ARM£ME. — PAYS DU GAUCASE
49 k Tiflis, 1 m. 7 a Poti, 2 m. 5 ^ Koutais et 2 m. 8 & Dachovsky.
Grace k la forte temperature de T^te et k ia pauvret^ relative de I'humidite, les neigcs persistantes se tiennent k une altitude eiev^e. L'Alagoz est libre de neiges en ^t^, et sur le versant nordouest du Grand Ararat les neiges permanentes ne se rencontrent quk 4370 metres. Pour les mSmes causes, le phenom^ne des neiges est moins marqu^ dans le Gaucase que dans les Alpes. Sur le flanc tourn^ vers. la mer Noire, les neiges perpetuelles sent k 5570 metres. Htiit glaciers descendent du Kasbeck, mais le plus longne depasse pas 5 kilometres. La plupart des fleuves de glace s'arrStent k 2400 metres, mais ils descendent plus has surle versant nord, moins riche en neiges, mais plus d^coup^.
Hydrographie. — Les souffles pluvieux de la mer Noire alimentent le Kara-Sou ou Eupbrate sup^rieur, jusqu*au bassin d*Erzeroum. Au nord, I'abondance des precipitations donne naissance au Tchorok, tributaire de la mer Noire, dont le volume est considerable, proportionnellement k Tetendue du bassin.
La depression qui s*ouvreau sud du Gaucase est parcourue par deux fleuves d'importance tres inegale : le fiton, tributaire de la mer Noire, et la Koura, qui se jette dans la Gaspienne.
Le Rion, sorti de montagnes pittoresques, debouche dans une plaine basse et marecageuse ; il arrose Koutais et fmit k Poti. II est navigable sur 75 kilometres.
La Koura est un fleuve de 1000 kilometres de longueur. N^e pres de Kars, elle coule d*abord vers le nord, dans une valiee de rupture, entre de hautes falaises, puis elle entre dans la depression longitudinale, paralieie au Gaucase, oil se trouve Tiflis. A gauche, YAlazan lui apporte les eaux du Gaucase central; k droite elle se conjugue avec la grande riviere armenienne^ longue de 780 kilometres, YAras, Elle se forme entre les sources des deux branches superieures de TEuphrate, coule entre TAlagoz et T Ararat, ou elle fertilise le bassin d'Erivan, contoume par une grande courbe au sud les montagnes du Gok-Tchai et se reunit k la Koura dans une region de steppes. Gelle-ci^ roulant une masse enorme d'argile et de sable, se divise en deux bras et forme un delta qui s'allonge de 4 kilometres carres par an. La plus grande partie de son bassin est sterile.
L'Armenie renferme deux grands lacs : au nord, le Coh- Tchai ou Sevangay deux fois et demie grand comme le lac Leman, et, au sud-est, le lac de Van, qui a 200 kilometres de toiur.
Flore «l faune. — La Transcaucasie fait encore partie de la zone mediterrft&^enne : elle est done riche en espfeces arborescentes, Le Caucase possMe de magnifiques for^ts qui s'^levent jusqu'^ 2 300 metres. Protegees par la barriSre caucasique contre les vents du nord-e^ ^chauflfees, en 6t6, par un soleil tropical, les valines m6ridiona!es et les plaines elev6es de TArin6nie ont une merveilleuse fecondil6, JBeaucoup de nos arbres fruitiers sont originaires de ces contr^es. La vigne croit a I'etat sauvage jusqu*^ Taltitudede 1 200 metres, C'est sans doute avec TAsie Mineure sa patrie d*origine. Le noyer s*el6ve jusqu*^ plus de 1 600 metres. Le cotonnier est cultiv^ dans la valine du Rion k la hauteur de 650 nni^tres.
La faune est aussi vari6e que la flore. Les vallees de la Koura et de TAras sont hantees par les tigres, les lizards, les leopards, les hyenes. Les for^ts de la Mingr^lie sont infestees de pan- Ihferes, de loups, etc. L'ours se rencontre sur les pentes inferieures jusqu*^ i 500 metres d'altitude.
Populations. — - Le Caucase, vrai carrrefour des peuples, compte une infinite de races. On y parle au moins quarante dialectes differents. A la race gaugasienne: appartiennent les TcherkesseSy les Abkazes, les Georyiens, les Lazes, les Lesghiens, Dans le bassin de la Koura et de I'Aras habitent des Tartares^ de RACETURQUE, Autour du massif de FArarat vi vent des Kourdes^
de RAGE ARYENNE.
fl Le Kurde est presque en tout point Toppose de son voisiij I'Ai'abe; le goAt du pillage seul leur est commun; mais en cela m^me TArabe tient plus du voleur, le Kurde du guerrier. Les Arabes n*exercent la violence que 1^ ou ils sont les plus forts; lis craignent les armes k tir et les fuient sur leurs excellents chevaux; ils dedaignent I'agriculture et les villes, le chameau leur tient lieu de tout et leur permet le sejour dans un pays inhabitable pour tout le reste du monde. Le Kurde, au contraire, est agriculteur par besoin, guerrier par penchant; de Ikr ses villages et ses champs dans la plaine, ses chateaux et «es forts dans la montagne. 11 combat k pied; les murs et les montagnes sont sa defense, le fusil son arme. Le Kurde est excellent tireur; son arme richement damasquin^e se transmet de p^re en fils et il la connait conune son plus ancien compa* gnon^ m