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LR OT TR événements non moins élonnanis que celni-ei ; Vous le voyez par Vous-même : tout lé monde VOus croyait morte, et pourtant vous vivez encore. Ce qui est
arrivé une fois peut se renouveler.
. — Pieux ermite, interrompit Mathilde, vous en savez plus que vous n’en dites. Parlez ! parlez! mes Pressentiments me disent qu'Adelbert n'est pas mort. Ne craignez Pas que l'excès de la joie me soit funeste, Oh ! il était loujours vivant dans mon cœur, Pour
Moi, il n'avait jamais cessé d'exister. Dans ma ma-
ladie, après Dieu, il était, avec ma fille, mon unique pensée. Je regardais notre réunion comme si prochaine, que chaque matin, à mon réveil, je me disais : C'est aujourd'hui que fu le reverras, dans quelques
ures peut-être. À peine si je songeais qu'il faudrait que la mort vint m'ouvrir les portes de l'éternité. La
ei et l'autre, avait disparu à mes yeux. Si donc j'avais le bonheur de revoir mon époux, fût-cé à l'instant même, ce ne serait que la réalisation du vœu le plus ardent de mon cœur, et rien de plus. Seulement le lieu et les circonstances seraient tout autres que je me les étais figurés ; je le reverrais, non dans l'autre monde, mais dans celui-ci, Parlez done, parlez, et he me cachez rien, je vous en prie.” À ces dernières paroles Théolinde saisit la main du vénérable ermite, a Pressa avec émotion entre les siennes, et le regarda fixement : ‘ N'est-ce Pas, mon Adelberi vit encore? — Noble dame, dit Benno, je ne puis voir sans une religieuse émotion quelle force Ja croyance à une vie le donne à l'âme, même à celle d'une femme faible et délicate. Eh bien ! oui, il vit... Et Vous le verrez aujourd'hu! même.”
ciel, et s’écria avec l’accent de la plus vive émotion ; 4 Daignez recevoir mes actions de grâces, à Dieu de bonté et de miséricorde ; mes larmes de douleur ainsi
mes ferventes prières sont parvenues jusqu'à votre trône, et. vous avez daigné les exaucer. Vous
avez- préparé et amené notre réunion plus tôt que je
m'y attendais. Oui, vous êtes le père des veuves.et des orphelins, le puissant protecteur des infortunés, Nous étions si malheureuses, nous nous croyions entièremeni délaissées, et au moment même où notre
détresse paraissait à son comble, votre bras puissant
et paternel est venu nous relever et nous rendre au bonheur!
— Oui, dit Benno, vivement touché de cette scène attendrissante, c’est ainsi que Dieu change souvent les larmes de douleur en larmes de joie.”
Au moment où Théolinde était encore en prière, Agnès arriva, suivie de la jeune bergère. Dès que sa mère l’aperçut, elle se leva vivement, courut à eile, la serra dans ses bras en s’écriant : ‘‘ Agnès, Agnès, ma chère fille ! réjouis-toi ! tombe à genoux et remercie Dieu. Élève tes mains, tes regards, ton cœur vers le ciel! Ton père, que nous-eroyions mort, ton père est vivant, tu le verras aujourd’hui... Oh1 remercie, remercions ie bon Dieu! ”
Quelle plume serait capable de peindre la surprise, l'étonnement et la joie de cette excellente enfant au moment où elle venait d'apprendre une nouvelle aussi heureuse qu'inattendue ?
‘6 Maman |! s’écria-t-elle, que me dites-vous là ? Comment ! mon père, il vivrait encure ? où est-il, que
“és: À peine ces mots turent-ils prononcés, que Théo- | “ linde tomba à genoux, éleva ses deux mains versie
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