‹ Afrique, Asie, OcéanieChapitre 41 sur 82 · CL. 5* IB · texte numérisé non relu

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en faveur, pas plus chez les indigenes qu'aupr^s des colons russes.

Les foretSy qui couvrent en Siberie d'immenses espaces, mais ou les arbres sont souvent chetifs, ne servent exclusivement qu'k la consommation locale, et parliculi^rement k la construction des habitations. Mais la Siberie est un admirable pays de chasse et la poursuite des animaux k fourrures est depuis trois si^cles une des principales occupations des habitants. La valeur des fourrures export^es annuellement depasse 5 millions de roubles (environ 20 millions de francs) ; les peaux d'^cureuil sont de beaucoup les plus norabreuses, celles du renard noir et de la martre zibeline les plus recherchees et les plus chores.

La peche ne fournit gu^re qu'^ I'alimentation des habitants.

Productions minieres, Industrie. — La Siberie fut exploit^e k Torigine comme pays minier, et surtout comme pays producteur de me'taux precieux, mais la concurrence de la Galifornie et de I'Australie, dans ces dernieres ann^es, a rendu cette induslrie moins ilorissante et peu remuneratrice. Les principaux centres d'exploitation sont I'Oural (vallees de la Toura et du Taguil), TAltai et la Transbaikalie. On a recueilli, en 1884, 30000 kilogrammes d'or (sur 150000 au total dans le monde).

C'est surtout la d6couverte de mines abondantes de houille et de fer qui est destinee k faire naitre en Siberie une grande industrie metallurgique. G'est I^katerinenbourg qui traite une bonne partie du mineral de fer extrait des mines de I'Oural. H faut ajouter que la Siberie est maintenant le pays producteur de graphite le plus important du monde (mines de Batugol).

La Siberie pourrait voir se d^velopper une industrie manufaoturiere puissante. II ne manque que les debouches : la maind*CBUvre aussi laisse beaucoup k d^sirer. La fabrication des eaux'de-vie de pommes de terre et de grains passe en premiere ligne. Le centre manufacturier le plus important de la Siberie est Tioumen,

Commerce. Voies de communication. — Les grands fleuves de la aiberie sont tous navigables, mais ces fleuves sont gel^s une bonne partie de I'annee, et il arrive souvent que les s6cheresses estivales rendent difficile la navigation pour les bateaux calant plus d*un mfetre. Leur grand d^faut, si on excepte TAmour, est surtout de n'avoir pas de debouches.

Les routes et les chemins de fer sont naturellement appeles k

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