MÉDECINE VÉTÉRINAIRE
^Al)cés. — Diminuer la douleur qui l'accompagne par des applications calmantes telles que : ongnieat populeom ou huile camphrée. L'ouvrir quand il est mûr avec un ter rouge.
Accouchement. — Attendre efforts de la nature et avoir recours Tétërinaire lorsque fœtus ne se présente pas : 1*> par les deux pieds.de devant et la tête ; S° par les deux pieds de devant.
Angine. — Tenir la gorge chaudement ; donner hoissons tièdes, iaxatives et miellées.
Approche du part. — Dépression sur les côtés de la queue, creusemont des flancs, chute du ventre, gonflement des mamelles et apparition du lait. Tuméfaction de la vulve et écoulement de mucosités par le vagin ; inquiétude, coliques. ^
Blessure. -— Calmants au début. Plus tard cicatrisants ou vulnéraires tels que vin, eau-de-vie, teinture d'aloés, infusion de fleurs de sureau.
ffleime. — Les bains et les cataplasmes émollients en ont le plus souvent raison si elle n'est pas compliquée de suppuration, carie ou gangrène.
Cachexie aqueuse. •— Anémie chronique (mouton). — Grande faiblesse et excessive pâleur des yeux et de la bouche. Peut être guérie par les toniques, prise an début.
Capelet ^cheval). — Tumeur molle, pointe du jarret. Fondants le font quelquefois disparaître.
Charbon. — Tous les animaux. Maladie contagieuse, virulente, k marche rapide, le plus souvent mortelle, qui consiste en une altération profonde au sang avec apparition de tumeurs passant promptement à la gangrène. Peut être prévenue par la vaccination.
Choléra volaille. — Contagieux. Caractères : tristesse , plumes hérissées, ailes pendantes, crête bleuâtre, écoulement de mucus nasal, dysenterie, faiblesse. Désinfection des poulaillers, enfouissement des cadavres.
Glavelèe (mouton). — Petite vérole, contagieuse. Eviter refroidissements, vaccmer.
Cocotte ou Fièvre aphteuse. — Ruminants et porcs. Epizootique, contagieuse. Fièvre, tristesse, inappétence, diminution du lait, apparition de vésicules dans la bouche, aux mamelles et aux onglons. Durée 15 à 20 jours. Soins de propreté ; boissons délayantes ; répandre, avec pulvérisateur, dans locaux infectés et sur ustensiles ayant servi au pansage, solution suivante :
Bichlorure de mercure. . . 5 gr. Permanganate de potasse 15 gr. Acide salicylique 30 gr. Eau 900 gr.
Pour traitement direct sur le bétail, étendre de 3 fois d'eau et pulvériser bouche, mamelles, pieds. Faire bouillir le lait avant de le consommer ; peut manger viande.
Coliques. — TSraitement : Café dans les indigestions ; ëther dans les eoUqaes nerveuses; saignée et frictions snccessiTes dans congestions intestinales. Ammoniaque dans le cas de météorisalion ; émollients pour irritations intestin. Purgatifs dans le cas de pelotes stercorales. Astringents : amidon ou alun en cas de diarrhée, k raison de 250 gr. d'amidon ou 8 à 10 gr. d'alun.
GreY&sses. — Au début, soins de propreté. Plus tard astringents on Tulnéraire. Glycérine suffit sourent. Ea cas d'induration des bords de la plaie : pommade mercurielle. Ne jamais couper les poils.
Diarrhée. — Irritation intestinale. Chez les grands animaux : 250 gr. d'amidon par jour et 8 k 10 gr. d'alun.
Dysenterie. — Donner des farineux, de la gentiane, des lavements calmants et astringents ayec de la décoction d'ëcorce de chêne et de tètes de pavots.
Farcin (cheval). — Maladie contagieuse, sous forme de cordes, de tumeurs, de boutons et d'ulcères. Résolutifs puissants ; cautérisation des boutons, bonne et abondante nourriture.
L'arsenic ~et la noix vomique conviennent le mieux pour traitement interne. Incurable chez sujets débiles.
Fonrbnre. — Sensibilité très yive du pied, marche douloureuse, ayec appui sur les talons. Saignée, bains on cataplasmes froids ; purgatif doux ; diète presque complète. Agir promptement.
Gourme. — Contagieuse. Tenir malades température douce ; fumigations émoUientes sous le nez ; applications calmantes sur les abcès en voie de formation. Electuaires à base de kermès. Bonne nourriture. Boissons tièdes, purgatifs doux.
Ladrerie [porcs). — Présence de vers cysticerques dans la trame des tissus organiques. Causée par une mauvaise nourriture et une hygiène défectueuse. Incurable. Non contagieuse. Rédhibitoire.
Lait (Vaches qui retiennent leur). — Employer la douceur, les caresses, se faire aimer de la vache ; lui donner des friandises an moment de la traite ; on a conseillé aussi souâ la mamelle' des fumigations avec la saponaire.
Mammite. — Inflammation de la mamelle, fréquente chez la vache . Saignée, suspensoir, applications calmantes : pommade camphrée, cataplasme farine de lin, de mauve on de morille. Purgatifs doux à l'intérieur.
Morve. — Maladie infectieuse, virulente, contagieuse môme pour l'homme. Incurable. Rédhibitoire.
Mètéorisation. — (Ruminants.) GonÛement causé par des gaz et ayant son siège surtout au flanc gauche. Breuvages stimulants, tels que café, thé, vin, eau-de-vie, 250 à 300 gr. de sel de cuisine dans z à 3 litres d'eau ou 15 à 20 gr. d'ammoniaque dans 2 litres d'eau. Ponction du rumen dans les cas graves.
Ophtalmie. — Inflammation de l'œil avec gonflement et rougeur, crainte de la lumière, écoulement de larmes. Traiter par calmants et astringents tels que décoction de mauve et d'écorce de cnône. S'asàurer si un corps étranger ne s'est pas introduit dans l'œil.
Pérlpneimioilie. — Inaammatioa du pommon et des çlèrres. CUmUg^eose. Mortelle 7 tow rar 10. S'en prëterre par Taccinatioa prirentÏTe.
Pneumonie. — laflammation du poumon. Sinapisme, résicatoire on séton sons la poitrine, eonrertnre, boissons tièdes. Emétiqne ou snlfate de sonde à l'intérieur. Opérer promptement.
Plétin (mouton). — Affection du pied arec boiterie et décollement ongle. Laver le mal arec dissolution de sulfate de cuivre, badigeonner avec goudron ou faire passer les animaux dans une caisse contenant de la chaux éteinte mise à l'intérieur de la bergerie.
Plssement de sang ou hématurie. (Ruminants.) — Traiter par tisane de graine de lin, camphre 8 à 10 gr. par jour, goudron 15 à 20 gr. on alun 8 à 10 gr.
Pousse (cheval). — Soubresauts du flanc, essoufflement, toux et jetage blanchâtre. Donner aliments encombrant peu l'estomac, ni trèfle ni Inseme. On soulage et guérit quelquefois par arsenic et poudre de digitale.
Rouget. — Maladie microbienne du porc. Caractérisée par taches rouges irrégnlières autour des oreilles, sur le rentre, face interne des membres. Contagieuse, ^pins de propreté, vaccination.
Tournis (mouton). — Dâ à la présence d'un rer dans le cerreau Incurable. Le mouton le prend par l'ingestion d embryons du ténia dn ebien déposés sur l'herbe ou les aliments. Eriter de donner les tètes de montons aux chiens.
Tuberculose. —Affection très contagieuse par les mucosités nasales. Isoler les animaux atteints. Consulter le vétérinaire.
Tétanos. — Maladie microbienne et contagieuse, l'infection se fait p%r les plaies, avoir soin, pour l'éviter, de laver ces derniers avec solution de sublimé. Faire des inoculations préventives de sérum antitétanique dans millienx infectés.
Vers. — On traite les affections vermineuses par l'aloès, l'éther, l'huile de ricin, l'essence de térébenthine, l'acide arsénienx.
Vertige. — Saignée, révulsifs, purgatifs, lavements irritants. Affusion d'eau froide sur la tête. Ecurie sombre et éloignée de tout bruit.
DÉSINFECTANTS
Les désinfectants indiqués paë l'arrêté ministériel du 1*' avril 1898, pour les maladies contagieuses sont :
l* Le bichlorure de mercure (1 gr. de sublimé dissout dans 5 cent, m. cubes d'acide chlorhydrique par litre).
2» L'hvpochlorite de soude commercial an dixième.
3« Le lait de chaux préparé au moment de l'emploi avec de la chaux vive a 10 0/0. •
Nods nous sommes aussi très bien trouvé de l'emploi de la Formaldéhyde Lambiotte frères (Formol à 40 «/o).
Ce produit ne présente aucuns des inconvénients connus du sublimé. Od l'emploie en solution à 1 «/o, à l'aide dn pulvérisateur « Eclair ».