes ont 6tendu leurs conqu^tes, propag6 leur domination d*une partie du monde k Tautre* Dans Vantiquite, les Perses ont pu former un empire qui, ayant son centre sur le plateau de Tlran, compta des sujets en Europe et en Afrique. Aujourd'hyi TAsie occidentale est aux mains d*Etats mixtes ; Terapire turc y compte la majeure partie de ses provinces (Anatolie, Arm^nie turque, S yrie et Mesopotami a 1 800 000 kilom^Fres'carrSs, 16 millionsTl habitants) ; Tem^pire russe d6tient les depressions et les plaines (Siberie, T urkestan , territoire transcaspien, 15079000 kilom6tres^arres, 977S000 habitants). Enfin quelques Etats ind^pendants auxquels la decadence de la Turquie a permis de se reformer, subsistent en Arabie. Les Etats du plateau de Tlran n'ont plus qu'une independance nominale. L'Afghanistan et le Bdloutchistan, ce dernier
surtout, sont places sous Tinfluence anglaise. Au centre^ r6norme soul^vement des Pamirs et du plateau
thibetain forme comme une zone neutre et une large bande de separation entre les diif6rentes contrees. de TAsie. 11 coupe le monde indien du monde chinois, s'interpose entre les p^ninsules du sud, Inde, Indo-Chine, et les regions siberiennes, entre TAsie occidentale et TAsie orientale. C'est ce qui explique comment les differentes regions naturelles du continent asiatique ont pu avoir des destinies independantes, des histoires distinctes. Des peuples nombreux et puissants, comme les Indo-Ghinois, les Hindous, ont pu, pour cette meme raison, rester sous la dependance de metropoles europeennes. Aucune solidarity h'unis-
DESCRIPTION Gl^IStRALE. 263
sail ces peuples, comme il arriva en Europe k l*epoque des croisades; communiquant difficilement entre eux, ils ne pouvaient gu^re avoir d*int^r^ts communs.
L'Asie peninsulaire, coraposee de Tlnde et de I'lndo-Chine, forme une de ces regions naturelles. Elle est aujoiird'hui presque entifere sous la domination des grandes nations maritimes 'de TEurope (empire colonial anglais de I'lnde et de Flndoj Chine, 4200000 kilometres carres, 280000 000 d'habitants; , — empire colonial fran^jais, 520000 kilometres carr6s, 20000000 d'habitants). dependant Tlnde a toujours ete en relations avec les pays de plateaux qui la bornent k louest : ses communications avec le monde indo-chinois ont et6 plus rares et plus difficiles jusqu'i notre siecle, ou Tart de Thomme sait vaincre les obstacles naturels : des lors une certaine solidarity s'est etablie entre Tlnde et les pays birmans. Mais la mer a toujours 6te le chemin le plus frequents des conqu^rants et des commer^nts des contr^es voisines ou m^me lointaines vera rinde, des Arabes, des Frangais, des Anglais. Llndo-Chine t^CQut aussi par mer les peuples qui Font initi^e a la civilisation : cependant, comme son nom Findique, elle est ouverle a rinfluence de deux grands peuples voisins du continent, des Chinois et des Indiens. La France et TAngleterre s y disputent la preponderance, et ly disputent aux Chinois sur les confins septentrionaux.
Par rindo-Chine FAsie confine au monde insulaire de la Malaisie ou Insulinde, qui est en r^alite une dependance de Tancien continent, au mSme titre que les archipels de TAsie orientale.
L'Asie orientale forme aussi une region d'un caract6re tout jiarticulier. L^, loin de Tatteinte du monde europ6en, se sont developp^s de puissants Etats, ind^pendants jusqu'aux exces de risolement, se condamnant longtemps k la reclusion politique, fiers de leur antique civilisation. Mais la Chine a du entrer en conmiunication avec trois peuples europeens, avec les Russes de Siberie par la Mandchourie et la Mongolie orientale, avec les Fran^ais par ses provinces limitrophes de Flndo-Chine, avec les Anglo-Indiens par le Thibet meridional. Les Japonais, souples et hardis comme tous les peuples insulaires, sont au contraire devenus les disciples de FEurope, pour mieux ^viter de devenir ses sujets. L'Asie orientale a seule echapp6 k la domination europ6enne ; ses habitants ont de plus etendu leur empire sur la
zone des grands plateaux du centre de TAsie. Mais Tarriv^e des colons russes sur le littoral du Pacifique leur presage moins de facility pour maintenir d^sormais leur isolement traditionnel et peut-6tre leur ind^pendance politique. lis seront pris de plus en plusentre deux Europes, lancienne venant de Touest par terre et par Tocean Indien, la nouvelle qui, aprfes avoir transforme TAm^ rique du Nord, jouera son rdle dans le Pacifique comme dans TAtlantique.
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