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I. PARTIE TOPOGRAPHIQUE ; POPULATIONS

mwi-rs; religion; climat; productions

naturelles, etc.

L’empire de Maroc est situé dans l'Afrique septentrionale, entre 28" et 36° de latitude nord, et entre 3° et 14° de longitude occidentale de Paris. C’est le Maghreb el akm (extrême occident) clés Arabes de l’Orient. Borné à l’ouest par l'océan Atlantique , au nord par la Méditerranée , au nord-est par l’Algérie, au sud-est et au sud par le désert, cet empire comprend une superficie d’environ 5,775 myriamètres carrés; il est par conséquent un peu plus grand que la France, qui a 5,300 myriamètres carrés. Sa délimitation est assez incertaine : ses limites ont d’ailleurs varié avec la puissance et l’humeur guerrière des souverains. On y trouve aussi plusieurs contrées dont la dépendance a toujours été très-contestable.

La Mauritanie Tingitane des Romains est aujourd’hui représentée par la partie septentrionale du Maroc : elle ne s’étendait, au sud, que jusqu’aux environs de Sla ( Salé ) et de Fês (Fez). La partie méridionale formait un royaume indépendant, assez peu connu dés Romains.

Divisé longtemps en deux royaumes particuliers, l’empire de Maroc ne forma un tout unique que sous les deux dominations berbères, pour se diviser de nouveau en royaumes de Fés et de Maroc sous les dynasties arabes qui leur succédèrent. Enfin , depuis le commencement du quinzième siècle, ces deux royaumes ont été définitivement réunis, et n’ont été divisés que momentanément par des guerres civiles.

La Mlouia (Malouia) inférieure aformé , de temps immémorial , la frontière orientale du Magreb. A différentes

époques, cependant, le royaume de Tlemsen et même l'Algérie ont dépendu du Maroc; mais les révolutions politiques ont toujours ramené la frontière dans le voisinage de cette rivière. Les limites orieptàles de l’empire marocain ont été définitivement arrêtées par le traité du 18 mars 1845 (articles 3, 4, 5) (I).

(x) Voici le texte de ces articles du traité:

Article 3. La désignation du commencement de la limite et des lieux par lesquels elle passe est ainsi qu'il suit :

Cette ligne commence à l'embouchure de l’Oued (c’est-à-dire cours d'eau) Adjeroud dans la mer : elle remonte avec ce cours d’eau jusqu’au gué où il prend le nom de Kis; puis elle remonte encore le même cours d’eau jusqu’à la source qui est nommée Rasel-Aïoun,et qui se trouve au pied des trois collines portant le nom de Menasseb-KJs, lesquelles, par leur situation à l’est de l'Oued, appartiennent à l’Algérie. De Ras-el-Aïoun, cette même ligne remonte sur la crête des montagnes avoisinantes jusqu’à ce qu’elle arrive à Drâ-el-Doum , puis elle descend dans la plaine nommée El-Aoudj. De là elle se dirige à peu près en ligne droite sur Haouch-Sidi-Aïêd. Toutefois, le Haoucb lui-même reste à 5oo coudées (a5o mètres) environ, du côté de l’est , dans les limites algériennes. De Haouch- Sidi-Aïéd , elle va sur Djerf-el-Baroud , situé sur l’Oued-bou-Naïm ; de là, elle arrive à Kerkour-Sidi-Hamza ; de Kerkour-Sidi- Hamza à Zoudj-el-Reghal; puis, longeant à gauche le pays des Ouied-Ali-ben-Talha , jusqu’à Sidi Zahir, qui est sur le territoire algérien, elle remonte sur la grande route jusqu’à Aïn-Takhalet , qui se trouve entre l’Oued-bou-Erda et les deux oliviers nommés El-Thoumiet, qui sont sur le territoire marocain. De Aïu-Takbalet elle monte avec l’Oued - Rotibbau jusqu'à Ras-Astour; elle suit au delà le Kef en laissant à l’est le marabout de Sidi-Abd - Allah-ben - Mohamed-el* Hamdili ; puis après s’ètr* dirigée vers l’ouest, en sui-

17e Livraison . (Empire de Maroc.)

L’UNIVERS

Dans le reste de leur étendue, les frontières sont bien moins déterminées.

Tant le col de Et-Mechèmiche, elle va en ligne droite jusqu’au marabout de Sidi-Aïssa, qui est à la fin de la plaine de Missiouin. Ce tuarabout et ses dépendances sont sur le territoire algérien. De là. elle court vers le sud jusqu'à Kondiet-el Debbagli . colline située sur la limite extrême du Tell (e'est-à-dire le pays cultivé ). De là elle prend la direction sud jusqu'à Keneg-el Hada , d’où elle marche sur 1 eniet-el-Sasti , col dont la jouissance appartient aux deux empires.

Pour établir plus nettement la délimitation à partir de la mer jusqu'au commencement du désert , il ne faut point omettre de faire mention, et du terrain qui touche immédiatement à l’est la ligne susdésignèe, et du nom des tribus qui y sont établies.

A fiat tir de la nier les premiers territoires et tribus sont ceux des Bcni-Mengouche- Thala et des Aâltïa. Ces deux tribus se com-

f K) sent de sujets marocains , qui sont venus labitersurle territoire de l’Algérie, par suite de graves dissentiments soulevés entre eux et leurs hères du Maroc. Ils s’en séparèrent à la suite de ces discussions, et vinrent cher* cher un refuge sur la terre qu'ils occupent aujourd’hui, et dont ils n’ont pas cessé jusqu’à présent d’obtenir la jouissance du souv erain de l’Algérie, moyennant une redevance annuelle.

Mais le commissaire plénipotentiaire de l’enqiereur des Français, voulant donner au représentant de l’empereur du Maroc une preuve delà générosité française et de sa dis—

Cosilion à resserrer l’amitié et entretenir les onues relations entre les deux États, a consenti au représentant marocain, à titre de don d'hospitalité, la remise de cette redevance annuelle (5oo francs pour chacune des, deux tribus ) ; de sorte que les deux tribus susnommées n’auront rien à payer, à aucun titre que ce soit, au gouvernement d'Alger, tant que la paix et la bonne intelligence dureront entre les deux empereurs des Français et du Maroc.

Après le territoire des Aàttïa vient celui des Messirda, des Acharbe, des Ouled- Mellouk, des Keni-hnu-Sàid, des Beni-Senous et des Otiled-el-Nahr. Ces six dernières tiihus fout partie de celle* qui sont sous la domination de l’empire d’Alger.

Il est egalement nécessaire de mentionner le territoire qui touche immédiatement à l’ouest, la ligne susdésignèe, et de nommer les tribus qui habitent sur ce territoire:* partir de la mer, le premier territoire et les premières tribus sout ceux des Ouled-Man-

Ainsi, l’empereur de Maroe n’a aujourd’hui aucune autorité réelle sur l’oasis . de Touât, qui deviendra probablement un jour une dépendance de l’Algérie.

Les rives du Gulr, qui fait partie de la limite orientale, sont habitées par un peuple pauvre mais laborieux, que le besoin force à venir louer ses bras à Fez; ce. sont les Savoyards ou les Auvergnats du Maroc.

Entre la Sebkha du Gutr et El-Arîb, il nous manqué des documents précis sur les véritables limites d’un pays qui ne nous est guère connu. Au midi d’ El- Arîb, la frontière est occupée par une

aour-Bel-Trifa , ceux de« Beni-lxnêssen, des Mexaouir, des Ouled- Ahmed-beu-Brahim, de» Oulcd-el-Abliès, des Ouled- AU-ben-Talht, des Otiled-Azoui , des Beui-bou-Hamboun, des Beui-Hamlil , et des lieni-Malbar-et-Rasel-Aïn. Toutes ces tribus dépendent de l'empire du Maroc.

Art. é. Dans le Salir* ( désert } , il n’y a pas de limite territoriale à établir entre les deux pays, puisque la terre ne se laboure pas et qu’elle sert de pacage aux Arabes des deux empires, qui viennent y camper pour y trouver les pâturages et les eaux qui leur sont nécessaires.

Les deux souverains exerceront de la minière qu’ils l’entendront toute ta plénitude de leurs droits sur leurs sujets respectifs dans le Sabra; et toutefois, si l’un des deux souverains avait à procéder cootre ses sujets , au moment où ces derniers seraient mêlés avec ceux de l’autre État, il procédera comme il l'entendra sur les siens, mais il s'abstiendra envers les sujets de l'autre gouvernemetiL

Ceux des Arabes qui dépendent de l’empire du Maroc sont : les M'béïa, les Beni- Guil, les Hamian-Djenba, les Eümeur-Sabra et les Ouled-Sidi-Cbcikh-ei-Gharaba.

Ceux des Arabes qui dépendent del’Ajgérie sont : les Ouled-Sidi-el-Cheikh-el-Chéraga et tous les Hamian, excepté los Hamian-Djenba susnommés.

Art. 5. Cet article est relatif à la désignation des kessours ( villages du désert ) des deux empires. Les deux souverains suivront, à ce sujet, l’ancienue coutume établie par le temps, et accorderont, par considération l'un pour l’autre, égards et bienveillance aux habitauts de cas kessours. Les kessours qui appartiennent au Maroc sont ceux de Yiehe et de Figuigue.

Les kessours qui appartiennent à l’Algérie sont : Aïn-Safra, Süssifa, Assla, Tiout, Cbrilala, El-Abiad et Bou-Semghoune.

EMPIRE DE MAROC

population de pasteurs qui se répand en hiver et au printemps dans des contrées plus favorables.

Depuis El-Arîb iusqu’à la mer la limite s'écarte peu du cours de l’Ouad- Dra’a (rivière de Drah). Cependant tout le pays compris entre cette rivière et les plaines du Maroc est entièrement indépendant. Au midi de Sous se trouve ce que SI. Renou, membre de la commission scientifique d’Algérie, appelle l’état de Sidi-IIechflm, comprenant le pays gouverné actuellement par Ali-ebn- Hêcliâui et celui d’Ouad-Noun, gouverné par le cheik Beirouk. Le vaste pays montagneux, situé entre Sous et l’Ouad- Dra'a, et que Léon l’Africain appelle Guezoula (Gétulie?), ne parait jamais avoir réellement appartenu à la dynastie des chérifs. Toutes les entreprises pour le soumettre ont échoué.

En résumé, autant la délimitation politique de l'empire de Maroc est vague et incertaine, autant ses frontières naturelles sont nettes et précises : la sécheresse et la stérilité des plaines auxquelles succèdent immédiatement de baptcs et âpres montagnes, n’ont laissé, du côié du continent, que deux communications, l’une par le Tell, l’autre par le Salira. La Méditerranée et l'Océan achèvent ces limites naturelles.

L’empire de Maroc ne porte aucuu nom particulier parmi les indigènes; en Algérie , on l’appelle généralement iieled-moula-Abd-er-iiakman , le pays du sultan Abd-er-Rahman (1).

Populations direrses. — Nous manquonsde données exactes sur le chiffre de la population du Maroc. C’est cequi expliqué la différencedesindicationsquenous fournissent à cet égard les voyageurs et les géographes. C’est entre cinq et huit millions que se trouve le nombre véritable. Jackson porte le total de la population du Maroc, y compris le ïalilelt, à 14,880,000 (2).

(i)M. Renou, Description de Fempire de Maroc, p. 35g (lom. X. de l’ Exploration scientifique de l'Algérie; Paris, 1846).

(a) An accotinl of the empire ofMarocco , and the districts of Suse and Tafilelt, etc.; by James Grey Jackson ; London, 1811, volume in-4" p. (a8) .

Cetteévaluation, adoptée parM.Mordtmann (1), est évidemment exagérée; M. Charles Didier (2) en fixe le nombre à huit millions et demi, ainsi répsrti ; A mazirgues (Berbères). 2,300,000

Schelloks 1,450,000

Maures 3,550,000

Arabes 740,000

Juifs 340.000

Nègres 120,000

Chrétiens. ....... 300

Renégats 200

Pour bien comprendre l’histoire de l’Afrique septentrionale, il importe au plus haut degré de ne pas confondre entre elles trois nations parfaitement distinctes : les Amazirgues ou Berbères, les Arabes et les Maures.

Les Berbères sont les véritables indigènes ou autochtlioiies du nord de l’Afrique (3). Ce sont les Numides des Romains , qui leur donnaient aussi quelquefois le nom de Mauri, ou plus généralement celui de Barbari. 11 ne faut pas les confondre avec les Maures d’Es-

fagne. qui sont des Arabes purs. Jusqu’à invasion musulmane, ces indigènes occupaient toutes les régions comprises entre la Méditerranée, l’ocean Atlantique , la rive droite du Sénégal , le cours moyen du Djoliba, et la route de Bornon à Mourzouk; ils s’étendaient, au nordest, jusqu'aux confins de l'Egypte.

Les hypothèses d'après lesquelles on fait descendre les Berbères des armées d’Hercule, des Mèdes, des Perses, des Amalecites, des Cananéens, sont, la plupart, dénuées de fondement (4). La fan-

(r) Kune Beschreibung von Magret el Aksa; Hambourg, 1844.

(a) Promenade au Maroc; Paris, r844, p.a4 ‘ . (3) Suivant M. Delaporte, le nom de Berber, pluriel Braber, n’appartient point à la langue des Berbères. ViruJrailil du syriaque barbar, qui a la signification du mot latin hostis ? D'après Ebn-Klialdoun , le nom de Berber vient de berberat, mélange de sons inintelligibles, par allusion à la langue de ce peuple. Voyez Elm-Khaldoun , Histoire de f Afrique, etc., trad. par M. A. Noël Desvergers; Paris, i84i> p. t5, note 9.

(4) Kbn-Khaldotm s’exprime ainsi sur l’origine des Berbères : ' Quelques généalogistes les font descendre d’Abraham , par son (ils Nakschan ; d’autres les font venir de 1 Yémen ,

L’UNIVERS

gue des Berbères ne prête d’ailleurs à aucune de ces hypothèses, dont le seul mérite est d’être plus ou moins ingénieuses (t). La langue des Carthaginois, jadis les maîtres d’une grande partie de l’Afrique septentrionale , était une sœur delà langue hébraïque, conséquemment d’origine sémitique-, c’est là un point absolument incontestable. Or , ceux qui prétendent avoir retrouvé dans les Berbères les descendants des Carthaginois se trompent évidemment; l'idiome berbère n’appartient pas même à la famille des langues sémitiques, à moins de prétendre que les fils aient entièrement renié la langue de leurs pères, ce qui n’est pas admissible, quand nous voyons le contraire arriver dans des pays qui ne se font pas autant remarquer pour la stabilité de leurs coutumes et traditions (2). D’un autre côté , le peu de fusion de ce

lors de la rupture de la digue ; quelques autres leur donnent pour patrie la Palestine, d’où ils furent chassés par un roi de Perse ; d'autres font remonter les Berbères à Goliath. Suivant Tabari , ils sont formés d’un mélange de Cananéens et d'Amalécites , qui se dispersèrent après la tnorl de Goliath. D'autres ailleurs les font descendre de Cham, par Berber, fils de Tamia, fils de Mazigh, fils de Canaan, fils de Cham ; une autre opinion les veut de race sémitique. Mais la version authentique, c’est que les Berbères descendent de Chanaan , fils de Cham , fils de Noé. »

( Ebn-Khaldoun , etc., trad. par M. A. Noël Desvergers , page 1 5, note 9. )

(1) M. d’Avezac a inséré dans le Bulletin de la Société géographique , (orne XIII, a' série , p. aa3 , une notice fort intéressante sur les documents recueillis jusqu'à ce jour pour l’étude de la langue berbère. Le domaine de celle langue s'étend depuis l’Égypte jusqu’à l’océan Atlantique, et depuis la Méditerranée jusqu'aux derniers confins du Sabra , et même par delà Tombouctou et le lac Tchad.

(a) La Société de géographie a publié un ouvrage posthume de Venture, premier secrétaire iuterprète de l’expédition française en Égypte, sur la langue berbère ( Grammaire et Dictionnaire de la langue berbère , composés par feu Venture de Paradis , revus par A. Lambert; Paris, 1844, in-*»). Venture iucline à croire que la langue berbère a une paren té étroite avec l’ancienne langue punique, sieur de la langue hébraïque. Cependant les documents qu’il a réunis servent plutôt à faire rejeter cette opinion. En comparant les

peuple avec les Romains, malgré la puissance assimilatrice des derniers, prouve la résistance presque instinctive des Berbères à tout ce qui est étranger. On ne trouve que très-peu de mots latins dans la langue berbère (I).

Les Berbères se divisent , au Maroc , en Schelloks et Amazirgues. Ces deux fractions d’aborigènes parlent des dialectes peu différents entre eux. C’esl dans l’Atlas que se trouve l’antique lan ■

ue berbère; en Algérie, elle est mêléü

e beaucoup de mots arabes. Ces indigènes changent de nom suivant les contrées qu’ils habitent : ils s'appellent Ka byles dans l’Algérie, Zouaves dans la ré gence de Tunis , Adems dans celle de Tripoli , Touates ou Touaricks dans le grand désert.

Les Berbères qui habitent le versant septentrional de l’Atlas sont aussi

mots berbère* de ce dictionnaire avec les mots hébreux de même valeur, nous nous sommes convaincu qu’il n’existe pas la moindre similitude entre ces deux langues. Quant à la construction synlactique des s Jftxes, préfixes et suffixes, elle ne caractérise pas seulement les langues sémitiques : oa la relrouve même dans les différents dialectes de l'idiome des Cafres et d’autres nations indigènesde l’Afrique. Nous pensons doneque la langue berbère est une langue d’aborigènes, légèrement altérée par le contact successif avec les dialectes sémitiques (phénicien, carthaginois, arabe ) , et avec les dialectes indo-germaniques (latin, grec, etc.); et que c’est dans le Soudan ou dans l’intérieur de l’Afrique qu'il faut chercher les filiations de la langue berbère. Nous pouvons même citer à l'appui de notre opinion les premières lignes de t’ouvrage même de Venture :

- La langue berbère ne possède aucun terme abstrait; c’est l’idiome a'un peuple sauvage qui n’a de mots que pour exprimer ce qu'il voit et ce qu’il palpe. Les Berbères empruntent aux Arabes tous les mois relatifs aux aciences , aux arts et à la religion , en ajoutant un . - , t au commencement et à la fin du mot. On a évité d'insérer ces mots dans le présent ouvrage, à l'exception des termes les plus usuels. Les Berbères n’ont aucune conjonction pour lier les parties du discours, comme et, mais ; pour dire : Je bois et je ris , ils discut simplement ; Je bois, je ris.

(>) On cite, comme exemples , les mots djens ( gens), nation ; rif ( ripa ), rivage ; lamnicht ( amnis ), rivière et vallée.

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