‹ Afrique. Tableau generalChapitre 10 sur 232 · PLAINES ET TERRASSES · texte numérisé non relu

PLAINES ET TERRASSES

De hautes plaines , tantôt fertiles , tantôt brûlées, s'étendent par étages entre les chaînons collatéraux, comme de vastes terrasses, dont ils figurent les parapets ; l'élévation de ces plaines est quelquefois considérable, et dans les Rarrous du sud elle dépasse 1,500 mètres. C'est dans ce trait caractéristique que le docte géographe Ritter a puisé l'idée synthétique sous laquelle il a individualisé le continent africain , supposant un vaste plateau supérieur dont la périphérie s'abaisse en terrasses successives, sillonnées de cours d'eau qui conduisent par une transition graduelle du plateau aux basses terres ; l'Atlas , la Cyrénaïque, membres détachés de ce grand corps , reproduisent , sous des échelles progressivement rapetissées, les mêmes formes constitutives, et demeurent annexés à la masse principale par la mer de sables, à travers laquelle des chaînes d'oases sont aux caravanes voya-

L'UNIVERS

geuses comme autant de ports de relâche au milieu de cet océan dont le vent du midi tourmente les flots desséchés (*); plaine immense, effrayante d'étendue et de nudité, ondulant quelquefois en sèches collines , coupée rarement de quelques rangées de rochers,

sans eau , sans verdure, couvrant plus de 200,000 lieues carrées, depuis la vallée du Nil jusqu'à l'Océan occidental, et depuis l'Atlas jusqu'au Tchad , avec une altitude moyenne de 500 mètres.

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