CHANSON DE LA CAILLE
Dès l'aurore naissante, Dans ses accents joyeux, La caille” vigilante S'élève vers les cieux ; Écoutes, elle dit :
Comme cette pelile sime. sa mère ! elle &
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Sors du lit, sors du lit, Sors du lit, sors du lie.
La caille prévoyante Appelle, vers midi, Das la plaine brûlante, Le faucheur endormi :
Allons, vite au travail, Au travail! au travail { Au travail ! au travail !
Quand la brise légère
Se fait sentir le soir,
La caille messagère Semble dire bonsoir;
En chantant elle dit :
Bonne nuit ! bonne auit!
Bonne ouit ! bonne nuit !
A peire Georges ‘eut-il fini de chanter, que Îla Paysanne revint portant sur une assiotte de bois bieñ Propre, et garnie d’une feuille. de vigne, du pain et du beurre frais, ‘ Tiens, ma chère petite, dit-elle à Agnès, voici du beurre out frais, je viens de le faire à l'instant même,
— Vous êtes bien bonne, répondit Agnès, je vous
en remercie mille et mille fois.” Et elle coupa une
tranche de pain sur laquelle elle étendit du beurre : elle en mangea une de fort bon appétit, puis elle refusa de manger le reste,
‘ Mais mange donc, ma chèré enfant, dit la pays-
anne ; tu as bien marché aujourd’hui, tu dois avoir
faim.
— Non, je vous remercie, j'ai mangé suffisam. ment; mais, si vous le Permetlez, je vais porter le resie de celte tartine à ma mère.
— Voyéz, mes enfants, dit alors Ja Paysanne,
faim,