LEGUMES
Pois.
On cultive deux variétés de pois dans le département du Nord : Tune naine et à fleurs blanches^ presque exclusivement adoptée dans Tarrondissement de Dunkerque, où elle fournit un grain propre à la consommation du ménage; l'autre, élevée et à fleurs rougeâtres,
dont la graine est destinée au bétail.
Pois nains. — Dans l'arrondissement de Dunkerque, on change la semence tous les ans; on la tire des sols sablonneux de Tinté-
rieur, bien qu'elle ne cuise pas : les terres salines du littoral lui rendent cette propriété. Le sol reçoit trois labours : le premier , de 108 millira., pour déchaumer; le second, de 189 niillim., a lieu vers la fin de novembre; on sème en mars ou avril sur un labour frais et superficiel. La terre, immédiatement avant cette dernière façon, est souvent hersée et roulée. On met de 100 à 120 litres par mesure de 44 ares; les raies, à 325 millim. de distance, sont toutes ensemencées; deux femmes suivent la charrue et placent les pois à 54 millim. les uns des autres dans le sillon ouvert; la semence est enterrée par le second trait de charrue.
M. de Powers, aux Grandes-Moëres , suit un procédé différent. Dans sa culture, les pois reçoivent deux labours avant l'hiver ; l'un de 81 millim. et l'autre de 21 7 millim.; le troisième labour se donne au printemps et ne pénétre qu'à 135 millim. On met 100 à 115 litres par mesure de 44 ares; la semence est recouveite par un trait de herse, et, si la terre est motteuse, on fait passer le rouleau.
Lorsque les terres sont bien propres, MIM. Anqnié préfèrent planter les pois à la
houe. Dans ce cas^ on trace des raies dans ton le retendue de la pièce, à 325 millim. les unes des autres, et on y répand le grain, de manière que chaque plante se trouve à 54 ou 81 mill. de celles qui l'avoisinent; on recouvre la semence au moyen d'une herse trèslégère, puis on rondelle. Aussitôt que les pois ont 108 millim. de hauteur, on braque dans l'intervalle des lignes avec la grande houe; quinze jours ou trois semaines après , on donne un second bracage et Ton sarcle en même temps les pois. La récolle a lieu ordinairement vers le 1 5 août , alors que les pois ne sont ni trop verts ni trop mûrs; on reconnaît leur maturité quand la paille est jaune et que les deux tiers des graines sont bien formés. Les uns les coupent avec la faucille^ les autres avec le piquet. Les javelles ont environ 406 millim. de diamètre; on les laisse huit ou dix jours sur terre, en ayant soin de les retourner une fois vers le quatrième jour; après ce temps, on les he en bottes de 4 à 5 kilog., et on les rentre quand elles sont bien sèches. Les pois sont généralement regardés comme une récolte chanceuse; ils donnent en moyenne 1 à 1 2 hectolitres par mesure de 44 ares 14 centiares; la paille n'a que peu de
valeur, et sert de proveiide pour les vaches et les moutons.
Plusieurs cultivateurs trouvent que les pois, loin d'épuiser la terre, la reposent; néanmoins ils pensent qu'ils ne doivent revenir que tous les dix ans sur la même pièce.
Pois élevés. — La culture de cette variété ne diffère de celle qui précède que parce qu'on la sème à la volée et que partout on la coupe au piquet ; on croit qu'elle peut revenir tous les sept ou huit ans dans le même sol.
Fèves.
La culture des fèves varie sensiblement suivant les localités. Dans l'arrondissement de Dunkerque, on cultive deux variétés prin*cipales : la grosse fève grise-blanche, et la petite fève dite française ; cette dernière est recherchée par les boulangers qui mêlent souvent sa farine dans celle du blé. On prépare le sol par trois labours : le premier , de 1 08 mill. , se donne en août pour retourner Téteule; le second, de 189 mill., a lieu au commencement de décembre après les semailles de blé; le troisième, de 108 mill., se donne en mars; immédiatement après, on conduit le fumier; on sème sur labour frais; deuxfem-
mes suivent la charrue et jettent les fèves dans le sillon ouvert, en les plaçant à 54 ou 81 mill. les unes des autres; toutes les raies^ espacées à 325 mill., sont ensemencées; les semailles terminées , on herse et Ton roule.
M • Desgraviers, dans ses terres sableuses, après le dernier labour, attend, pour semer-, que le sol se soit raffermi pendant une dizaine de jours; il pense que cette récolte convient surtout aux terres fortes.
M. Villette , à Pradelles , arrondissement d'Hazebrouck , a reconnu par expérience que les fèves ne réussissent pas dans les sables rouges ; en revanche , elles viennent très-bien dans les terres argilo-glaiseuses , ou même dans les terres plus légères , mais qui ne con^ tiennent pas d'oxyde de fer.
M. Gappon, dans Tarrondissement d'Hazebrouck, répand 1 hectolitre de fèves par mesure de 37 ares.
Dans le canton d'Armentières, M. Weymel, aussitôt la récolte enlevée, déchaume pour les fèves; il donne, avant l'hiver, un labour de 81 millim. et un autre de 435 millim. qui enterre le fumier charrié en décembre; au premier printemps, il herse, donne un labour de 54 ^n. , et, alors, des femmes placées de
distance en distance répandent la semence dans les sillons en mettant les fèves à 1 08 millim. les unes des autres. Il est d'expérience, dans le pays, que les fèves n'aiment pas à être semées trop dru , c'est pourquoi Ton dit proverbialement de la fève : Éloigne-toi de moi,jerapporterai pour toi; les raies, espacées à 271 milL, sont toutes plantées. On sème environ 3 hectolitres par bonnier (1 hectare, 41 ares 4 centiares).
M. Julien Lefebvre , à Hem-lès-Lannoy , sème les fèves à la volée; il les enterre par un coup de charrue qui les met en lignes.
M. Ducouvent , à Wandignîes ^ après un déchaumage de 81 mill., donne, avant l'hiver, deux labours : le premier, de 108 mill.; le second, de 135; au sortir de l'hiver, il herse, conduit le fumier sur sa pièce, sème alors les fèves à la volée et enterre le tout par un labour de 81 à 108 mill. : il met environ 3 hecto-' litres et 1/2 par hectare.
M. Broy, à Cuincy, déchaume et donne un labour profond avant Thiver; au printemps,, il charrie son fumier, l'enfouit par un labour, superficiel, fait passer la herse et sème 1 hectolitre et, 1 ^2 à la rasière (42 ares 92 centiares): les fèves sont enfouies à la charrue.
Chez MM. Fiévet, à MasBy, on prépare le
sol par un labour de 135 mill. donné avant l'hiver; le fumier est conduit au printemps et enterré par un labour superficiel ; on herse, on laboure à 108 mill. de profondeur; un homme suit le laboureur et jette la semence dans la raie , un autre tire le fumier par-dessus.
M. Gruyelles, à Coutiches, met ses fèves après avoine, quelquefois après blé. Après avoir déchaumé, il donne un labour de 217 mill. avant l'hiver, herse au printemps, charrie son fumier, sème dessus 5 heciolitres et 1/2 de fèves par trois rasières (1 hectare 41 ares), enterre le tout à la charrue , et fait ensuite passer légèrement la herse.
La même méthode est suivie à Rosult (arrondissement de Valenciennes), avec cette différence essentielle que la couche arable ne permet de donner qu'un labour de 81 ou 108 mill. avant l'hiver. Les fèves sont aussi semées dans la raie.
Eofin M. Hamoir-Boursier, à Sautain , tantôt plante ses fèves au louchet, tantôt les sème avec le semoir Delfosse : dans le premier cas , il y a dix ou douze fèves par mètre ; dans le second cas , les fèves sont à 108 mill. les unes des autres; toutes les raies sont distantes entre elles de 325 mill.
Les fèves sont généralement semées en avril.
Dans certaines localités , dès qu'elles commen* cent à lever, on les herse et dn les roule; plus tard, si elles contiennent des mauvaises her* beS| on les sarcle. Dans quelques cantons^ aussitôt qu'elles ont 54 ou 81 mill., on bien entre les lignes et Ton sarcle ensuite deux fois dans les raies; plusieurs cultivateurs, après le premier sarclage et lorsque l'herbe est bien sèche, font passer le rouleau sur le champ de fèves.
MM. Anquié, au Fort-Philippe, binent entre les lignes vers la fin de mai et quelquefois encore une seconde fois dans les premiers jours de juin ; ils sarclent ensuite à la main vers le 1 5 juin quand les fèves commencent à monter.
La fleuraison est regardée comme une époque critique pour les fèves ; celles-ci sont alors attaquées par la miellée et la rouille, qui, dV bord peu apparentes sur les feuilles , s'étendent sous forme de taches de plus en plus foncées et envahissent parfois toute la plante : la récolte, dans ce cas , est bien compromise. On aime, en général, que les fleurs ne soient pas trop près les unes des autres aux articulations, afin que le grain soit mieux nourri. On récolte quand les fèves commencent à noircir.
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Lés vlûs éttiUchënt iës ^èHitëi, Hisrls oH trotf^e qdè fcW iriôde Ùirv faié péfdrë dé là rritUH ; leW autres , et c'ëét ce <{uî ^ë pra(ti(|aé lé pitoàotfiënt, 8è SeiVeW^ <fa^i<]fàtfé.Lèii pi'o-cédés de dessiccation varient peu. B'ésT b^ V^ ik^^mx éotpéél, éh ïé's ïais^e î?dfi^ ou cfix jôùr-^étfjàvélléi, ïittré- 6n féî? Kfe ch fétftéîJ' Uiiki i^G& msié M' lé" ^oï im chaftiw rfé' dÎ3f Miéi cteéiïné',' dfétnf ftôftés,' pWcéés atf éfeàWè A dppùyéé^ Fiïhe contré" ï'shrtW ^a'é léÛrS tëtcs', ^'r^éht de l^-^e- cômiïfti'ii^i-; (îjtfaffé a'ùti'èS fcôtfëif, niisé* yis'-ï-vis rùiie dfe l'âUéfë sèV deux ^àû'gs , iiicif^érii dé&r côtts^ déi? hbtlèi* ééàlfràl^s : élUés ^t (àmsi écàviéésâd ^êSt, éé' MiAêfé épie rair puisse cf^cuféF 19-' bremehtàW ïMèiiâB ik chaîna. IM^ Ucm ton d' Armentières , on met les fèves en meulons comme pourlebié; dans l'arrondissement ééiM^, éttfe'^ s6«t d'i^^sM en tffofilfe et en cMfri'és : é^ ^mWéà sotit' gén^rkYétb'ént!
pyëfé'réé^.
tëitê^'é^, dnfiëe ôrdïiïàîrè, i^iidléài: <'2'l ^^'li«dfoliili%^; dWns Tarrôhdiss^niéià'lf dé DfeWkéfqufe, ^^V me^uife- dfe 4vi' a¥& 4f céiitiâVésV Préside éà^èV, ôtf ëbia^fé sW 6» HéëtéWli^^ pâV ihësltt^é d^ 35'aVéîi^ diatts» les* terres' glaifeesV et 6 à 1 hectolitres dans les terres sr^VCtt-tHii-'
ceuses. M. Weymel, dans l'arrondissement de Lille, obtient /i8 hectolit. par bonnier (1 hectare 41 ares 87 centiares). M. Ducouvent, à Wandignies, récolte de 25 à 30 hectolitres par hectare.
On conserve généralement les fèves en meules ; la graine s'extrait par le battage au fléau. La paille sert, le plus souvent, de combustible ; les cendres qui en proviennent sont trés-estimées , elles le sont moins cependant que les cendres des tiges d'œillettes. Les fèves sont considérées comme peu épuisantes. Dans les terres fortes, on peut les faire revenirtous les trois ou quatre ans; mais, dans les terres légères, on croit que leur retour ne doit avoir lieu, au plus tôt, qu'à la sixième année.
Haricots.
Les haricots sont cultivés principalement à Warhem , dans l'arrondissement de Dunkerque; à Nieppe, Bailleul et Merville, dans l'arrondissement d'Hazebrouck; à Armentières, dans l'arrondissement de Lille, et à Pecquencourt, dans l'arrondissement de Douay, La variété naine entre seule dans les assolements ; les haricots rames ne sont cultivés que dans les jardins.
A Bailleul^ Nîeppe, Mervîlle et Àrmentiëres , on pioche deux ou trois fois le sol à la boue , mais en ne donnant que des cultures superficieUes , afin d'avoir la terre la plus meuble possible à la surface , et que le fond resté ferme : les haricots réussissent d'autant mieux que cette double condition se trouve mieux remplie. Avant de semer, on met en»viron 30Ô kilogrammes de tourteaux par me^ sure de AU ares, q\i bien 60 hectolitres de courte-graisse, et Ton herse une oii deux fois. On trace ensuite à la houe des lignes de 54 mill. de profondeur^ et de telle sorte qu'elles . soient espacéçs à 406 mill* les unes des autres; on plante les haricots un à un dans les lignes en les espaçant à une distance de 135 milli^ pn rabat la terre par un léger coup dé piocKe, puis on passe une herse légère pu bien un râteau par-dessus la semence; 00. la rouJje encore si le, temps est à la sècheresse. Les haricots reçoivent deux jou trois binages pendant le cours de la végétation.
Warhem , le champ qui doit porter des haricots reçoit trois ou quatre labours. Avant l'hiver , on se born^' à déchaumer : dans les premiers jours de mai . alors que la terre est un peu réchauffée , on doqne le premier la-
faour à ^1 mil). ^ 1^ deuxiémg hujt jour^ après et à la même profondeur : les cultures super* ficielles sont regardées ici comme absolumei^ nécessaires pour la réussite des haricots: il faut . disent les gens du pay$ , que leur racine se chauffe toujours au soleil. On fume trèslégèrement pour cettç récolte, c'est-à-dire qu'on ne met que cinq chariots de fumier, nesant ensemble 3,000 kilog. par mesure de 44 ares; une fumure trop abondante donnerait plus de feuilles que de grains. La plantation doit avoir lieu au plus tard du 20 au 25 mai. Quelques-uns plantent à la houe, mais la méthode la plus usitée et regardée comme la meilleure, àWarhem, est de semer à la charrue : une femme s^it le laboureur et répand environ 110a 115 litres par mesuré, Otî met de 3 à 6 haricots ensemble, pu, mieux encore, 4 par 325 mill. de' distance' daiis les sillons ; toutes les raies sont ensemencées^ et les touffes de haricots soqt a 325 rnilt.
les unes des autres. On braque iihe première' fois lorsque les plantes ont 54 a 81 mil.; le deuxième binage, quapd U alièu , se donne dopze ou quinze joijrs ^{|rès le premier; pjj sarcle ordinairement une fois.
^ Pecquencourt , le procédé diffère un peu
desmé(}io4^ q^i précèdent* On déchaume ^ on l^ouK eQ$uiteà 162 ou .217 mill,; le fumier €$t conduit, eu novembre et enterré par un cpup 4^ binot ; on préfère appliquer Tengraîa ^ cette épçquQ plutôt qu'en mars^ parce qu'il Ç9t d'expérience ici que les haricots réua3i8sent mieux sur une vieille que sur une nouvelle fumure^ Si U terre n'est pas salej on la laisse en cet état jusqu'au mois d'avril. On laboure alori ^ 81 mill* pour réchauffer le sol; on doi^neune^ seconde culture au commencement 4e mai , puis l'on herse et Ton ploutre , afin ^sÇLclouçir la terre et de la tenir un peu fraîche* Si l'iinnée est humide, on trace des raies de %7 jf^. de. profondeur avec la houe, et l'on y plante les haricots, en ayant soin de mettre ^Wfitre QU cinq grains par 325 paill. de dis- ^p^e; on espace les lignes à 271 milK les Vji^g dçf autres, l^orsq^ue les cotylédons sont toi4tà fait flétfis et.qv^e;içs haricots sont bien çq feuilles ^ , on donne un binage entre les lignes, on sarcle 8 ou 15 jours après, et l'on donne ensuit^ un, légçp Jfp^mtage.
{^'arrachage des haricots s'exécute à la main. Une fois détachés du sol , les uns les laissent pécher sur terre , la tête renversé^ en bas et les racines en haut , les autres les lais-
sao
sent seulement pendant quelques jours dans cette position ; quand la récolte est suffisamment sèche y ils enfoncent fortement en terre une perche de 3 à 5 mètres de hauteur et rangent tout autour les haricots en forme de moyettes, les racines tournées en dedans et les têtes en dehors. Ces moyettes sont pyriformeSy c'est-à-dire que leur circonférence va toujours se rétrécissant delà base au sommet. Lorsque la moyette est montée à la hauteur de 4 mètres environ y on la couronne par une botte de haricots qu'on serre avec un lien contre la perche. La récolte , disposée dé cette manière , ne craint pas la pluie ; elle se conserve en moyettes aussi bien que danB la grange.
Ceux qui font sécher les haricots sur terre, sans les mettre en moyettes y les conservent dans leurs gousses au grenier jusqu'à la vente; ils les rangent par paquets , et ils ont bien soin de les préserver de Thumidité^ parce que les haricots tachés (atteints par la moisissure) perdent presque toute leur valeur.
On obtient de 1 5 à 18 hectolitres par demihectare.
Les haricots réussissent très-bien après Tavoine. A Warhem, le trèfle est soyvent semé
Mi
daQS cette récoite, qu'on place de préférence dans les sols sablonneux. Dans cette localité , on croit qu'il vaut mieux ne les faire revenir que tous les dix ansj à Bailleul, Mieppe, M.er* ville , Armentières et Pecquencourt i| ils, reviennenty tous les 6 ou 8 ans, dans la.p^écna sole. Les haricots sont généralemeni; regardés comme peu épuisants» ,
PLANTES 4».BAai9iWSftS..
Colza^
rui
Le colza (orme un des produits les plus importants pour plusieurs arrondi^^çifiejpits du^ Nord , surtout pour celui de Lille^ On 1^ place tantôt après dé rhivernage. (les v;efr« ces, quelquefois aussi après i^e jachèrç^^ un trèfle, un blé , une avoine ou 4H;Sucrio^»^ Dans le canton d'Ârmentières , le.qolza qui^ succède à l'hivernage , oii bien à des ves-.
ces pures, reçoit, en général, trois labours ; on déchaume à 54 millim. • le deuxième labour pénètre à 80 ou 108 jmU Km., le troisième à 217 mill. de profondeur ; on répand alors la courte-graisse , on
dispose le terrain en planches de 2 m • 599 mil) • et ron tire des rigoles à travées la pièce.
' M. Bfoy, au Cuincy ,. âpres Wé ou sycrion^ donne d'abord deux cultures supèr^cîelles : il fierse ensuite^ puis il lagùe son ch^twa , c'içstii!~Aité aà41 le dispose en planches dé 2 à
»^è(rës1t2; ' . V *' ':
^- "Dans i'arrbndlssemenV d^jSazéDroucV, le colza sur jachère reçoit 5'k 6 labours ; ' il devient si vigoureux qifop est obligé de le couper avec une serpe ; il suffit d'une faucille quand il suceédé'àiuii blé." ' ^ ' •
Après un trèfle ^ on suit deux méthodes : la première consiste à rompre le chaume aussitôt la première coupe enlevée ; oq dqnne enstiite aélix' labours , et , daps rintervallç de éliàctftî âPëux', on hefsé en long et eh trayarai.: Ici c¥ià'm^ est disposé en planches dç 2 Piètres 5d9mîlt. Parla sècondç méthodç^ oi^ ne donne qùiiri àfeul labour, après avoir pris iftie secàù'dfe côiiiiè de trèfle ,' et Ton ameublit U tiéit* e au hibyen de hersages et 4e ro}ilàges répétés. ■'•■■'-'■
"Le colza est généralement repiqué^ et ^ dans ce cas , c*est toujours sur labour frais et sdiivent îussi sur labour en ados qu'a, lieu ^ transplantation ; dans plusieurs localités , ou
le sèm^ aussi à la volée 4^^^ 1^ proportion d'un libfi par demi-hectare.
Le colza qui doit être repiqué est semé sûr pép^ie|*e bien fun^ée . faite sur un chaupe ^e lin pu ^prè,s des vesces et {le rhivernagë j 'pa sénié a lia volée en août . et Ton â soin de tenir la pépiniè):*e nette dç mai}vais|ss tièrbies. jQueigù^fôis, afin ^'^voir un plant ]3Îep ti^oureùx. àh arrosé la pépinière de çoiirte-graisse avani repsemencemen^ qu peu de temps apre^'(|[ùe tes plantçs gont levées. I^e repiquage ,a Iiei;( en octobre. Un quvrier, mqhl d'un plàhtçîr a 2 brapçKeSy fait deç trqus^ à 135 mill. les'uhs des autres, dans les lignes, qui soiit distantes entre elles de 325 mijl.; trois enfant^ ou ieunéj^ filles suivent chaque pïanteur, posent le colza dans les trofas et appuient avec soin 7^* terre àVëc^lepîeil. Cette précfiutîoi^ ^t regardée comme essentielle . car, lorsque les trous sont bien Doucnés, on obtient plus de produits.
Ou cnoîsitde préférepcele plant oui a 1 62 inill,
^«I^J•*•-^. '.;î *-•<»• -'j ♦ •* •»*'li
de hauteur : mis en terre , il ne sort que àe
1ÔS mill. , et l'on n*aime paa qu'jï soît trop
nsipt avant 1 hiver , pçur que la nqige puisse
le r^copvf îr complètement et que |e vent ne Iç
déçhàus3e pas. Qqînze jours ou tro^s semaine^
après le repiquage , lorsque les plantes ont
bien repris ^ on palote la pièce : uii homme armé d'un louche! creuse de toute la longueur du fer les ruots qui divisent le terrain en planches : les ruots sont larges tantôt deux fois y tantôt trois fois comme le fer du louchet ; l'ouvrier place la terre qui en provient entre les lignes de colza. Certains cultivateurs, lorsque le sol n'est pas assez riche , répandent des tourteaux immédiatement avant de palo-* ter* On trouve que , mis à la main au pied des colzas ^ ils produisent plus d effet que si on les S0mait à la volée» Au premier printemps ^. la terrcjj. extraite des ruots et déposée par mottes entre les lignes, est écrasée avec de petites houes. Cette opération, qui a surtout pour but de rechausser la plante , est souvent précédée par une fumure de tourteaux qu'on met au pied des colzas. Si le sol est sali par
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les . mauvaises herbes , pn donne un sarclage à la maiii oîi un binage à la houe ^ quelquefois encore , comme à Doiiày , un ouvi;ièr approfondit de nouveau les ruots* et palpl;e une seconde fois.
La récolte a lieu ordinairement vers la fin de juin ou dans les premiers jours de juillet. On coupe le colza lorsque les deux tiers des siliques commencent à jaunir : on se sert, à
cet effet , d'une faucille et , plus rarement, d'une serpe. Quand il fait beau , on laisse pendant trois ou quatre jours la récolte en javelles , puis on la met en meules ; s'il survient du mauvais temps , on attend , avant d'emmeuler, que le colza soit suffisamment sec.
Les meules se font de la manière suivante :
on choisit un endroit du champ un peu élevé et bien battu; une première rangée de javelles, posant tout à fait à plat sur le sol et mise en travers, occupe toute l'étendue que doit avoir le diamètre de la meule. Sur ces javelles on en pose d'autres , couchées à demi , jusqu'à ce que le pied de la meule ait acquis le développement qu'on veut lui donner. Ce pied terminé , on place tout à Tentour de la meule des brassées de javelles dont les têtes ou les siliques sont tournées en dehors; on apporte d'autres javelles qu'on place en dedans de la première rangée extérieure , et l'on continue ainsi à se rapprocher du centre , jusqu'à ce que le vide du milieu de la meule soit comblé : le lit est assis de cette manière. On élève alors la meule en appliquant les javelles les unes sur les autres , de telle sorte que la circonférence se trouve remplie par des javelles dont la tète regarde alternativement l'extérieur et l'inté-
rîétir dtk Aieute. A pârtîr (tûiie cëtUiiiê hanletir, ceflé-cî dimîriùé progfés^vériiéht d'étetïdué ; elle finit ordinairement par ttii cétiè plûé ou môîné algù. ^ué/<[ùeiî ôuîfi'vàfetir's dôAAent ettcôre à teérè métileà' là îàtvtië d un carré âlïôngé , qui se' t&mme! a soti sôitf. met par tme dôttbîe tortùriéf. Où asstfftp^ç le côiza^ tais airiéi en métilés, acquiert plùà de qûfâîité que céfài qui éd laissé ert javelles sur lé soi ; Irf graine achève de s'y ihûrîr pâïfeîteïùeftt, à là fàvéuf de la férmehtàtîori qui ^é développe au seîh dé \i méulé , elle pfénd plus dfe volume, devîéht pliis noire , acquîerl de ia màîn^ et surtout elle rend pïùà cThùHe :
cVst tû méîlléiïre màùîèré' que rdS éofifiai^Sé pour conserver lé colza. Ceux qui fe laiissent en ineufes, pendant un nîois ou sTx sem aînés*, se dispensent , en génëraf, d'y ihélïfë ùtté couverture de paillé; niaîs", lôfsqïiMh làîfai^ pasisér une partie de ffrivéï sous cé^ étaï, on croit nécessaire de Tén rëvêtîft- È'emmeulage du colza onre encore cet avantage, que,lés gerbes enlevées , on peut dotinér aussifô^ uîîe culture à la hér^e pour fàît'è'féVeFlés nîàûvâises herbes et lés enterrer erisuilë^àVutf la1x)ur ; méfliode exxrëlTente et qtfé f oiï a'jppï*écié pàrlôù t dsiûi fe déparÉeiheril Sî l^ford^ où^fe
déchàniïiatge suit imitiédiâtement là moisson.
Le battage du colza s'exécute le plus souvent ett plein àir ; pour cela , on étencï sur le sol, bdttu àveci ^oin y une bâche en toile ; c(e jeunes filles apportent stfr leOr tête les gerbes de colza enveloppées dans des toiïés, et, aussitôt qu'elles les ont f cînversëes sur la bâche , des ouvriers se mettetlt à battre le colza. Lorsque la graine est extraité, on enléfve là paille àvee des râteaux pouf la tnettrcf de strite efn tas. La graine est passée tatitôt an tarare , sur lé champ méme^ tantôt elle est transportée à la ferme pour y subir ceftê opération.
 Lille , dans les années ordinaires , on obtient cinquante hectolitres de colza par bonnier (1 hectare 41 ares); à Douay et dan» les autres arrondisasments ^ on ne compte guère que sur 35 à 40 hectolitres ; du reste y tout le monde convient que cette ré^colte est très-* chanceuse et qu'il est impossible d'en fixer rgoureusement le rendeiûefit moyen.
La paille de colza sert de litière qu'on re^ garde comme médiocre, souvent aussi elle s'emploie comme combustible; les racines sont arrachées à la main ou au louchet par les ouvriers auxquels on léS accorde en guise de profit : ffe s'en SerV'éitt Cômnfë combustible après
les avoir dressées en pyramides pour les faire sécher. •
La plupart des cultivateurs considèrent le colza comme peu épuisant , mais néanmoins * comme exigeant des engrais abondants^ si Ton veut qu'il donne de riches récoltes. Quelques-uns croient qu'il ne faut pas le faire revenir avant six ou sept ans , même dans les bonnes terres argileuses ; d'autres admettent son retour dès la quatrième année ; quelquesuns^ enfin^ le ramènent^ tous les trois ans, sur la même sole. Le blé qui succède au colza bien réussi est ordinairement très-beau et riche en grains.
Colza de té.
On ne sème cette variété que bien rarement et seulement encore lorsque le colza d'hiver a péri et qu'on ne peut plus le remplacer par la navette ou l'œillette. On donne un ou deux labours au printemps ; on sème à la volée et l'on enterre par un hersage en croix. La récolte a lieu de la même manière que pour le colza d'hiver.
Navette.
La navette j moins cultivée que le colza ; est plus sensible à la gelée que cette plante ;
mais y comme on peut la semer plus tard, on la place quelquefois dans les champs qui n'ont pu recevoir à temps les préparafions pour l'autre récolte. Sa culture est la même que celle du colza.
Cameliiie.
La cameline , désignée sous le nom impropre de camomille , se place ordinairement à la suite d'une céréale, très-souvent après le blé. La terre destinée à porter cette plante reçoit 5 à 6 labours. Dans les environs de Lille j aussitôt la récolte enlevée , on déchire (déchaume) la terre à 54 mill. ; le deuxième labour a lieu à 81 mill., le troisième à 1 35 mill.; après l'hiver, on donne un premier labour de 108 mill. ; dans le courant d'avril , on herse en long et en large , et , dans le courant de mai, on donne un autre labour de 162 mill. , puis un hersage qui précède immédiatement la semaille.
Dans l'arrondissement de Douay, la méthode est im peu différente : on déchaume et l'on donne un labour de 162 mill. avant l'hiver. Si la terre n*est pas assez riche , on la fume avec du fumier court conduit en décembre. Au printemps, on laboure à 108 mill. et
on laisse reposer la terre jusqu'à l'époque des semailles ; ce moment arrivé , on laboure une dernière fois , et Ton herse une ou deux fois le sol.
Les semailles ont lieu ordinairement à la fin de mai ou dans les premiers jours de juin; celte dernière époque est généralement préférée, et Ton dit proverbialement que la levée de la camomille ne doit jamais voir le soleil de mai. On répand la graine à la volée, dans la proportion de 2 à 3 kilog. par demi-hectare, et on la recouvre avec une herse très-légère j quelques jours après , on roule , afin de conserver un peu de fraîcheur dans le sol. Dès que la plante commencée pousser , on sarcle à la main si les mauvaises herbes se montrent dans le champ. La camomille est-elle trop drue, on Téelaircit là où elle surabonde; on n'a plus alors qu'à attendre la récolte. Pendant la floraison , beaucoup de cultivateurs aiment que le temps soit couvert : les grains, suivant eux , nouent mieux ainsi que par un soleil ardent. La maturité se reconnaît à la couleur jaune des plantes. Quelques-uns coupent la. camomille avec le piquet; maison regarde comme préférable de l'arracher à la main quand elle est bien jaune. Plusieurs cul«
tivateurs la laissent en javelles pendant 7 ou 8 jours y ils la lient ensuite en petites bottes et la mettent en meulons ; d'autres lient aussitôt la camomille et la laissent en bottes sur le sol , convaincus que , dans cet état , les pluies lui font peu de tort. Dans certaines parties de Tarrondisscment de Douay, on laissait autrefois la récolte en javelles sans la lier; mais, par de {jrandes pluies, il éuAi impossible de la faire sécher, et souvent elle pourrissait ; aussi a-t-on renoncé à ce procédé.
Ceux qui suivent la première méthode battent la camomille sur le sol même , après qu'elle est restée quinze jours ou trois semaines en meulons ; les autres la rentrent lorsqu'elle est bien sèche et Tengrangent en attendant le battage, qui a lieu pendant l'hiver.
La camomille est regardée par beaucoup de cultivateurs comme la ruine des terres. M. de Powers, aux Grandes-Moëres, pense que cette propriété épuisante est commune aux autres grains de mars , tels que l'avoine et le colza d'été, dont la végétation s'effectue en peu de temps. Cette récolte est très-casuelle. A Armentiéres , on compte sur 36 hectolitres par bonnier (1 hectare 41 aros 87 centiares). A Douay on obtient 1 hectol. par demi-hectare.
Ou croit , en général , que la camomille ne doit pas revenir avant sept ou huit ans sur la même sole.
Pavot ou œillette.
L'œillelte occupe souvent la place de la jachère dans le département du Nord ; on la sème aussi après le colza qui a péri dans le courant de l'hiver. En général, on ne donne, avant l'hiver, qu'un déchaumage et un seul labour, dont la profondeur varie de 162 à 217 mill. suivant les localités. La terre, pour cette récolte , doit avoir été fumée de bonne heure et avec des engrais décomposés , parce que l'œillette demande une nourriture de facile absorption, et qu'on ne saurait trop éviter de multiplier les frais de sarclage déjà très-coûteux pour cette plante. Au premier printemps, ou se contente souvent de herser et de rider à plusieurs reprises avec les têtes de la herse retournée, lorsque les gelées ont sullisamment ameubli la terre ; mais, si l'hiver a été doux ou si le sol se trouve battu , on le relève par un labour de 54 à 81 mill. , suivi de hersages et de roulages répétés, jusqu'à ce que la terre soit en bon état. On regarde comme essentiel pour la réussite de l'œillette d'ame-
lis
ner la surface du sol à un aroeublissement complet , tout en conservant le fond ferme ; il faut surtout avoir soin de ne prendre la terre que lorsqu'elle est bien ressuyée , car les cultures données en temps humide sont tout à fait contraires à Toeillette. Les semailles ont lieu dans le courant de mars ; immédiatement avant de répandre le grain , on fait passer une herse fine sur le sol , et l'on sème à la volée dans la proportion de 1 1/2 à 2 litres par hectare. Plusieurs cultivateurs, lorsque le temps est à l'humidité , ne recouvrent pas la graine; d'autres l'enterrent par un coup de herse très-léger , quelquefois suivi d'un tour de rouleau, quinze jours ou trois semaines après, si l'on voit que l'œillette languit. Cette plante reçoit ordinairement trois binages : le premier a lieu aussitôt quo l'œillette a quatre ou cinq feuilles. Lorsqu'on n'a pu fumer avec du fumier d'étable pendant l'hiver, on profite du premier binage pour y mettre des tourteaux ou de la courte-graisse; on répand environ 2,000 kil. de tourteaux par bonnier ( 1 hectare 41 ares 87 cent.). Au deuxième binage, les plantes sont espacées ; elles ont alors 81 mill. de hauteur : les uns les placent à 108 mill. en tous sens , les autres à 162 mill.; quelques-uns,
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ihais par exception^ à 325 mili « Tous les binages se donnent avec la petite binette : on recommande partout de n'entrer dans le champ que quand le temps est bien sec ; par un temps humide , la plante rougit. Le dernier binage a lieu en juin. La maturité derœillelte arrive ordinairement en août et coïncide presque toujours avec la récolte du blé. On reconnaît que l'œillette est mûre lorsque les têtes (capsules) deviennent violettes et s'ouvrent; on prend alors les plantes par la tête et on les sépare du sol en donnant un coup de pied prés du collet de la racine. Dès qu'on a une poignée suffisante de tiges , on les lie par petites bottes^ près de la tête , avec un lien de paille , et on les dresse en monts qu'on fortifie par deux liens, en leur donnant en même temps du pied. Dix jours après que l'œillette est restée dans cet état , exposée à l'action de l'air et de la chaleur, et que les capsules ont achevé de s'ouvrir, on conduit auprès des monts une cuve montée sur une brouette et l'on y fait tomber
la graine d'œillette, en secouant deux bottes Tune contre l'autre au-dessus de la cuve. A mesure que la cuve est pleine, on vide la graine dans des sacs , que l'on transporte immédiatement à la ferme. Lorsque toutes les bottes
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ODt subi cette première opération^ on les remet enmontspourétresoumisesàlamèmemanœu* vre , quatre ou cinq jours après , lorsque le temps est bien sec. Dans certains arrondissements , notamment dans celui d'Hazebrouck , au lieu de cuve pour recevoir la graine , on se sert d'un drap attaché par les quatre coins à autant de piquets fichés en terre et disposés de telle sorte que le drap présente la forme d'un entonnoir. On secoue les tiges d'œillette au-dessus^ on remet l'œillet te en monts» et six à huit jours après , lorsque le temps est favorable , on extrait ce qui reste de graines aux parois des capsules ; toutes les tiges sont liées ensuite en bottes et mises en meules dans la cour pour servir de combustible ; les cendres qui en proviennent sont très-recherchées.
Dans l'arrondissement de Lille » on obtient 45 à 50 hectolitres de graines par bonnier ( 1 hect. 41 ares 87 cent.).
Dans -les arrondissements de Cambray , Douay , Valenciennes et Hazebrouck , on compte rarement sur plus de 20 hectolitres par hectare.
Suivant certains cultivateurs, l'œillette peut revenir, tous les six ou sept ans, sur la même «oie; d'après quelques autres, on peut, sans
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inconvénient, ensemer, tous les trois ou quatre ans y dans les terres argileuses. Cette rëcolte n'est pas regardée comme trës-épuisante.