XLI
D'après Tordre de son père, d'après le conseil de son pr
pre cœur, Henri fit une nouvelle tentative auprès de sa mer
fut repoussé.
Albert n'obtint rien non plus. Il lui dit :
— Eh bien, ma chère Cécile, je vais vous rendre le serri de me passer de votre consentement.
— Je maudirai mon fils !
— Comme vous avez beaucoup d'esprit, vous vous épJ gnerez ce ridicule; en y réfléchissant un peu, vous ser bien vite convaincue qu'aux yeux d'Henri, amoureux comi 1 Test de sa charmante Marguerite, le plus grand malhei P0S§ible; le seul malheur qui puisse l'atteindre, c'est d'êfc
iparé de sa cousine. Or, pour éviter votre malédiction/ est-à-dire la menace de malheurs aléatoires et lointains, il i faudrait accepter immédiatement le plus grand, le seul talheur qu'il redoute : vous ne vous exposerez donc pas à ncer des foudres de carton. Si je vous cédais, si ma bien
gitime tendresse pour vous m'entraînait encore une fois, s1 empêchais le bonheur de cinq ou six personnes, seulement tfce que ce bonheur vous déplaît, ces cinq ou six personnes dus haïraient, et moi-même, h force de vous trouver injuste, ii voyant leurs larmes et leur tristesse, il me semble que je dus aimerais moins. Si, au contraire, je rends tout ce mondei heureux, moi compris, très-heureux malgré votre veto, eus aurons tous le sentiment que vous êtes fâchée contre ous, que nous avons à nous faire pardonner par vous; nos œurs vous seront ouverts quand vous voudrez y ren- £r;dece bonheur nous vous ferons votre part, comme, des âteaux des rois, on fait la part des absents et la part des auvres.
Vos plaisanteries sont de bien mauvais goût. [ ;
— Je ne plaisante pas.
— Moi non pins; et si ce mariage se fait, je m'en irai chez «mère.
— J'espère que vous ne nous ferez pas à tous ce chagrin. lis, je vous l'ai dit, ce mariage se fera.