FEMME DE RABBI EKIBA
Le riche Sebua, dans son palais de Lud,
Était, comme le dit un roman du Talmud,
Fameux en Israël par sa grande avarice.
Mais son unique fille était la bienfaitrice
De tous les malheureux, les pauvres d'alentour.
Dans une excursion, elle s'éprit d'amour
Pour un jeune homme, un pâtre, et dont l'esprit et l'âme
Étaient, en vérité, sans reproche et sans blâme.
Prompte de volonté, se fiant au serment
D'Ékiba, le beau pâtre, elle, secrètement,
Mais devant deux témoins, selon le vieil usage,
S'unit à son élu dans un saint mariage.
L'héritière, il paraît, avait bien des appas ;
Mais son nom, le Talmud ne nous le donne pas.
(i) Talmud Nedarim 5o ; A.
II nous dit seulement, qu'orpheline de mère,
Elle ne trouva pas grâce devant son père,
Qui refusa d'avoir pour son gendre un valet,
Et qui les expulsa tous deux de son palais.
Ékiba, l'heureux pâtre, un jeune homme d'élite,
Brûlait de devenir un saint israélite ;
Et dans ses entretiens, maintes et maintes fois,
Avec sa bien-aimée, aux champs et dans les bois,
Le rustique amoureux, mais déjà grand poète,
Parlait de ses projets de monter jusqu'au faîte
De la docte assemblée, où les sages docteurs,
Lumières de la loi , siègent comme moteurs
De l'affranchissement des peuples idolâtres,
Et de l'égalité des princes et des pâtres.
Tous ces projets ailés gisaient éparpillés
Dans une pauvre hutte, et non loin des piliers
De marbre et de granit du palais de leur père,
Qui veillait sur sa porte, en vigilant cerbère.
Un ange, — un mendiant, — tout couvert de haillons,
Se présente et leur dit : « Bonnes gens, nous taillons,
Ma femme et moi, des dieux sur le bois, hêtre et chêne ;
Mais les temps sont mauvais : nous sommes dans la gêne!
Ma femme, très malade, est prête d'accoucher,
Le Matricide
Pleure, Israël ! Pleurez, Juives, toutes vos larmes ! Arrachez vos atours et déchirez vos charmes !
L'enfant Jésus a vu le jour !
Tous les fléaux du monde, amenés par des pestes, Eussent été pour vous moins sanglants, moins funestes
Que ce soi-disant Dieu d'amour !
S'il est le Dieu des Juifs, il doit souffrir dans l'âme, Pour chaque Juif tué par le fer ou la flamme ;
Sinon, ce n'est qu'un dieu Moloch Dont le nez se parfume à la graisse des filles, Dont la gueule béante avale des familles ;
Un mangeur de chair juive en bloc ! \
Les païens d'autrefois, pour le dieu de vengeance, Cherchaient un nom maudit, d'une exécrable engeance,
Un étranger du dernier rang!
Mais Jésus, qu'on dit oint, sorti de nos entrailles, Nous a fait massacrer par milliers, sans batailles,
Comme un sanguinaire tyran !
Ah ! quel martyrologe ! Et quel réquisitoire D'une longue, lugubre, interminable histoire !... Qu'on descende à l'abîme, ou que l'on monte au ciel, Que l'on prenne au néant l'enfer le plus cruel ; Qu'on tente, si l'on peut, de mesurer les fleuves De larmes des vieillards, des enfants et des veuves, Les frayeurs de la hart, les sueurs du gibet, Les supplices du pal de l'Inde et du Thibet ; Que la geôle se joigne au poison délétère Dont les moines chrétiens ont empesté la terre ; Que tous les massacrés, victimes des bourreaux , Leurs têtes à la main, sortent de leurs tombeaux ; Supputez les torrents de sanglacrymatoire, Que le vice et le crime ont versé dans l'histoire, Tous les brisements d'os et tous les brûlements;
Noyades, pendaisons, tous les étouffements, Les tourments inventés par les tortionnaires, Toutes les cruautés les plus imaginaires, Et Ton n'atteindra pas l'horrible enfer réel Créé par les Chrétiens au peuple d'Israël ! !
Et ces rois, ces bourreaux, ces prêtres, bouchers d'hommes, Nous traînaient à la mort en récitant nos psaumes ! Et pendant qu'en leur rage ils nous foulaient aux pieds, Nos rythmes consacrés, par eux estropiés, Etaient psalmodiés par leurs dévotes femmes 1 O décrets de brigands ! O tribunaux infâmes ! Chez ces tigres humains, mitres et couronnés, L'assassin héritait de ses assassinés !
Eh bien ! Malgré la rage en toutes les contrées, Et les haines à mort qui se sont rencontrées Contre ces vagabonds sans soldats et sans chefs ; Sans patrie et sans rois, sans terres et sans fiefs : Ces docteurs érudits, pieux, chastes et sobres, Abreuvés de mépris, de hontes et d'opprobres, Moins prisés que des chiens, des porcs et dès tnuléts, Conspués et frappés par d'ignobles valets,
N'opposant aux tyrans, au tranchant de leurs armes,
Que leurs cœurs et leur Dieu, que leur verbe et leurs larmes,
Ont chassé devant eux l'idolâtre odieux ;
Ont vaincu des Chrétiens les dogmes et les dieux !
— N'exagères-tu pas, ami, me dit ma femme, De nos aïeux martyrs l'affreux et sanglant drame ? J'ai passé ma jeunesse à Reims, dans un couvent, Et le peu que je sais, je te l'ai dit souvent, Je le dois à ma bonne et pieuse duchesse ; Et je ne fus jamais avec elle à la messe !
Elle adorait ma mère, observant les sabbats, Et me parlait des Juifs et de leurs saints combats. A quoi bon réveiller ces haines endormies ?
Regarde autour de moi. Tu connais mes amies.
Nous ne parlons jamais religion, ni foi.
Chrétiennes elles sont et je suis Juive, moi !
Je lui dis : — Pauvre enfant ! Que ton erreur est grande ! Rome contre nous forme une nouvelle bande !
Mais nous ne respirons que depuis quarante ans ! Le grand Napoléon, par deux décrets patents De Tan mil huit cent huit, déclara toute dette
Des Chrétiens due aux Juifs, nulle, usuraire et nette !
Songe donc que depuis plus de dix-sept cents ans,
Tous les Chrétiens, pour nous, n'étaient que des tyrans !
Ne nous laissant pour vivre à peine que la fraude,
Que le commerce abject, l'usure et la maraude !
Et ce qui nous restait par la sobriété,
Pour le manger l'hiver, ils le pillaient Fêté !
Ayant un Juif pour dieu, pour déesse sa mère,
Tout Juif pour eux était une critique amère.
Il fallait que ce peuple, et son nom par-dessus,
Fussent exterminés, sauf Marie et Jésus !
Il fallait que tout Juif parût un déicide,
Et qu'il marchât, vivant, comme un spectre livide !
Eh ! s'il leur faut de force un mortel pour leur Dieu,
Qu'ils prennent un Chrétien ! Jésus n'est qu'un Hébreu!
Nous pouvions le juger, le frapper et le pendre
Sans consulter les gens d'Allemagne ou de Flandre !
Mais l'erreur hait le vrai, la haine hait l'amour ;
Le nègre hait le blanc et la nuit hait le jour !
La haine du Juif est chrétienne d'origine :
On l'inculque à l'enfant ; elle est dans la doctrine !
Le meilleur des Chrétiens est plein de préjugés,
Quand il s'agit d'un Juif. Et nous sommes jugés,
Condamnés, dès la moindre humaine défaillance. On veut que nous ayons trois fois plus de vaillance, Trois fois plus de vertus que les anges là-haut, Pour passer dans les rangs des hommes comme il faut !
—Ces temps-là sont passés. J'ai toujours été libre. Ce n'est pas de nos jours que cette note vibre !
—Mais rappelle-toi donc le complot de Damas,
Ourdi contre les Juifs par le père Thomas ;
Complot du moyen âge, éclatant sur nos têtes.
Sous le roi de Juillet, au milieu de nos fêtes.
De l'Inquisition un dernier avorton,
Favorisé par Thiers et par Ratti Menton.
, Des vieillards furent mis, mourants, à la torture ^
Des douzaines d'enfants pendus par la ceinture :
Le roi n'a pas porté ce crime au paradis.
Tout se paie ici-bas, c'est moi qui te le dis ! . Et jamais monsieur Thiers n'ôtera cette tache,
Qui comme un sanglant spectre à sa gloire s'attache !
— Et ne viendra-t-il pas ce jour tant désiré 1 l'ogre fanatisme, à nos pieds expiré,
Ne sera plus qu'un vieux souvenir, pâle et vague, D'un dévot en démence ou d'un fou qui divague ? Quand donc les hommes, Juifs, Chrétiens et Musulmans N'auront-ils qu'un seul cœur, aux mêmes battements ? A-t-on vu naître un homme, ayant sur la poitrine L'un le croissant et l'autre une croix purpurine ?
— Les Juifs et les Chrétiens se réconcilîront, N'ayant plus que le mot de Citoyens au front ! Mais jamais l'Evangile, encore moins l'Eglise, Ne pourra s'annexer à la loi de Moïse !
L'une est la liberté, l'autre en sonne le glas î On peut dire hardiment : Ceci tûra cela !
Moïse dit au peuple : « Il n'est qu'un suprême Être, Un, et c'est Jéhovah ! Nul Dieu ri est plus à naître !
L'Eternel seul est le Dieu fort! »
Jésus, ou tout au moins l'auteur de l'Evangile, Dit qu'il est fils de Dieu, malgré son corps d'argile.
Moïse l'eût fait mettre à mort !
Moïse dit : « Pendant si* jours de la semaine,
— io5 —
Tu voûras au travail toute ta force humaine.
Le travail c'est l'honneur civil ! »
Jésus dit : « A quoi bon travailler ? Le lys brille Sans travail. » Qu'on le laisse à la brute, au gorille !
Pour Jésus le travail est vil !
« Exécute mes lois, et les biens de la terre, Disait l'un, te rendront sain de corps et prospère !
Le paresseux est un rebut ! »
L'autre dit : « Rejetez loin de vous vos richesses ! Vivez comme les gueux, de dons et de largesses !
Pour le riche point de salut ! »
Moïse dit d'apprendre aux enfants sa doctrine, De la leur imprimer au cœur sous la poitrine !
Telle que lui-même l'écrit.
Jésus, lui, dit aux siens : « Méprisez la science, Croyez en moi. Le reste est folie et démence !
Heureux sont les pauvres d'esprit! »
— io6 —
« Si tu veux prolonger tes jours sur cette terre, Dit Moïse, deux fois : honore père et mère ! »
Un bonheur facile à viser.
Jésus dit (i) : « Suivez-moi, quittez votre famille. Laissez là père et mère et n'ayez fils ni fille.
Je suis venu pour diviser I »
Enfin Jéhovah dit : « L'être est régal de l'être ! Hors de moi pas de roi ! hors de moi pas de maître !
Tu n'auras pas d'autre étendait! »
Jésus dit : « Sois soumis. Au ciel est ton royaume ! Ta joue à souffleter, donne-la ! Qu'on t'assomme !
Et courbe-toi devant César ! »
Entre ces deux voyants nulle paix n'est possible.
L'Évangile sera dévoré par la Bible.
Le Juif dans ses haillons porte la liberté !
Dieu se cache en ses plis, pour qu'il soit colporté !
L'égalité, ce don précieux et sensible,
Sort exclusivement du verbe de la Bible.
(i) Saint Luc, chap. xv, v. 25.
La solidarité des êtres devant Dieu, Est un ancien principe également hébreu !
Suffrage universel, pouvoir démocratique, On les trouve déjà dans le vieux Lévitique.
Toutes les libertés de Pan quatre-vingt-neuf, Le mosaïsme ancien les contient dans son œuf.
Deux grandes vérités, des hauteurs descendues, Et que pour leur malheur les peuples ont perdues :
La République et Dieu, Sont de l'arche des Juifs les pierres angulaires ! Des tyrans inhumains méritant les galères,
Par le fer et le feu
En vain ont cru pouvoir les réduire en poussière. Le peuple d'Israël, Dieu dans sa gibecière,
Chassé de bois en bois Comme du vil bétail, comme un tas de chenilles, Bravant par sa doctrine et ses doctes guenilles,
Les prêtres et les rois,
— io8 —
Les pères, les poussant du bout de leurs, semelles. Les mères, les mêlant au lait de leurs jnamelles,
— Ces martyrs, ces élus, — Les ont dans les grands cœurs des grands hommes plantées, Et les libres cités qu'elles ont enfantées,
Ne disparaîtront plusl
Parmi les nations modernes et marquées,
— Les voiles du progrès étant partout carguées,
Attendant le bon vent, — La France est la première, étant la plus humaine, La plus noble de cœur, riche en -son beau domaine,
Et toujours en avant !
Car depuis que Moïse, après son rude exode, A doté l'univers de son immortel code,
Au nom de Jéhovah!
Nul peuple, avant la France, au nom du suprême Être, N'a su briser le joug de son tyran et maître,
Par des verba nova !
Car la France, malgré sa morale pourrie, Et malgré ses retours de vieille idolâtrie,
Est un peuple d'élus !
Quand auront disparu l'idolâtre et l'athée, Tartufes tous les deux, et dont l'âme est ratée ;
Quand ces esprits perclus,
Seront sarclés des champs où poussent les idées, Ces vérités du cœur, par l'âme élucidées,
La République et Dieu, Sortiront, comme on voit de la nuit sortir l'aube, Et luiront de concert — deux soleils pour le globe
Partout sous le ciel bleu ! !
IO
IIO
Miriame Ben Chanoch w
Le nombre des martyrs, en Israël, dépasse
Les étoiles du ciel, et, parmi cette race,
La femme fut toujours plus sainte que les saints,
Plus hardie en vertus contre ceux qui sont craints!
Écoute ce récit d'un temps de barbarie.
De deux jeunes époux, habitant la Syrie.
Echappés d'un affreux massacre universel,
Se bornant toutefois aux seuls fils d'Israël,
Cachés pendant le jour dans le creux d'un vieux chêne,
Et la nuit dans le fond d'une vieille carène,
Ils furent saisis, eux et leur fils de trois ans,
Et sur un vaisseau, par des marins musulmans,
Livrés à l'amiral lbn Rumahis. La femme,
D'une exquise beauté, s'appelait Miriame.
Son mari, Ben Chanoch, un rabbin, l'adorait.
(1) Graetz, vol. XII.
Ce voyant, l'amiral, par un formel arrêt,
Les déclara tous deux en état d'esclavage,
Prêt à vendre l'époux aux marchands du rivage,
Afin de disposer sans danger et sans cris
De la jeune beauté dont il était épris.
Parlant de son amour à la Juive en détresse,
Il lui dit : « Tu seras ma reine et ma maîtresse !
» Près du sultan, mon chef, je tiens le premier rang,
» Et j'adopte ton fils, qui sera riche et grand ! »
Elle ne répond pas, mais elle est décidée.
Son esprit n'est troublé que d'une seule idée.
Allant vers son mari, qui joue avec l'enfant,
Surmontant la douleur de son cœur qui se fend,
Elle lui dit : — Rabbi ! les morts dans l'onde amère
Ressusciteront-ils, comme ceux de la terre?
— De tous les éléments, en citant Ezéchiel, Les âmes, répond-il, remonteront au ciel!
— Alors, embrassons-nous, dit-elle. Ce qu'ils firent; Puis, elle fait un bond, et les flots l'engloutirent!
Ma femme, en me donnant un baiser éclatant, Me dit : « En pareil cas, j'en aurais fait autant ! »
Ce fait date de Tan chrétien neuf cent quarante. Ben Hanoch, moitié mort d'une fièvre brûlante, Dans un port africain fut jeté sur le sol.
Racheté, puis guéri par un Juif espagnol, Il devint à trente ans grand rabbin de Cordoue .... — Jamais baiser d'amour n'a plus touché sa joue (i) !
(i) En i532, la belle Esther Cohen, femme du rabbi Jacob Cohen, captive sur le vaisseau d'Andréas Doria, amiral de la flotte de Charles-Quint, se voyant exposée au même danger que Miriame Ben Chanoch, prit la même résolution. S'enveloppant dans son voile, elle sauta par dessus bord dans les flots, préférant la mort au déshonneur!
La Mère Macchabée de Cologne
A Cologne la vieille, où coule le vieux Rhin,
Dans un temps de croisade, Au dôme, des bourdons les vieux battants d'airain,
Sonnèrent une aubade
En l'honneur d'un baptême, au nom de l'évêché,
D'enfants juifs, en bas âge Dont les parents mouraient, jetés sur le bûcher,
Par des croisés en rage !
Tous les Juifs de Strasbourg, de Worms, Spire et Francfort
Avaient perdu la vie, Au nom de Jésus-Christ et du droit du plus fort,
Par la horde assouvie
(i) Kayserling met cette mère à Mayence.
De pillage et de sang; horde, ayant pris la croix,
— Vrai brevet de massacres, — Conduite par des gueux, quelquefois par des rois,
Souvent par des diacres!
Quand un Juif converti, nouvel inquisiteur,
Et d'une voix de ventre, S'écria, dans le dôme — infâme délateur ! —
« Où sont les fils du chantre? »
Le chantre sur l'estrade, un coup de hache au rein,
Roula mort sur la marche.
Sa femme et ses cinq fils s'enfuirent sur le Rhin, Dans une espèce d'arche !
Elle espérait, la mère, en donnant tout son or,
Atteindre l'autre rive !
On l'arrête, on la pousse en lui disant : « Dehors!
» Va-t'en, maudite Juive! »
Enfants ! s'écria-t-elle, au nom de nos héros, Qui sont couchés sous terre,
N'allez pas devenir les fils de nos bourreaux ! Reniant votre mère!
— Mère ! lui dit l'aîné, qui l'embrasse et l'étreint,
Tu sais combien je t'aime!
Puisque mon père est mort, jette-moi dans le Rhin!
Sauve-moi du baptême !
Elle hésite, elle court, comme une folle, aux bords
Du large et puissant fleuve !
Quand elle entend les cris : <c Amenez, vifs ou morts,
a Les enfants et la veuve ! »
Alors, de désespoir, elle prend ses enfants, — Dieu sait ce qu'elle souffre ! —
Les jette tous les cinq dans les flots étouffants, Et plonge dans le gouffre !
PUCINEL
Sous le comte Thibaut Qui faisait a sa guise e Vivait pieusement la Ji Bonne, riche et parmi '.
Thibaut, tout en l'aîmi Mais son surintendant, S'éprit d'amour pour e Au point que le mari, :
S'en plaignit au seignei Sachant que la comte»
Cet homme, afin de se Et pour faire périr tou Alla chez la comtesse t « Madame, lui dît-il, Vous offensera-t-elle ?
(i)(ii7i)Kayserling, -^