‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 19 sur 246 · GRANDES DIVISIONS DU GENRE HUMAIN · texte numérisé non relu

GRANDES DIVISIONS DU GENRE HUMAIN

A ne considérer cette dernière ques- caucasique est le type fondamental du

tion que sous un aspect purement genre humain, l'espèce jaune ou mon-

scientifique, on ne tarde point à re- goiique le sous-type, et l'espèce éthio-

connattre que la controverse roule en pique le groupe aberrant, formé des

majeure partie sur l'acception réelle trois sous-especes nègre , américaine

des mots espèce, variété; et l'on peut et malaie, dont la première se lie à

considérer que si , d'un autre côté, les l'espèce blanche par la sous-espèce araé-

partisans de l'unité d'espèce restent en rîcaine ou rouge , et à l'espèce jaune

deçà des concessions qui semblent in- par la sous-espèce malaie ou brune,

dispensables, leurs antagonistes vont Poursuivant l'application de la même

sans doute beaucoup au delà en ad- méthode, on peut classer l'espèce bian-

mettant autant d'espèces qu'ils ont che en trois variétés qui seraient ainsi

reconnu de types plus ou moins tran- échelonnées , savoir : la variété japé-

chés, bien que les cadres les plus lar- tique ou indo-germanique constituant

ges qu'ils aient tracés ne comprennent le groupe normal , la variété schêmi-

poinî encore , tant s'en faut , tous les tique ou syro-arabe offrant le sous»

types différents que présente l'Afrique, type, et la variété hhamitique ou phé-

nico- égyptienne formant le groupe aberrant, dans lequel il faudrait probablement compter comme sous -va- Nous ne saurions prétendre établir riétés les Messrytes, les Kouschytes et ici une nouvelle classification du genre les Kananéens, ces derniers servant humain; mais il nous importe du de lien avec la variété japétique, et les moins d'indiquer en gros çjuelle place Kouschytes se rapprochant davantage occupent les types africains dans le de la variété schémitique. vaste tableau aes populations du glo- Les races blanches africaines jeprébe. Sans nous restreindre aux trois sentent , autant à raison de leurs gévariétés de Link et de Cuvier t ou aux néalogies traditionnelles que par la cinq variétés de Blumenbach, ni même persistance des caractères physiques , aux deux espèces de V irey, sans débor- toutes ces grandes sections de l'espèce der non plus jusqu'aux onze espèces blanche, dont la coordination présende Desmoulins ou aux quinze espèces tait dès lors ici un intérêt direct et de Bory de Saint- Vincent, nous pren- immédiat.

drons comme un mezzo termine com- L'espèce jaune , sans être complètemode les trois divisions principales et ment désintéressée dans l'ethnologie deux divisions subordonnées dans la africaine, ne laisse toutefois apercecoordination desquelles Swainson a voir qu'une liaison éloignée, immémoconcilié les classifications de Cuvier et n'aie, et dont la trace n'est pourtant de Biumenbach : dans ces grandes pas entièrement perdue, entre le Copcoupes viennent se ranger , à titre de te, héritier dégénéré de l'antique peu-

2" Livraison. (Hîm. de l'Afrique.) 3

L'UNIVERS

plç d'Égypte , et le Chinois , variété J° Les races arabes répandues sur

sous-type dans l'espèce mongole , où les côtes orientales jusqu'à Sofalah et

le groupe aberrant paraît formé par Madagascar, dans toute l'Egypte, sur

les sous-varietés hyperboréennes. la lisière boréale le long de la Médi-

Quant à l'espèce éthiopique, la sous- terranée, sur le littoral atlantique jus-

espcce nègre, qui en constitue le type qu'au Sénégal, et étendues à une assez

normal, appartient essentiellement à grande profondeur dans le désert,

l'Afrique; mais pour coordonner dans dont elles occupent encore les parties

un classement rationnel les variétés austro-orientales,

de celle-ci, il serait indispensable de 3° La race copte, au teint jaune

réunir des notions beaucoup plus éten- foncé, au nez court et droit, aux gros-

ducs et plus précises que nous n'en possédons encore sur les populations susceptibles de figurer dans ce cadre : ce n'est donc qu'à titre d'hypothèse aventurée et conjecturale que nous désignerions le Nègre africain proprement dit comme variété type, le Papou de l'Océanie comme sous-type , et que nous placerions dans le groupe aberrant le llottentot, le Kafre et l'Alftuirous. Puis, dans la variété nègre proprement dite, il est impossible de méconnaître que des subdivisions sont commandées par des différences frappantes entre les belles races du Nord elles-mêmes aga'zyân , ou pasteurs.

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ses lèvres, au visage boufû, qui tend à s effacer chaque jour davantage du sol de l'Egypte , et qui semble , ainsi que nous Pavons déjà remarqué , conserver la trace de I ancienne infusion d'un élément mongol ou chinois.

4° Les races kouschytes, au teint nigrescent, au nez presque aquilin, à la bouche moyenne, au visage ovale, qui peuplent l'Abyssinie et une partie du littoral de la mer Rouge sous les noms de Hhabeschvn, Danâqyl, Schohou, Ababdeh ; la plupart de ces nations, sinon toutes, se dénommant

et celles qui vers le Sud se rapprochent du llottentot par les formes corporelles; mais les indications éparses et incomplètes qui laissent apercevoir ces diversités tranchées ne suffisent po(ot à en esquisser la distribution synthétique : la détermination des types, la recherche des éléments générateursdes populations hybrides, soulèvent à chaque pas d'inextricables

CLASSIFICATION DES RACES AFBl-

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