ANGELO
Monologue de laTisbé (jourii. HT, pnit. ï, se. 2), où, après avoir apostrophé admirablement un«' petite porte, elle se demande si elle se vengera ou ne se vengera pas de celui que sa rivale a caché hier derrière cette petite |)urie, lorsqu'ellemême a ouvert la grande porte, sans heurter à la porte. « Oh ! cette porte ! cela m'a fait un étrange effet de revoir cette porte! c'est derrière cette porte qu'il était! Qui? qu'est-ce qui était derrière cette porte? Suis-je sûre que ce
fût lui, seulement ? Si j'étais sûre que ce lût Ro-
doîfo. — Bien sûre, là, de ces preuves. — Oh! je le per- (Iiais, je le dénoncerais au podestat. IN'on! mais je rue vengerais de celte femme. ISon, je me tuerais. Oh! oui! moi sûre que Rodolfo ne m'aime plus, moi sùi-e (ju'il me tronque, moi sûre qu'il en aime une autre, eh bien! Qu'est-ce que j'aurais à faire de la vie? Cela me serait bien égal , je mourrais. Oh! sans me venger donc! Pourquoi pas? je dis cela dans ce moment-ci , mais c'est que je suis bien capable aussi de me venger. » Comparez ce monologue au précédent, ou à tous les précédents indifféremment, tl vous verrez, si déjà vous ne le voyez de reste , qu'il n'y a pas moins de variété dans l'expression des sentiments (jue M. Hugo prèle à ses personnages que dans leurs sentiments mêmes.
Trente lignes de celle prose de la Tisbé au lieu de vingt-sept que nous en possédons seulement, et il n'était plus parlé assurément de l'IIermione de ce bon Racine; ci.. 27