‹ Agriculture du département du NordChapitre 10 sur 37 · COMPOSITION DES EXPLOITATIONS RURALES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES EXPLOITATIONS RURALES

Le nombre des bétes de travail et de renie

employées ^ dans le département du Nord^ au service des exploitations rurales, varie à l'infini, non-seulement en raison de Tétendue des fermes , mais encore suivant le degré d'aisance du cultivateur , sa position particulière, et le système plus ou moins raisonné qu'il a adopté.

Arrondissement de Vunierque,

A Gravelines on compte , sur une exploitalion de 200 mesures (la mesure vaut 44 ares 4 centiares) , 12 chevaux, 40 ou 50 bêtes à cornes et autant de porcs.

Dans le canton deBergues, sur une ferme de 50 à 60 mesures, on tient 2 chevaux, 8 vaches à lait , 3 ou 4 élèves ( veaux ou génisses ; le fermier en engraisse 1 ou 2 chaque année ) ; il y a , en outre , 2 ou 3 porcs.

Dans les Moëres , on trouve, pour 40 mesures de terre , 3 ou 4 chevaux , 1 2 bêtes à cornes , tant vaches laitières qu'élèves , et 5 ou 6 porcs.

A la ferme Saint-Jacques , de 1 84 mesures, tenue par M. de Powers , j'ai rencontré 8 chevaux , 1 4 vaches , 1 \ élèves (veaux et génisses), 4 porcs et 2 poulains.

Aux Petites-Moéres, chez M. Vandcn-Baviére, ferme de 420 mesures : 18 chevaux ,

30 vaches I dont 1 de 3 ans ^ 1 4 génisses d'un an , 16 veaux , 1 taureau et 200 moutons flamandsé

Chez M. Mayeux, à Capelle, prés Dunkerque I 280 mesures : 1 2 chevaux , 25 vaches à lait 9 1 taureau , 1 5 élèves vendus généralement à 1 an dans le pays , 1 2 porcs angloflamands et 200 moutons.

A BoUezeele^ dans les fermes de 40 à 50 mesures (la mesure ici vaut 35 ares ) / on a 2 chevaux ^ 4 à 5 vaches , 4 à 5 élèves ( des veaux en général ) ^ 1 porcs et un lot de moutons.

^arrondissement cCHazebrouck.

Grandes fermes de 60 à 80 mesures ( la mesure vaut 37 ares ) ; on tient 2 chevaux , 1 4 à 1 8 bêtes à cornes, dont 1 vaches , 5 génisses et 3 veaux , 1 2 à 1 5 porcs : quelques cultivateiu*s ont encore un troupeau de 60 à 80 moutons flamands , qui pâturent le long des chemins pendant Tété et sont nourris l'hiver à la bergerie.

Petites fermes de 30 à 35 mesures : 1 cheval pendant Thiver, 2 pendant Tété; souvent deux voisins se prêtent réciproquement leur cheval pendant une semaine , ou bien chacun d'eux travaille I à lourde rôle^ 3 ou 4 jours

pour laulre; 1 bêtes à cornes et 3 ou 4 porcs.

Une ferme de 60 mesures m'a présenté 2 chevaux , 6 vaches à lait , 5 élèves , tant vaux que génisses et 6 porcs.

M. Gappon , propriétaire - cultivateur à Vieux-Berquin , dans sa ferme de 96 mesufes , tient 2 chevaux , 8 vaches laitières , 8 élèves (veaux ou génisses) et 4 porcs.

A Nordpeen, pour 100 mesures (35 ares 25 cent.) ^ on a 3 ou 4 chevaux , 1 à 12 vaches , 1 à 1 2 génisses ou veaux , 4 ou 5 porcs à l'engrais. Les cultivateurs de ce canton se plaignent encore de la pénurie du fumier ; ils en font venir de Dunkerque , et tirent leurs amendements des environs de Saint-Omer.

Arrondissement de Lille.

Pour une ferme de 1 2 bonniers ( le bonnier représente 1 hectare 41 ares 87 centiares), on trouve 2 chevaux 10 vaches à lait , 6 élèves de 1 et de 2 ans et 4 porcs à l'engrais.

M. Weymel, cultivateur à la Chapelleles-Armentières , dans son exploitation de 43 bonniers, nourrit 6 chevaux , 18 vaches à lait , 1 4 élèves de 1 à 2 ans , 200 moulons et 12 à 14 porcs destinés à Tengraissemcnt.

A Werwick, dans une ferme de 25 bonniers, M. Vaneslandt occupe 3 chevaux , il tient 1 3 vaches à lait , 6 élèves ( veaux ou génisses de 1 à 2 ans) et 4 porcs.

Dans le canton de la Bassée, sur une ferme de 50 bonniers , on a 1 chevaux , 20 à 25 bêtes à cornes , tant adultes qu'élèves , 1 taureau qu'on engraisse à la troisième année, et 1 50 moutons.

Il est à remarquer que, dans cet arrondissement, la plupart des cultivateurs font un grand emploi des matières fécales, qu'ils recueillent avec beaucoup de soin chez eux , ou qu'ils tirent de Lille , ce qui ajoute encore à la masse du fumier.

Arrondissement de Douay.

Pour une exploitation de 20 rasières ( la rasière vaut 45 ares) ,- on compte 2 chevaux, 3 vaches et 1 ou 2 porcs : on élève aussi, chaque année, une génisse pour remplacer les vieilles vaches.

Sur une ferme de 3 à 400 rasières , on a 25 chevaux , 40 ou 50 bêtes à cornes ( élèves ou adultes) , 2 à 4 porcs et 400 moutons qu'on engraisse.

M. Ducouvent , à Wandignies , dans sa

ferme d'environ 85 hectares , nourrit 10 chevaux, 1 4 vaches à lait , 1 8 élèves de 1 à 2 ans et 30 ou 40 porcs.

Dans le canton de Douay, pour 60 rasiéres on a 5 chevaux , 6 vaches et 2 porcs.

MM. Fiëvet, propriétaires-cultivateurs à Masny , dans leur ferme de 350 rasiéres , comptent 24 chevaux , 18 vaches , 30 bœufs de trait ( il y a une fabrique considérable de sucre de betterave ) , 400 moutons à l'engrais et 10 porcs; ils engraissent, chaque année, 5 bœufs et nourrissent 5 génisses comme élèves.

Chez M. Gruyelle, à Coutiches, dans une ferme de 123 rasiéres, j'ai vu 8 chevaux , 12 vaches, 1 taureau et 8 élèves.

M. Baucq , au Faux-Viviers , prés Marchiennes , possède 5 chevaux , 1 2 bœufs , 7 vaches à lait et 3 porcs. Sa ferme contient 60 rasiéres.

A Flines la plupart des fermes n'ont que 25 rasiéres; on y tient, en général, 1 ou 2 chevaux et 3 ou 4 vaches. Les cultivateurs qui n'ont que trois rasiéres exécutent tous leurs travaux à bras d'homme; ils ne possèdent, la plupart du temps, qu'une seule vache , mais

aussi ils recueillent avec soin tous les débris qui peuvent être convertis en engrais.

Arrondissement de p^alenciennes .

Chez M, Legrand , à Rosult, dans une ferme de 45 bonniers environ ( le bonnier ici représente 1 hectare 20 ares 72 centiares ) , on trouve 1 chevaux , 20 vaches , 200 moutons et 4 porcs.

Les fermes qui n'ont que 22 bonniers nourrissent 5 chevaux , 1 5 à 1 6 vaches , 2 à trois porcs et une centaine de moutons.

Les fermes de 8 bonniers, à Hasnon, possèdent 3 chevaux , 4 vaches , 2 porcs et 40 à 50 moutons.

Chez MM. Blanquet et Harpigny, fabricants de sucre, cultivateurs à Famars, on compte, dans leur ferme de 11 5 hectares , 40 bœufs , 40 chevaux et 1 vaches ( il est à observer que ce nombre considérable de bêtes de travail est commandé par les besoins de la fabrique de sucre la plus vaste et, sans contredit. Tune des mieux tenues que nous possédions en France).

Arrondissement de Cambrajr.

Chez M. Desmoutiers, à Vielly, sur une ferme de 200 hectares, on trouve 30 chevaux,

10 poulains non soumis au travail, 70 bétes à cornes et 500 moutons.

£nfin , dans les petites fermes de Tarrondissement d'Avesnes, on trouve 6 ou 8 vadies^ i ou 2 chevaux et 1 ou 2 porcs. Les grandes fermes de 1 00 hectares nourrissent , en gêné* ral^ 8 chevaux, 4 2 à 1 5 vaches et 2 ou 3 porcs.

De ce qui précède, il résulte que, dans le département du Nord , et surtout dans les arrondissements de Valenciennes, Douay, Lille, Hazebrouck et Dunkerque, la proportion des bétes de rente surpasse de beaucoup celle des bêtes de trait. Â cet égard, tous les cultivateurs sont unanimes à considérer les attelages comme un mal nécessaire et dont le travail paye rarement les frais; aussi, loin d'imiter le luxe irréfléchi que l'on déploie dans c«rtains départements pour se monter en chevaux, ne tiennent-ils que le nombre de bétes de trait indispensable pour exécuter leurs travaux; en revanche, ils multiplient les bêtes de rente, et n'épargnent rien pour soigner et nourrir largement leurs animaux : deux conditions essentielles , à l'aide desquelles la force des attelages et le profit qu'on retire du bétail se trouvent bientôt doublés.

CONSTRUCTrONS RURALES.

Dans toute cette partie du départerneat qui formait autrefois la Flandre maritime, les fermes occupent le centre des exploitations ou s'échelonnent isolément le long des routes, de manière h présenter l'aspect d'une vaste commune rurale; dans les arrondissements de Lille, de Douay, de Valenciennes , de Cambray et d'Avesnes, au contraire, les fermes

sont généralement groupées dans les villages , rarement on les rencontre dispersées à travers les champs.

Les bâtiments, construits, pour la plupart, en briques , forment un carré dont le vide intérieur sert de cour. Le cultivateur habite généralement au rez-de-chaussée; il y occupe deux pièces : l'une affectée au service de la cuisine et aux opérations du ménage, l'autre réservée pour sa chambre à coucher : cette dernière est ordinairement placée sur la voûte de la cave ou de la laiterie. Au-dessus du rezde-chaussée règne presque toujours un long grenier carrelé.

La maison d'habitation regarde ordinairement le midi ; de chaque côté s'étendent les écuries, les étables ou bergeries, les granges

et le iiangar; ces constructions sont b<itios le plus souvent en charpentes légères, enduites de pisé : le principal défaut qu'on y remarque consiste dans le plafond , qui n'est généralement composé que de perches plus ou moins écartées sur lesquelles sont entassés les fourrages , et dans le peu d'air dont jouissent les animaux : ce n'est que dans les grandes fermes qu'on trouve les locaux bien disposés pour recevoir le bétail. Nous citerons comme modèles, à cet égard, les bâtiments ruraux de M. Desgraviers, propriétaire au grand Millebrugge, ceux de M. Cappon à Vieux-Berquin, et de M. Julien Lefebvre à Hem-lès-Lannoy ; la ferme si remarquable de M. le baron de Bouteville, à Hornaing; celle de MM. Fiévet à Masny, Baucq au Faux- Viviers, Hamoir- Boursier à Sautain , Blanquet et Harpigny à Famars, ainsi que la ferme de M. Desmoutiers à Viellv.

La ferme de M. Vanden-Baviére , aux Petites-Moëres, nous a paru se rapprocher beaucoup de la disposition des fermes anglaises et réunir les plus heureuses conditions ; elle est distribuée de cette manière :

Porcherie.

Cour derrière la cuisine.

ILiisoD d^hftbiuUon.

Cour.

tr o

Hangar et remise.

USAGES NUISIBLES A L AGRIGULTVRE.

Biens communaux.

L'agriculture du département du Nord est presque entièrement affranchie de l'usage des biens communaux , cette cause principale de la misère et de la routine d'un grand nombre de localités en France. Dès 89 , il n'existait plus de biens communaux dans les arrondissements de Dunkerque et d'Has^ebrouck. En 1777, il fut décidé que les chàtellenies de Douay, de Lille et d'Orchies se partageraient, par feux ou ménages, leurs biens communaux, consistant en marais submergés ou détériorés

par l'extraction de la tourbe; défense fut faite en même temps de continuer le tourbagCi et chaque concessionnaire reçut l'ordre de planter la lisière du lot qui lui était échu. Une révolution complète ne tarda pas à s*opérer dans ces contrées. Jusqu'alors on avait remar« que que les communes les plus misérables étaient celles qui possédaient le plus de biens communaux, parce que, au lieu de se livrer à la culture, elles bornaient leurs travaux aux , occupations momentanées du tourbage; mais à peine le partage fut-il effectué, que les portions ménagères furent assainies, cultivées, améliorées; le travail amena l'aisance, et tel est aujourd'hui l'état de ces biens communaux dans la plupart des localités, qu'il est impossible de les distinguer des biens qui sont toujours restés dans les familles.

Dans l'arrondissement de Douay, la ville de Marchiennes afferme ses biens communaux; ils lui procurent environ 20,000 fr. de rente.

Dans l'arrondissement de Valenciennes, les grandes pâtures connues sous le nom de marais de Wich et de Fresne sont encore aban*données à la dépaissance de ces deux communes. Tout individu qui, pendant l'hiver, entretient six vaches et un taureau dans son

étable a droit d'envoyer ces animaux dans les pâturages communaux, depuis la mi-mai jusqu'aux neiges; il paye un droit de 3 fr. par tête de bétail, pour frais de garde, entretien , des fossés et contributions de toute espèce. Ces pâtures ne sont bonnes pour les bêtes adultes que pendant les six premières semaines :

l'herbe ensuite devient courte et rare ; en revanche, elles conviennent particulièrement aux poulains de deux ans, qui, ayant alors la bouche plus ferme, en tirent un meilleur parti.

Rien ne prouve mieux que l'aspect de ces marais communaux combien les propriétés particulières l'emportent sur les biens dont la jouissance étant la propriété de tous ne profite réellement à personne. A l'époque où je les parcourais (dans le mois de juillet 1839), la température avait été constamment douce et pluvieuse; néanmoins l'herbe était toute flétrie, et la surface de ces marais ne présentait qu'une longue série de taupinières, au milieu desquelles erraient de maigres troupeaux; tandis que, enclavées dans leur enceinte, les pâtures particulières, bien tenues, parfaitement vertes et nivelées, nourrissaient de belles têtes de bétail : le contraste était frappant et faisait la critique la plus complète d'un usage

réprouvé depuis longtemps par tous les bons esprits.

A Briastre et à Solesmes, les biens communaux sont affermés de même que les autres biens ruraux ; à Vielly, les biens légués aux pauvres, et désignés sous le nom de biens des pauvres , sont loués à des fermiers. La rente que ceux-ci payent, chaque année, est versée entre les mains d'une commission chargée de venir au secours de la classe indigente, au moyen de bons et de pains.

Prés de Landrecies, ainsi que dans plusieurs cantons de l'arrondissement d'Âvesnes, les biens communaux ne sont pas amodiés.

Glanage,

Le glanage existe dans tous les arrondissements du Nord. Les glaneurs ne peuvent entrer dans le champ que depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, et seulement lorsqu'ils sont accompagnés du garde champêtre; ils doivent attendre que la récolte ait été enlevée : les propriétaires, cependant, permettent quelquefois de glaner aussitôt que les menions sont formés. Quiconque est convaincu d'avoir ramassé des épis avant l'enlèvement de la récolte perd son droit de glanage.

Déchaumage.

Le déchaumage, connu dans le département sous le nom de rdtelage^ ne se rencontre que dans un petit nombre de localités. Là où il est en usage , on ne le regarde pas comme an mal réel pour l'agriculture, bien qu'il enlève à la terre une portion notable de détritus; cependant les propriétaires jaloux de leurs droits ne le supportent qu'avec répugnance :

ils chercheraient même à le supprimer, s'ils ne craignaient que cette prohibition ne portât les classes pauvres à des actes criminels.

De même que pour le glanage, il n'est permis d'entrer dans le champ avec des râteaux qu'après Tenlèvement de la récolte.

Parcours.

Les propriétés rurales situées à l'ouest du département, qui se trouvent fermées, en général , par des haies , des fossés ou d'autres clôtures, n'ont rien à craindre du parcours : le petit nombre de troupeaux qui existent dans ces localités pâturent le long des routes et n'entrent jamais dans les terres ensemencées. Ce n'est que dans les arrondissements de Valenciennes, de Cambray et d'Avesnea que

le parcours est en vigueur ; les champs sont livrés aux troupeaux quarante-huit heures après que la récolte a été enlevée. Il est juste de dire, cependant^ que^ nulle part^ cet usage ne produit d'effets fâcheux dans un département où la jachère est restreinte à des localités exceptionnelles^ et où la charrue suit de trèsprès le moissonneur.

Maus^ais gré.

Indépendamment des usages énoncés cidessus^ l'agriculture du département du Nord a encore à déplorer, dans le canton d'Orchies^ le plus grave de tous les abus, le maui^ais gré. Par suite d'une coalition tacite entre les cultivateurs de ce canton , coalition cimentée par la peur et la certitude d'une vengeance presque certaine de la part des intéressés ou de leurs adhérents, les propriétaires ne peuvent disposer librement de leurs biens ruraux à titre de vente cm de location; ils sont obligés de les oéder à vil prix ou de traiter, au préalable , d'une large indemnité avec le fermier occupant : d'où il résulte que nul acquéreur ou fermier étranger ne se présente, et que les propriétés, dans ce canton , tombent, chaque jour, bien au-dessous de leur valeur réelle.

Cet abus enraciné aux environs de Péronne (département de la Somme), dans la localité désignée sous le nom expressif de sans terre^ existe depuis un temps immémorial idans l'arrondissement de Douay ; il s'infiltre de plus eu plus dans les mœurs des habitants et gagne insensiblement les communes adjacentes , exemptes autrefois de la contagion. Jusqu'ici les mesures essayées pour combattre ce fléau sont restées sans succès : l'action de la justice se trouve paralysée, d'une part, parce qu'il n'existe aucun moyen légal de contraindre les autorités locales à fiiire cultiver les biens du propriétaire frappé du mauvais gré; de l'autre, parce que, lorsqu'un nouveau fermier se présente , on ne trouve personne qui ose témoigner en justice des crimes ou délits doift celui-ci est toujours la victime.

H serait très-urgent que le gouvernement prît des mesures efficaces pour remédier à cette plaie honteuse du mauvais gré, qui viole d'une manière scandaleuse les droits de la propriété, et ruine jusque dans sa base l'avenir de tout un canton.

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