‹ Afrique. Tableau generalChapitre 8 sur 232 · LACS · texte numérisé non relu

LACS

Des lacs assez nombreux , mais imparfaitement connus, sont répandus sur le sol africain : sans parler de l'immense mais douteuse lagune à laquelle est attribué le nom des peuples Maravis, qui semble reproduire, comme tant d'autres en Afrique, celui de l'antique Méroé; sans compter non plus ce Kalounga Kouffoua, qui offrirait le singulier phénomène de se décharger à la fois dans les deux océans , nous avons à mentionner, comme les plus célèbres et les plus considérables, dans l'est le lac de Dembaya ou de Ssanà, traversé par le Bahhr Azreq, branche orientale du Nil d'Egypte; dans l'ouest le lac Gybâ ou Gyébou, traversé par le Niger ou Nil des Nègres; dans l'intervalle compris entre les Nils, le grand lac Tchad, que l'on croit en général occuper le fond d'un vaste bassin intérieur, mais dont les eaux douces trahissent l'écoulement inconnu :

on a voulu le rattacher hypothétiquement, à travers les sables et des chaînes de lacs, au Bahhr Abyadh ou branche principale du Nil égyptien; mais il nous semble bien plus probable (d'après le témoignage précis que rendent les indigènes, d'une communication continuellement navigable entre Je Tchad et le Niger, par le Schâry ou Tchâdy) que le Yéou , traversant le Tchad, en ressort au sud sous le nom de Schâry (au lieu d'y affluer comme le dit Denham), pour s'aller jeter dans le Niger, où Lander a vérifié la direction de son cours. Enfin, dans le nord, nous avons à mentionner encore la grande Sebkhah-A'oudyah, lac de sel et

HISTOIRE DE L'AFRIQUE

de boue que traverse un sentier jalonné par des poteaux, jadis fameux chez les Grecs sous le nom de lac Tritonide, et que les Arabes de nos jours désignent comme le tombeau muet de

Elus d'une armée, de plus d'une nomreuse caravane.

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