‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 133 sur 246 · DE LA MARINE ROMAINE; 243 AVANT · texte numérisé non relu

DE LA MARINE ROMAINE; 243 AVANT

l'ère chrétienne. — L'arrivée des nouveaux consuls (*) ne changea point la face des affaires. La guerre se continuait sur le même terrain avec la même opiniâtreté et la même alternative de revers et de succès , lorsque les Gaulois et quelques autres corps de troupes mercenaires qui étaient au service de Carthage , mécontents des retards apportés au payement de leur solde , formèrent le complot de livrer aux Romains la ville d'Éryx , où ils étaient en garnison. Leur projet ayant échoué, ils passèrent dans le camp des consuls et turent les premiers étrangers admis à porter les armes au service de la république romaine. Cette défection, qui diminuait les forces d'A* milcar , sembla redoubler encore son courage et son énergie. Ce général, gu'on ne pouvait ni surprendre par la ruse, ni dompter par la force, sut encore opposer une si vigoureuse résistance aux Romains, que ceux-ci, désespérant d'achever la conquête de la Sicile avec leurs seules forces de terre , revinrent au projet de rétablir leur marine.

Mais la longueur de la guerre avait épuisé le trésor public, et le peu d'argent qui restait suffisait à peine à Fentretien des légions. L'amour de la patrie et la générosité des principaux citoyens suppléèrent aux ressources qui manquaient à l'État. Grâce aux contributions volontaires de tous les ordres de la république, Rome, en peu de temps , arma une llotte de deux cents galères à cinq rangs de rames.

Elles turent construites sur le modèle de celle qu'on avait prise à Annibal le Rhodien , et l'on apporta les soins les plus attentifs à leur fabrication et à leur équipement.

(•) C Fundanius Fundulus et C. Sulpitiu» Galliu.

Derniers année de la guerre ;

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