‹ Afrique. Tableau generalChapitre 213 sur 232 · ROYAUTÉ HÉRÉDITAIRE ; LOI DE · texte numérisé non relu

ROYAUTÉ HÉRÉDITAIRE ; LOI DE

succession. — La famille qui , chez les conquérants de l'Afrique, possédait la royauté, était sans doute illustre entre' toutes les familles vandales. A quelle époque et à quelles conditions le pouvoir snprême fut-il confié aux aïeux de Genséric ? Nul document ne saurait nous l'apprendre. Nous devons nous borner à constater qu'à partir de la grande invasion jusqu'au règne de Justinien , les rois vandales , et nous n'exceptons point Gélimer(*), ne furent jamais soumis à l'élection. Genséric régla après la conquête l'ordre

(*) Dans sa lettre à Justinien , Gélimer établit la légitimité de son pouvoir moins sur le vœu exprimé par les guerriers de sa nation que sur le testament de Genséric et les droits de sa famille.

L'UNIVERS

de succession au trône. Il lit, suivant Procope {De Bel. Vandal. , 1,7), un testament dans lequel on lisait cet article : Que la royauté reviendrait au plus âgé de tous" les princes issus du sang royal, sans suivre la ligne directe. Ainsi le fils d'un roi voyait la couronne de son père passer à un oncle ou à un cousin. Toutefois , il ne perdait point l'espoir de devenir roi à son tour. L'âge pouvait lui conférer un jour la royauté. Genséric, par son testament, ne se proposait point seulement d'effacer le souvenir de son usurpation, et de faire oublier qu'il s'était emparé de la souveraine puissance au détriment des jeunes enfants de son frère Gundéric , il voulait encore assurer le trône à sa famille , et écarter de sa nation îes troubles et les dangers inséparables d'une minorité (*).

Nous ajouterons ici une remarque, c'est que l'histoire des Vandales et leur loi de succession ne font pas mention de cette règle des partages suivie par les Franks, dans l'ordre politique, règle que d'éminents historiens ont regardée, à tort peut-être, comme inhérente aux coutumes et aux mœurs des peuples de la Germanie.

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