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LES ANTINOMIES ET LA PHILOSOPHIE ÉVOLUTIONNISTE

Les philosophes modernes étudièrent peu ou fort mal la filiation des concepts, les métamorphoses des doctrines, le transformisme des idées générales.

Leur position à cet égard semble de beaucoup inférieure à celle des anciens zoologistes qui prenaient souvent pour

deux genres distincts l'enfant et Tadulte, le mâle et la femelle du même individu zoologique *. Les philosophes commettent tous les jours des méprises analogues, et cela à propos de concepts, de genres idéologiques qu'ils déclarent d'une importance sans égale. Tel est notamment le cas des concepts de Dieu, de Matière, de Force, de Mouvement, d'Inconnaissable.

Dans cet ordre d'études, les agnosticistes anglais, les évolutionnistes en particulier, s'approchèrent davantage de la vérité. Ces penseurs, qu'on peut classer parmi les positivistes avancés du siècle, reconnaissent nettement déjà les liens de parenté qui unissent la religion à l'agnosticisme. Leur Inconnaissable remplace

1. Citons en exemple des plus connus la langouste et sa larve (phyllosomme), regardées autrefois comme appartenant chacune à des groupes indépendants de crustacés.

ostensiblement le vieux personnage central des théogonies et des métaphysiques.

Par malheur, ils n'examinèrent ce grave problème ni en psychologistes, ni en sociologistes, ce qui vaut le mieux peut-être pour l'aborder fructueusement. Ils n'ont fait ni la psychologie, si je puis m'exprimer ainsi, ni la sociologie de Dieu, de la Matière, de la Force, du Mouvement, de l'Inconnaissable. Ils persistèrent à construire la philosophie de ces x qu'ils continuèrent, par suite, à prendre pour autre chose que de purs concepts. Nous allons nous en convaincre dans les pages suivantes.

Le criticisme, cette première grande philosophie de notre époque, n'a pas inventé les antinomies; elle les trouva toutes prêtes dans la philosophie du passé.

Mais elle les cultive avec une prédilection particulière, elle les développe et elle y voit des prémisses qui justifient amplement cette conclusion : la réalité de l'inconnaissable. Le positivisme qui suivit, s'appropria ce résultat sans trop se préoccuper de sa base antinomique. Enfin Tévolutionnisme, venu en dernier lieu, reprit et poussa à ses limites extrêmes la discussion des prémisses aussi bien que celle de la conclusion. Il faut donc étudier le problème de l'inconnaissable dans la philosophie de l'évolution, comme on étudie les lois d'un phénomène quelconque dans un cas bien caractérisé.

Au cours de cette controverse qui prime chez lui toutes les autres, l'évolutionnisme tombe dans des contradictions choquantes.

La doctrine pour laquelle les phénomènes sont des modes, des transformations suc-

cessives ou simultanées d'une seule et même énergie primordiale, le monisme de Spencer, renferme implicitement un aveu inattendu et d'une grande portée :

les antinomies ne sont pas des jugements contradictoires de l'esprit, et Vincognoscible n'est pas ce que nous connaissons le moins au monde.

Dès l'antiquité la plus haute, on regardait les contradictions de la raison qui sont inconciliables ou nous semblent telles, comme la source, le germe subjectif des croyances religieuses et philosophiques de l'humanité.

Bien avant Kant, on citait déjà les antinomies comme autant d' « instances pré-

rogatives », pour parler le langage d Bacon, autant d'exemples de l'ignoranc où nous sommes, soit des faits, soit d leurs lois ou de leurs causes. Une ant nomie se déclare partout où la science s tait. Or, comme les lacunes de noti savoir ne se comptent pas, l'inconnaij sable nous guette, en réalité, derrière 1 moindre phénomène.

Qu'est-ce que le temps, par exempU et qu'est-ce que l'espace? La science, j veux dire la science spéciale, la psyché logie qui n'existait pas il y a cent ans ( qui existe à peine aujourd'hui, ne trait jamais sérieusement ce double problème La raison raisonnante des ignorants et de philosophes laccapara depuis des siècles lui attribua une complication et une porté extraordinaires.

On se demandait à l'aventure si le temf

et Tespace existaient objectivement, sans se rendre compte du sens précis attaché au terme « existence objective », et à peu près comme si Ton interrogeait sur des choses concrètes : « sont-ce des chaises ou des chevaux? »

On posait encore la question sous cette forme : « Le temps et l'espace ne sont-ils pas des néants? » Et l'on se sentait pris dans Tengrenage logique du dilemme : il n'existe pas deux sortes de néants, et le temps et l'espace offrent pourtant deux idées distinctes.

On s'enquérait aussi des attributs de l'espace et du temps, et on se persuadait qu'ils n'en possédaient point, qu'on ne pouvait les concevoir par leurs attributs.

On en fit même, avec Kant, des idées précédant l'expérience, mais on vit bientôt que si nous ne pouvons nous débarrasser

de ces prétendues formes de l'esprit, elles n'en persistent pas moins à nous paraître extérieures à l'esprit, etc., etc.

En un mot, la double antinomie du temps et de l'espace se présentait toujours sous l'aspect d'une longue chaîne de contradictions d'autant plus irritantes qu'elles s'offraient comme plus manifestement verbales.

Elles ne prouvaient avec la plus accablante évidence que l'état notoirement arriéré des études psychophysiques et psychologiques.

HT

Voici une autre contradiction célèbre :

la divisibilité inflnie de la matière. A quelle « espèce scientifique » appartient

Ti^orance dénoncée par cette antinomie?

La mathématique constituant la seule connaissance parvenue, dans ses limites propres, à maîtriser le concept de Tinfini, à l'asservir aux fins scientifiques, ce n'est pas là, à coup sûr, une ignorance d'ordre mathématique.

D'autre part, l'insolubilité, apparente ou réelle, du problème n'arrêta jamais les recherches et les progrès de la physique, de la chimie, de toutes les sciences de la nature extérieure.

Personne, certes, n'attribuera à ces disciplines la question classique : un bâton peut-il n'avoir qu'un seul bout? Mais pourquoi ne pas nous efforcer à résoudre une pareille difficulté, bien capable pourtant de faire naître une antinomie en règle?

La raison en paraît fort simple. Dans le cas du bâton, nous n'avons pas affaire à

une de ces hautes généralités, à une de ces abstractions pures qui nous incitent à sortir des étroites limites de la science particulière, et nous entraînent vers les vastes horizons de la pensée philosophique. Nul ne chercherait à travestir en une thèse de physique et encore moins de spéculation générale, ce problème de simple définition : que faut-il entendre par un bâton ?

Mais il se pourrait bien que la matière fût divisible à Tinfini d'après les mêmes motifs pour lesquels un bâton possède nécessairement deux bouts. II se pourrait bien qu'il n'y eût en ce débat qu'une simple dispute de mots, qu'une sophistication subtile des termes employés.

Admettons un instant que Vinfinité se dévoile comme le synonyme ou le substitut parfait de la quantité générale et ab-

straite, c'est-à-dire de l'attribut universel des choses sévèrement isolé des choses elles-mêmes: En ce cas l'opposition entre le fini et l'infini deviendrait du coup aussi vulgaire que la distinction du concret et de l'abstrait, du particulier et du général, avec laquelle elle se confondrait alors.

Cessant de fatiguer notre esprit, l'antinomie proposée ne se soutiendrait donc plus, au moins comme problème de logique.

Les deux problèmes étroitement liés de l'action à distance et de la réalité du vide matériel prirent également l'aspect d'un dilemme sans issue possible. Si le vide n'existe pas, la compressibilité devient

inconcevable, et si on admet le vide, on ne s'explique plus la transmission mécanique du mouvement.

Une foule d'hypothèses variées, l'atomisme de Démocrite, l'attraction de Newton, les monades inétendues de Leibniz', les centres de force de Boscowich, bien d'autres théories encore tentèrent vainement de vaincre cette double inconcevabilité. Malgré les efforts réunis des philosophes, des mathématiciens, des physiciens, voire même, en ces derniers temps, de quelques chimistes, l'antique antinomie du vide, dans sa sombre et repoussante grandeur, reste maîtresse absolue de la raison hésitante. La contradiction résistera-t-elle à l'attaque combinée des biologistes, des psychologues et des sociologistes?

C'est le secret d'un avenir que nous

estimons prochain. Aujourd'hui, on ne peut qu'indiquer d'une façon générale les raisons qui militent en faveur d'une solution purement psychologique des problèmes connexes du vide, de la matière, de la force, du mouvement.

A tous échut la mauvaise fortune d'encourir une double confusion. On les a soustraits à la science spéciale correspondante afin d'en faire des propositions philosophiques. En outre, on s'ingénia pour leur donner la forme extérieure de thèses physiques, chimiques, mécaniques. Un certain nombre de savants les traitèrent même à fond comme telles, et ces essais ne furent pas les moins malheureux.

Mais l'insolubilité d'une question ne provient pas uniquement de ce qu'on l'étudié d'emblée d'une façon générale, elle

dérive souvent aussi de l'erreur qui trans-

pose les faits corrélatifs dans un domaine à eux étranger.

L'antinomie du vide a sa place marquée dans cette science encore purement nominale, la psychologie des concepts abstraits; et elle ne présente peut-être qu'une face particulièred'une autre antinomie. Le vide , l'atome, la force sont, comme leurs synonymes probables, le néant, la matière, l'infini, non pas des phénomènes de physique ou de mécanique, mais des conceptions pour ainsi dire « surabstraites ».

De tels types d'idée se construisent en partant d'observations qui, elles, appartiennent incontestablement, les unes à la physique, les autres à la chimie ou à la mécanique. Ils suivent la loi commune. Il ne se rencontre pas d'abstraction un peu générale qui n'ait, pour source éloignée, des faits étudiés par les sciences du monde

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inorganique. Personne cependant ne voit dans une pareille origine une raison suffisante pour consacrer un chapitre spécial, en histoire naturelle, à l'étude de l'hippogriffe, par exemple, ou pour faire de Dieu — malgré la parenté évidente de ce symbole avec l'idée de totalité — l'objet d'une recherche mathématique.

En tant qu'abstractions pures, les idées de vide, d'atome, de force et de mouvement dépassent la capacité ce conceptive » , si je puis m'exprimer ainsi, de la mécanique. Elles reviennent de droit à la psychologie, considérée non plus comme une branche de la philosophie, ou même comme la philosophie tout entière, mais comme une science des plus spéciales.

Pour s'en convaincre, il suffirait, au besoin, de rappeler qu'à l'égard surtout des abstractions de ce genre, il importe préa-

lablement de savoir si elles ne servent pas à cacher des illusions mentales aussi subtiles qu'inconscientes.

Imaginez, en effet, que ces fantômes s'évanouissent un jour, comme disparurent certaines illusions visuelles, tactiles, auditives. Que deviennent, dans cette supposition, nos théories les plus célèbres sur les atomes, les forces, les centres d'énergie? Or, la doctrine des illusions, au même titre que la doctrine de l'absurde, relève manifestement de la psychologie concrète.

Les difficultés soulevées par le problème du vide sont de même nature que celles suscitées par le problème de la divisibilité de la matière.

Ces hypothèses se heurtent également contre l'antinomie de l'inflni sous l'aspect soit de la divisibilité, soit de l'illimitation de la matière. Elles deviendraient pour-

tant admissibles, si l'un des deux derniers concepts se pliait d'abord à une explication.

Or, d'où vient notre impuissance à concevoir leurs contraires et pourquoi seraitelle congénitale ou organique? Ne vaudrait-il pas mieux l'imputer à un simple phénomène d'inconscience ou d'inattention, aune erreur qui prend sa racine dans un manque involontaire de mémoire? N'oublions-nous pas toujours qu'en parlant du vide nous évoquons, en réalité, l'idée de vide en général, synonyme de l'idée de néant qui, à son tour, représente la négation fausse de l'idée d'être? En parlant de compressibilité, nous avons en vue l'idée de compressibilité en général, synonyme de l'idée de résistance, cette réalBrmation de l'idée de matière. Et ne procédons-nous pas exactement de même par

rapport à l'atome, à la force, au mouve ment *?

Une catégorie particulièrement intéressante d'antinomies comprend les hypo-

i. Le mouvement est-il apparent ou réel? Se peut-il qu'un mouvement soit annulé par le mouvement en sens contraire (mais demeuré inaperçu] du système qui contient le mobile observé ? Le mouvement se présente-t-il toujours comme particulier et relatif? Le mouvement général et absolu existe-t-il, ou se résout -il en son contraire, le repos 1 La cessation absolue du mouvement n'impliquet-elle pas la négation de la loi de continuité? Ces questions réunissent autant d'exemples de la confusion de l'abstrait et du concret, autant de problèmes dont la forme « surgénérale » et « surabstraite >; constitue la marque propre et qui certaine meni n'appartiennent ni à la mécanique, ni à la physique.

Mais les antinomies, comme les autres erreurs de l'esprit humain, font tache d'huile; elles envahissent, par la philosophie, tous les domaines du savoir. Un spiritualiste ne soutenait-il pas dernière ment, que la science moderne tendait à faire disparaître devant notre esprit l'incontestable matière

thèses contradictoires ayant un caractère biologique et psychologique très prononcé, mais que les philosophes traitent par des méthodes empruntées indistinctement à toutes les sciences.

Tel s'offre à nos yeux, par exemple, le problème prétendu insoluble de la transformation de la force mécanique en sensations ou en idées, et vice versa \ ou le problème du commencement et de la fin, du premier et du dernier état de conscience qui ne peuvent, dit-on, tomber sous notre examen pour une double raison.

Personne ne se souvient de ce premier état, et l'impression jugée la dernière est, en réaUté, l'avant-dernière. Tel se présente encore le problème de l'âme consi-

ainsi qu'une muscade aux doigts d'un escamoteur? En vérité, n'est-ce pas là ajouter une ombre de plus à l'obscurité qui nous enserre?

dérée comme le substratum d'une succession ininterrompue de sensations et d'idées; ou aussi le problème du sujet-objet, du moi se percevant lui-même, etc.

Une remarque s'impose à propos de toutes ces questions. Notre ignorance en ce qui les touche est actuellement bio-psychique ou psychologique. On ne saurait les résoudre sans recourir à une théorie des illusions mentales plus élaborée et reposant, à son tour, sur une connaissance exacte des lois qui régissent la genèse et la transformation des concepts abstraits.

Les agnosticistes accueillent implicitement cette vérité. Que l'homme, disentils, ramène tous les faits physiques à des manifestations de la force dans l'espace et dans le temps, il demeurera aussi peu avancé, car il ne sait rien de la force, du temps ou de l'espace. Qu'il réduise tous

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les phénomènes psychiques aux seules sensations, il croupira dans la même incertitude, car il ignore ce qu'est la sensation.

Rien de plus juste. Assimiler les phénomènes de conscience appelés faits physiques à des phénomènes conscientiels appelés force, mouvement, espace ou temps, cela équivaut, de toute évidence, à s'élever du concret à l'abstrait ou du moins abstrait au plus abstrait. Or, d'une telle transition, on ne sait bien ni les lois ni le mécanisme intime, et nous soupçonnons, tout au plus, à la suite d'expériences journalières, que d'innombrables illusions lui font cortège.

En vertu même de ces défauts essentiellement passagers du progrès scientifique, la réduction des phénomènes concrets à leurs concepts abstraits nous semble vaine et futile. Elle nous apparaît

maintes fois comme un effort de la pensée qu'on eût pu raisonnablement s'épargner ^

Le matérialisme a tort, dit-on, d'ac — corder à la physique et à la chimie un^ foi aveugle, et de traiter tout le reste de rêveries. Les matérialistes, en effet, veulent ignorer les lois et les conditions spéciales de certains phénomènes très particuliers qu'ils confondent par suite avec des phénomènes infiniment moins compliqués (psychologiquement parlant) .

Les idéalistes tombent dans l'excès opposé : loin de chercher à nier ce qu'ils ne connaissent pas ou ce qu'ils ne connaissent que d'une façon très imparfaite, ils s'efforcent de grossir outre mesure cet x^ d'en faire l'équivalent et le substitut de l'univers sensible.

Les sensualistes, enfin, s'appliquent à équilibrer les deux excès, à tenir la dis-

tance égale entre l'un et l'autre. Mais ils ne parviennent jamais à conserver cette position instable. Aussi voyons-nous ces philosophes, représentés aujourd'hui par les partisans de l'évolution, osciller sans cesse, pencher tantôt vers le matérialisme, ou son meilleur représentant actuel, le positivisme, et tantôt vers l'idéaUsme, ou son succédané moderne, le kantisme critique.

« Le mot de philosophie ne sera jamais rayé des langages humains, et tant qu'il existera des hommes, on rencontrera des esprits plus occupés de leur origine, de leurs fins dernières, de leur raison d'être dans l'univers, que de tous ces

amusements et ces passe-temps tju'o^^ appelle Tindustrie, le commerce, la polî^^ tique*. »

Voilà, certes, une pensée généreus exprimée en termes convenables. Mais il faut la compléter en rappelant qu'il existe plusieurs manières de traiter les questions d'origine et de fin. Jusqu'à l'heure présente les théoriciens usèrent d'un procédé peu profitable à la philosophie. Il consiste à classer faussement certains problèmes particuliers, à transposer arbitrairement les questions scientifiques.

Les antinomies naquirent par l'action de cette méthode fautive. Elles eurent, d'ailleurs, souvent cette utilité, d'arrêter à temps les divagations métaphysiques.

i. D. Cochin, rÊvolution et la Vie, p. 77.

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Oq les peut nommer, en ce sens, les véritables garde-fous de la philosophie.

Nous avons donné plus haut quelques exemples populaires de ces contradictions de la pensée abstraite. Mais le cas que nous allons indiquer maintenant se prête mieux, peut-être, qu'aucun autre à révéler la grave erreur si souvent commise par les esprits spéculatifs.

Toute philosophie mène à un choix rationnellement motivé entre les différentes hypothèses possibles sur Torigine et la fin ou la raison première et le but du monde. Dès lors, les hautes abstractions scientifiques, le mouvement, la force, la vie, la conscience, cèdent le pas à la somme totale des propriétés des choses, et c'est le monde ou l'univers qui devient l'objet des théories conjecturales.

Dans les cas déjà examinés, la philo-

Sophie empiétant sur le domaine du savoir exact s'exposait au reproche de confondre l'objet propre de la psychologie, son objet nfiatériel pour ainsi dire, avec Tobjet nominal des autres sciences, les signes conventionnels qui désignent, dans la notation abstraite des choses, les caractères semblables des faits étudiés par la mécanique, la physique, la chimie, la biologie et la sociologie.

A plus forte raison le môme argument doit-il atteindre la philosophie s'occupant de l'univers tel quel. Car voilà une réalité du môme ordre que le nombre, la matière, la force, le temps, l'espace, la vie, etc., mais servant, en outre, à représenter ou à résumer l'ensemble, la somme totale de ces idées *.

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