ANATOLIE OU ASIE MIKEURE
mer Noire, la mer de Marmara, TArchipel et la M^diterraoee Li baignent au nord, k Fouest et au sud.
Relief. — L*Asie Hineure est, comme Tlran, un plateau reo tangulaire : la surface de ce plateau atteint une altitude variant de 800 k 1 200 metres environ, relev^e ici par des sillons montagneux, creusee 1^ de lagunes et de cuvettes qui ne sont jamais tr€s profondes. Elle a ^te bouleversee k di verses ^poques par les forces souterraines, comme Tatteste le nom de Phrygie brul6e, donn^ dans Tantiquit^ k une partie de la contree. Une ceinture de montagnes horde le plateau sur presque tout son pourtour. Le soulevement presente sa plus grande Elevation au sud. On le ddsigne dans son ensemble sous le nom de Taurus.
Le Tadrds se d^tache du massif armenien sur la rive droite du Kara-sou. II forme alors le rebord meridional du plateau de Siwas, — Au sud de la ville de Kaisarieh Emerge le c6ne volcaniquedu moni Arge'e (4 000 metres). Le Taurus s'incline vers le sud-ouest, accompagn6 de VAnti'Tauru$ qui lui fait face a Test. U comprend les deux chaines du Boulgar-Dagh (3 500) et de YAla-Dagh (3400), relives par le seuil 61ev6 de 966 metres qui forme les portes Ciliciennes, Ge c^l^bre col, situe sur la diagonale du Bosphore au golfe d'Alexandretteetquid^bouche dans le bassin du Seihoun, a servi de passage k tous les conquerants, depuis Xerxes et Alexandre jusqu'd Ibrahim Pacha. Le Taurus ciliden se complique de plusieurs rameaux, dont Tun dresse ses falaises au-dessus de la H^diterranee. — Plus escarpe encore est le Taurus l^cieuy qui se termine, k Fouest, par la pyramide volcanique de VAk^Dagh (3000 m.).
Au nord, les hauteurs cdtieres des anciennes provinces de Paphlagonie et du Pont, Ala-^Dagh et likaz-Daghy entre le Sakaria et le Kysil-Irmak, le Kolat^Dagh, au sud de Tr^bizonde, presentent k ia mer Noire un rerapart interrompu de br^ches, qui atteint 2 000, 2 500 et meme 3 000 metres.
A Fouest, au contraire, le plateau, au lieu de s'appuyer k une chafne bordi^re, se d^sarticule, et envoie vers Farchipel des systemes de monts et de coUines d'orientation difif^rente, entre lesquels s'insinuent des valines riches et peupl^es. Citons le mont Olytnpe au sud de Brousse (2500 m.), leiiCa3-Da^A,ancien Ida (1 800 m.) le Sipyle, le Tmolus et, Fancien Cadmus, le Baba- Dagh au sud du Heandre (1800 m.).
« Con&ider^e sous le rapport de la repartition des accidents
«le son relief, I'Asie Mineure se presente comme un niassif inontagneux, d^prim^ presque dans sa region centrale en un plateau qui peut avoir une altitude moyenne de 800 k 900 metres. En faisant abstraction des vallees et des depressions locales, tout le reste de la peninsule nous apparait comme une ^norme agglomeration de montagnes dont les chaines alTectent, en quelque sorte, deux directions principales, savoir du nordouest au sud-est et du nord-est au sud-ouest. A ces deux grandes lignes se rattachent, pour ainsi dire comme des ramifications lat(^rales, un grand nombre de chaines sillonnant la peninsule dans toutes les directions. Un autre fait qui frappe egalement dans le tableau general de cette derni^re, c*est la concentration dans sa partie m^ridionale des chaines les plus eiev^es. Ainsi non seulement le Taurus se trouve plus ou moins ^chelonne le long du littoral meridional, mais encore le mont Argde qui, dans Tetat actuel de nos connaissances, peut dtre consider^ comme le point culminant de I'Asie Mineure, n'est quk 59 lieues de la Mediterranee, tandis qu*il est a 106 lieues de la mer Noire. Ainsi, si Ton faisait une coupe k travers la peninsule, depuis le Pont-Euxin. jusqu'i la M6diterran6e, on aurait une ligne courbe tr6s saccadee et dentel6e, mais dont le plus grand renflement se trouverait k son extremite "sud et qui irait en descendant vers son extremity m6ridionale. »
La contr^e montagneuse embra«se en Asie Mineure une etendue de terrain presque aussi considerable que celle occupee par la region plane, a Pour ne choisir qu'un seul exemple parmi les regions de I'Europe les mieux etudiees sous tous les rapports, nous citerons TAngleterre, oix les districts les plus montagneux, comme par exemple les Highlands d'Ecosse, n'offrent nulle part des altitudes de 1 700 metres. Or, en Asie Mineure, des altitudes semblabliBS sont ^ peine comptees parmi les montagnes, car on y voit des provinces eritieres, comme entre autres la Lycaonie, ou de telles altitudes caracterisent de vastes plateaux, en sorle que Ton peut dire que, dans la peninsule, des plaines trfes etendues, parfaitement horizontales et jonch^es de mines d'une multitude de cit6s antiques, sont souvent au-dessus des sommets inhabitables des plus hautes montagnes de TAngleterre.
(( L'ensemble des traits qui constituent la physionomie physique de la peninsule conduit naturellement k tirer deux consd-