‹ Agadir; ma politique extérieureChapitre 4 sur 6 · PRÉFACE HI · texte numérisé non relu

PRÉFACE HI

mon pays, et — je puis le dire — de la pensée humaine, il convenait de couper court à des légendes, ou odieuses, ou stupides, que la passion avait fait éclore, surtout de situer en pleine clarté la politique que gavais suivie. Ceux qui liront les pages qui viennent apercevront que, en 1911, deux préocupations dominèrent mon esprit : maintenir la paix du monde, écarter ainsi de la France un conflit qui, à l'époque impliquait pour nous le plus redoutable des périls — résoudre la question marocaine compliquée, troublée par une longue chaîne d'événements, que je n'apprécie pas pour le moment, antérieurs à mon arrivée au pouvoir.

La connaissance que je crois posséder des faits économiques m'a appris combien sont fragiles les sociétés modernes, où le nationalisme agricole et industriel cfréé à l'abri des barrières de douane se "complète d'un internationalisme économique rendu de jour en jour plus indispensable par la complexité, la variété de la production et des échanges. Il m' apparaissait que ce n'était que sous l'empire d'une inexorable nécessité qu'il fallait rompre ou laisser rompre la trame des ententes, des combinaisons d'intérêts, déjà établies par dessus lps fron-

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